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Société

Violence sur Internet: L'Unicef veut mettre le holà!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4812 Le 13/07/2016 | Partager
L'organisme met les enfants au cœur des stratégies de défense
90% des jeunes affirment pouvoir éviter les risques en ligne
Dans le monde, 1 utilisateur d’Internet sur 3 est un enfant
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La plupart des jeunes dans le monde avouent s’adresser en premier lieu aux amis en cas de menace sur Internet. Idem pour les Marocains, qui sont 83% à avoir cet avis, mais aussi 73% à s’adresser aux parents ou aux tuteurs en cas de besoin, et 37% affirment qu’ils en parleraient à un enseignant (Ph. Unicef)

Permettre à la jeunesse de se défendre elle-même contre la violence sur Internet. La volonté de l’Unicef via l’opération #RépondsPourTous. Cette initiative mondiale place les adolescents au premier plan en tant qu’intervenants de choix pour leur défense en matière de sécurité en ligne. La première étape a été de sonder plus de 10.000 jeunes âgés de 18 ans à travers 25 pays différents. Cette action, menée par l’Unicef et Ipsos, a permis de mettre en lumière la faible conscience générale de l’existence d’un danger sur Internet. Il était donc nécessaire de les mettre au coeur de cette campagne, sachant qu’1 utilisateur d’Internet sur 3 est un enfant, en leur demandant d’apporter leurs conseils et leurs points de vue concernant les meilleurs moyens de réagir face à la violence ou aux risques de violence en ligne. Les impliquer, c’était aussi leur demander de sensibiliser leur entourage à ce fléau via les réseaux sociaux. Un terrain de jeu qu’ils connaissent bien. Ce nouveau rapport montre que les adolescents semblent avoir confiance en leurs propres capacités pour rester en sécurité puisque près de 90% des sondés affirment pouvoir éviter les risques, même si seulement 36% d’entre eux sont tout à fait persuadés de pouvoir dire quand une personne ment en ligne sur son identité. Pourtant, faire la connaissance de nouvelles personnes sur ces réseaux est jugé plutôt important ou très important pour 6 sondés sur 10. Si 47% des garçons avouent s’inquiéter des commentaires ou des requêtes de nature sexuelle reçus par l’intermédiaire d’Internet, chez les filles, cette méfiance touche plus des deux tiers, soit 67% d’entre elles. Alors quand le danger est là, vers qui ces jeunes se tournent? De leur aveu, ce sont vers leurs amis plutôt que vers leurs parents ou leurs enseignants, même si moins de la moitié d’entre eux se sentent capables d’aider un ami confronté à des risques sur Internet.
L’Unicef agit ici avec l’appui de l’Alliance mondiale WeProtect qui se consacre à mettre fin à l’exploitation sexuelle en ligne des enfants par des actions nationales et internationales. La deuxième étape du projet est de demander aux gouvernements de mettre en place un dispositif de réponses coordonnées entre les systèmes de justice pénale, y compris ceux des services de répression de la criminalité, et les secteurs de la protection de l’enfance, de l’éducation et de la santé et les technologies de l’information et de la communication (TIC), mais également la société civile, afin de mieux protéger les enfants de l’exploitation et des sévices sexuels en ligne. Une collaboration jugée primordiale pour faire face au problème.

Et les jeunes marocains dans tout ça...

Les résultats du sondage spécifiques au Maroc montrent une faible reconnaissance du danger existant sur Internet. En effet, seuls 15% des sondés estiment que les enfants et adolescents risquent d’être sexuellement maltraités ou trompés en ligne, mais ils sont 99% à dire que la sécurité et la confidentialité en ligne sont importantes. Autres constats:
 68% pensent échapper à la cyber-violence ou aux abus en ligne 
 9% pensent que leurs amis participent à des comportements risqués en ligne
 78% restent confiants dans leur propre comportement 
 88% disent qu’ils savent comment réagir afin d’éviter des situations risquées en ligne 
 92% affirment savoir traiter des propos sexuels non désirés faits par des personnes en ligne
 73% pensent s’adresser aux parents ou tuteurs en cas de menace, 83% à des amis et 37% affirment qu’ils en parleraient à un enseignant.

 

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