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Economie

Coopération énergétique
Rabat et Berlin mettent le turbo

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4755 Le 20/04/2016 | Partager
Nouvelle déclaration de partenariat à l’horizon 2050
32 milliards de dollars de projets à saisir par le privé
Stockage d’énergie, pièces de rechange… les créneaux porteurs
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Pour Sigmar Gabriel, ministre allemand de l’Economie et de l’Energie, ici en compagnie de Abdelkader Amara, «au-delà de la signature des conventions, c’est leur mise en œuvre qui reste souvent difficile». Les deux ministres veulent que ce partenariat débouche sur des actions concrètes (Ph. Bziouat)

Après plusieurs années de coopération énergétique, basée sur la déclaration commune de 2012, le Maroc et l’Allemagne veulent passer à la vitesse supérieure. Les deux pays ont signé une nouvelle déclaration d’intention, hier à Rabat. Concrètement, ils envisagent de mutualiser leurs efforts pour «un avenir énergétique durable, essentiellement renouvelable à l’horizon 2050», selon les termes de ce document signé par Abdelkader Amara et le ministre allemand de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel. Ce dernier a annoncé la préparation d’un plan de travail qui devra porter sur «l’élaboration d’une vision prospective du Maroc en matière de planification énergétique, prenant en compte les step marines et l’éolien offshore, en plus de l’organisation conjointe d’un side-event à l’occasion de la COP22». Pour lui, ce travail est important dans la mesure où «toute transition énergétique doit se baser sur des scénarios bien ficelés». Et le choix du Maroc n’est pas anodin, puisque le pays «dispose d’une vision claire et précise, qui n’existe pas dans d’autres pays de la région», a-t-il dit. Les deux ministres ont insisté sur le fait que ce partenariat doit déboucher sur des actions concrètes. Surtout «qu’au-delà de la signature des conventions, c’est leur mise en œuvre qui reste souvent difficile», a prévenu Sigmar Gabriel.
Globalement, les responsables des deux pays sont conscients qu’il s’agit d’une relation win-win, dont les bénéfices devront s’étendre également aux opérateurs privés. Plus d’une trentaine d’entreprises allemandes étaient présentes à la table ronde, organisée hier à Rabat, autour des opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables au Maroc. Leurs responsables veulent nouer de nouveaux contacts et renforcer davantage leur engagement dans les différents projets lancés dans le pays. Certaines d’entre elles sont déjà impliquées, comme l’a rappelé Sigmar Gabriel, dans la mesure où «40% des pièces utilisées dans les projets marocains sont d’origine allemande». L’exemple le plus illustrant reste celui de Siemens, qui installe une usine à Tanger pour la production de pales éoliennes, créant ainsi 700 nouveaux postes d’emploi. Mais les opportunités qu’offre le secteur ne concernent pas uniquement les grandes entreprises. «La porte est ouverte à toutes les catégories, notamment les PME, que ce soit via les appels d’offres internationaux, dans le cadre de consortiums, ou à travers des activités de sous-traitance», a précisé Amara. Les entreprises allemandes peuvent aussi jouer un rôle important dans le domaine du stockage de l’énergie renouvelable et la production des pièces de rechange, selon Gabriel. Globalement, des opportunités de plus de 32 milliards de dollars sont à saisir par les entreprises des deux pays d’ici 2030, a annoncé le ministre de l’Energie et des Mines. Cela concerne les domaines solaire, éolien et hydraulique.
Cette implication des opérateurs privés est liée au niveau de rentabilité économique «qui peut être facilement atteinte dans les pays en voie de développement comme le Maroc, grâce au potentiel solaire et éolien», a-t-il expliqué.
En termes de financement, Amara a rappelé que «l’implication du privé est nécessaire». Pour lui, «les bailleurs de fonds doivent également jouer le rôle de catalyseur des financements». Il faut rappeler que l’Allemagne est l’un des plus grands contributeurs financiers aux projets d’énergies renouvelables au Maroc. Parallèlement, la banque KFW a mobilisé, depuis 2014, plus de 800 millions d’euros sous forme de prêts.

Coopération triangulaire

Le partenariat maroco-allemand dans les énergies renouvelables doit déboucher sur du concret. C’est le mot d’ordre lors de la table ronde organisée autour de ce sujet, hier à Rabat. Parmi les nouvelles pistes à exploiter, «les problématiques techniques liées à la gestion des réseaux électriques dans le cadre du passage aux énergies renouvelables», a expliqué Abdelkader Amara. L’idée est de «garantir la rentabilité économique». Dans la nouvelle déclaration d’intention, les deux pays s’accordent sur le fait que «la transition énergétique doit être envisagée de manière globale et en synergie avec les différents secteurs, dont le transport, l’industrie et le bâtiment». Autre élément phare de cette coopération: la volonté du développement du réseau et des interconnexions électriques entre l’Europe et le Maroc. Un projet qui pourra être étendu au reste du continent africain. «L’ouverture du Maroc sur le continent, couplée à l’intérêt du secteur privé allemand à ce marché, notamment dans le domaine de l’énergie, pourrait constituer un axe prometteur de coopération triangulaire avec l’Afrique subsaharienne», selon Amara.

 

 

 

 

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