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Enquête PwC
Enquête PwC Les directeurs financiers montent en grade

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4784 Le 31/05/2016 | Partager
La majorité intègre le comité exécutif et décroche des titres de DG ou de directeur exécutif
Trésorerie, réorganisation, réduction des coûts… leurs priorités 2016
Faute de data, ils passent jusqu’à 75% de leur temps à collecter et retraiter des données!
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Simplifier les processus, réduire les coûts et trouver/ confirmer des sources de financement, ce sont les trois principaux chantiers 2016 relevés par les directeurs financiers. En revanche, la cybercriminalité ne préoccupe que 5% d’entre eux, alors que le risque est aujourd’hui avéré. Cette part est de 16% en France. La transformation digitale demeure également ignorée

La crise leur va si bien, serait-on tenté de dire. Dans une conjoncture pour le moins difficile, les directeurs financiers sont montés en grade. Maîtriser les coûts, gérer la trésorerie, trouver des financements, élaborer des prévisions… c’est sur leur fonction que repose la survie et le développement de l’entreprise, ce qui leur procure une place de choix dans le management, pour devenir de véritables business partners. Au Maroc, aussi, ils ont gagné des galons dans les grandes entreprises. C’est ce que confirme la première étude du cabinet PwC Maroc autour des enjeux stratégiques et priorités de cette catégorie pour 2016, menée entre janvier et avril et dévoilée jeudi dernier à Casablanca. 56 directeurs financiers, essentiellement de grandes structures, y ont répondu (200 contactés), dont six en mode interviews one to one (OCP, ONCF, Méditel, AXA Assurance, P&G, RAM).
Le rôle des directeurs financiers devient d’autant plus important avec les ambitions africaines grandissantes des entreprises marocaines. Selon l’enquête, 58% des sociétés approchées envisagent une expansion à l’international, dont 85% en Afrique. Cela suppose des financements qui ne sont pas toujours faciles à assurer. La fonction financière sera donc de plus en plus sollicitée pour trouver des solutions.          
«Dans toutes les grandes entreprises marocaines, les directeurs financiers sont partie prenante à la stratégie de l’entreprise. Ils évoluent d’une fonction axée sur la maîtrise des risques et l’analyse du passé vers des sujets de transformation, d’optimisation et de développement», relève Noël Albertus, directeur général, en charge du Maghreb et de l’Afrique francophone.  «Ils sont, pour la plupart, membres du comité exécutif, et bénéficient souvent du titre de directeur général ou de directeur exécutif. Aujourd’hui, ils se positionnent en acteurs incontournables», poursuit-il.
Cela dit, ils se trouvent confrontés à de nombreux défis. La gestion de la trésorerie se place en tête de leurs préoccupations en 2016 (64% des sondés). Les directeurs financiers ont notamment relevé la sécurisation des flux et le contrôle interne, l’optimisation du cash (centralisation des caisses, réduction du nombre de comptes bancaires, …), l’accès au financement et le risque de change, qui pourrait s’accentuer avec la libéralisation plus poussée du dirham, et les délais de paiement.
La simplification des process et la réduction des coûts se placent en deuxième position des priorités 2016. «Dans un cadre hautement concurrentiel, l’ouverture de nouveaux sites ou de filiales peut parfois se faire dans la précipitation. L’organisation n’est donc pas optimale, ce qui entraîne des charges supplémentaires», explique Tom Cools, directeur.    
Mais pour agir, il faudrait au préalable accéder à des informations et des données de qualité. Ce qui semble, pour l’heure, faire défaut. «Pour optimiser les coûts, il faut d’abord les débusquer et les analyser rapidement. Les entreprises sont-elles suffisamment outillées pour cela? Clairement non», précise Réda Loumany, associé, responsable du consulting. En mal de data, la moitié des directeurs financiers passent entre 50 et 75% de leur temps à collecter et à retraiter des données, aux dépens de l’analyse. Ils souffrent également de l’absence de systèmes d’information (IS) performants. 70% estiment disposer d’outils inadéquats. «En une décennie, certaines entreprises ont vu leur taille multipliée par 4 ou 5, mais les SI n’ont pas suivi», souligne Loumany. Tout ceci représente un sérieux frein à la qualité des prévisions.
Dans l’ensemble, les préoccupations des directeurs financiers restent classiques et tournées vers leurs réalités locales. De nouveaux enjeux (voir illustration) pourraient bien les prendre de court.

Fraude: Un sujet encore tabou

Cellules spéciales, renforcement des audits, actions de sensibilisation, aggravation des sanctions… 55% des directeurs financiers ont mis en place des mesures de lutte contre la fraude. Néanmoins, le sujet, qui reste tabou, n’est pas encore suffisamment approprié. Il existe encore 46% des fonctions financières ne disposant pas d’une cartographie des risques. Le dispositif de contrôle, lui, est orienté vers la prévention et rarement vers la détection. 83% avouent ne pas mesurer le phénomène, alors que 21% déclarent avoir été victimes d’une tentative de fraude en 2015 et le tiers affirme avoir constaté une recrudescence du phénomène.

 

 

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