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    Economie

    Percée des agrumes à l’export

    Par L'Economiste | Edition N°:4474 Le 03/03/2015 | Partager
    Volume en baisse, recettes en hausse
    Le Maroc se positionne sur l’Union européenne

    La nouvelle politique de l’export des agrumes commence à donner ses fruits. Les réalisations du groupe des petits agrumes redessinent déjà la carte des destinations. Le marché russe a vu sa part se réduire au profit de l’Union européenne, ce qui dénote un effort de reconquête de ce débouché traditionnel. Au 25 février, il a absorbé le tiers du total des expéditions, soit 103.000 tonnes toutes variétés confondues. En revanche, le marché russe s’est accaparé 127.000 tonnes contre 250.000 habituellement réalisées à pareille époque. Il faut dire également, que cette campagne a été décalée d’un mois pour éviter des problèmes de qualité générés par des cueillettes par temps pluvieux et des opérations de coloration artificielle mal réussies. Résultat, «les mesures de régulation ont non seulement permis un positionnement hors Russie et UE mais aussi une nette amélioration des prix», se félicite l’interprofession.
    Au total, l’export des agrumes a atteint 323.000 tonnes, essentiellement des petits fruits, avec la prédominance de la clémentine. Pour cette variété, la saison est pratiquement terminée. Seule, la région de Berkane dispose encore de  quelques lots à réaliser sur les deux premières semaines de ce mois de mars.
    Par variétés, le volume exporté de petits fruits a atteint 292.000 tonnes, celui des oranges 28.000 et divers agrumes (citron), 3.000 tonnes.
    Selon les données de l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations, le marché russe a absorbé la moitié du volume de clémentine exporté. Le reste est réparti entre l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) 25% et l’UE 20%. Les pays du Golfe, se partagent les 5%.Globalement, les exportations d’agrumes sur les Etats-Unis et le Canada ont atteint 82.000 tonnes et les pays du Golfe ont importé 7.000 tonnes.
    L’interprofession s’apprête à renforcer l’export des oranges et des autres variétés de petits agrumes mais ne s’attend pas à réaliser ses prévisions initiales, soit 600. 000 tonnes. Outre le démarrage tardif des sorties, la campagne a connu des perturbations résultant d’une période pluvieuse assez prolongée. Ce qui s’est traduit par de nombreux arrêts de cueillette et des sorties.

    485.000 tonnes prévues à l’export

    Pour la seconde fois, l’interprofession agrumicole a revu à la baisse, les prévisions des exportations. Au lieu de 560.000 tonnes, Elle table tout au plus  sur 485000 tonnes contre 600. 000  tonnes prévues initialement et 585.000 réalisées lors de la campagne 2013-2014. L’explication est fournie par la baisse de 14% de la production dont le volume attendu est de 1,9 million de tonnes au lieu de 2,2 millions, la campagne précédente. A ce recul du volume produit s’ajoutent les dégâts occasionnés par les intempéries enregistrées en particulier dans le Souss : chute de fruits et dégradation de la qualité. Or, cette région assure plus de 65% du volume exporté, notamment de petits fruits Le même phénomène a touché le Gharb et le Haouz mais avec moins d’intensité. Le repli de l’export découle également de la baisse de la demande du marché russe dont la monnaie s’est fortement dépréciée sous l’effet de l’embargo européen et la baisse des cours du pétrole.

    A.G.

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