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Une bonne orientation: La clé du succès!

Par L'Economiste | Edition N°:4714 Le 23/02/2016 | Partager
Tournée de promotion des établissements français
Dédiée aux étudiants marocains
Objectif: Savoir diriger son projet professionnel

Suivant les données 2013-2014, 33.899 étudiants marocains poursuivent leurs études en France. En majorité concentrés en Master et en Licence, avec une large préférence pour les filières sciences et STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), suivies par l’économie et l’AES (administration économique et sociale)
 

En France, 1 étudiant sur 10 est étranger. Et parmi ces étudiants étrangers, 11% sont marocains. Pour sa 2è édition, une caravane «Forum des études en France», organisée par l’Institut français du Maroc/espace campus France Maroc, vient de sillonner Casablanca, Rabat et Marrakech. Dans ces trois villes, près d’un millier de visiteurs pour chacune est venu à la pêche aux informations. Pour sa dernière étape dans la ville ocre, l’évènement a déployé ses stands au sein de la faculté des sciences Semlalia.
Dans la bouche des étudiants eux-mêmes, le mot qui revient le plus pour justifier des envies de départ est l’expérience. Mais ils sont aussi nombreux à regretter que les établissements français représentés sont des établissements privés. Alors pour beaucoup, la visite s’arrête là. En effet, les établissements publics en France ayant moins de peine à remplir leurs amphis, ils sont donc peu enclins à se déplacer à l’étranger pour leur promotion. Mais le sens voulu à cette caravane est, plus que de permettre à l’étudiant d’y trouver une formation, de lui offrir par cette opportunité, tous les éléments utiles à son orientation.
Il s’agit avant tout d’un outil pour diriger leur projet professionnel. Comme il se murmure sur le salon, les étudiants en général peu matures, peinent à chercher et à se renseigner par eux-mêmes. Et la tâche se complique encore avec la pression des parents. Ce qui explique sûrement l’engouement général pour les filières scientifiques, seuls remparts au chômage, dans l’inconscient collectif. L’orientation est donc essentielle. Car «ce ne sont pas les notes qui doivent primer» affirme une responsable de Campus France Maroc. «Il s’agit donc de leur ouvrir des horizons auxquels ils n’auraient pas forcément pensé mais qui correspondent mieux à leurs aptitudes et ambitions futures» rajoute-t-elle. Elle reconnaît en même temps la compétence des universités marocaines et de leurs conseillers d’orientation. «Nous avons exactement la même façon de voir les choses. Nous travaillons main dans la main suivant une vision commune. Ils font un travail extraordinaire malgré le manque de moyen. Même si l’idéal serait qu’ils puissent recevoir individuellement l’étudiant».
L’institut français a présenté son package de cours de langue dispensés au sein de Semlalia. Les 30 heures, découpées en 4 heures par semaine, ne coûtent que 380 DH. Pourtant, comme l’avoue une animatrice du stand de l’institut, «malgré ce prix plancher, il n’y a pas foule, car beaucoup d’étudiants ont du mal à boucler leur budget et même à manger jusqu’à la fin du mois». Si autrefois, l’oralité suffisait, les établissements français ont fait part des difficultés rencontrées par les étudiants une fois admis. C’est pourquoi la barre a été rehaussée. Pour être apte au départ, il faut cumuler les critères de notes, mais aussi une bonne maîtrise de la langue française et la cohérence de leur projet. Un ensemble essentiel pour leur bien-être et leur réussite.

Un diplôme français mais au Maroc

Aux côtés d’établissements essentiellement basés en France, deux autres, présents pour ce salon, sont établis au Maroc. Les cours y sont donnés par des professeurs français et délivrant des diplômes français. Il s’agit d’InsaEuromed à Fès, qui a ouvert ses portes à la rentrée 2015, et de l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique, toujours à Fès, créé en 2011. On constate en effet que de plus en plus d’écoles françaises veulent se délocaliser, suivant des accords de gouvernement à gouvernement entre les deux pays. Une bonne manière de résoudre les problèmes de visas et de mobilité. 

Stéphanie JACOB

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