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Régionalisation avancée: Formation, RH… les limites d’un modèle

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4739 Le 29/03/2016 | Partager
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«Le président de la région a les mains liées. Il doit respecter le statut de la fonction publique tout en s’ouvrant à de nouvelles compétences», analyse Mohamed Zineddine (Ph. L’Economiste)

Pour Mohamed Zineddine, politologue et professeur universitaire, la situation d’attentisme dans les régions ne prendra fin qu’avec la promulgation des décrets d’application. En attendant, une région aussi vaste que Casablanca-Settat, avec ses 7 millions d’habitants et des attentes en matière d’infrastructures, de développement,  d’urbanisme… ne peut se permettre le luxe de perdre encore plus de temps.

- L’Economiste: Quelles sont les actions prioritaires après la mise en place des principales instances opérationnelles de la région?
- Mohamed Zineddine:
Aujourd’hui, il faut s’atteler à sortir le plus tôt possible les décrets d’application qui clarifient les compétences du Conseil de la région et de son président. Je ne sais pas à quoi est dû ce retard qui paralyse les 12 régions du Royaume. Mais dans le contexte actuel,  les provinces du Sud sont encore plus concernées par l’accélération de la promulgation de ces décrets d’application dans le but d’activer le processus de la régionalisation avancée. Cette situation d’incertitude et de chevauchement des compétences (entre les 3 conseils: communal, préfectoral et régional) ne peut durer longtemps, sachant que le délai prévu par la loi pour la promulgation des décrets d’application est de 30 mois.

- Les ressources humaines ne sont pas cohérentes avec les nouveaux enjeux, à la fois en termes de quantité et de qualité?
- Tout d’abord, il faut relever que le cadre juridique est aujourd’hui dépassé. Le problème qui se pose est celui de pouvoir attirer les meilleures compétences dans la région, alors que le statut du fonctionnariat ne permet pas de dépasser un salaire équivalent à celui de l’échelle 11. Les salaires ne sont pas motivants. Du coup, le président de la région a les mains liées. En effet, il doit respecter le statut de la fonction publique tout en s’ouvrant à de nouvelles compétences. Il ne pourra pas recruter les meilleurs profils du privé avec les salaires de la fonction publique.

- Il y a un  déficit d’élites requises pour opérationnaliser la régionalisation. Ce qui est incohérent avec le nouvel organigramme?
- C’est la grande question qui se pose. Il s’agit d’un changement brutal qui nécessite une mobilisation des ressources humaines et financières. L’organigramme comporte une pléthore de fonctions, postes et compétences qui sont loin d’être cohérents avec les ressources matérielles et humaines disponibles. La région doit désormais assurer le rôle de formation et de mise à niveau au profit de l’ensemble des ressources humaines des 3 conseils. Le choix de la régionalisation avancée est stratégique, mais il faut trois conditions pour le réussir: audace, ressources matérielles/humaines et surtout reddition des comptes.
Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

 

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