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Analyse/PME: «Rester vigilant, même quand tout va bien!»

Par L'Economiste | Edition N°:4444 Le 20/01/2015 | Partager
La performance commerciale peut cacher une mauvaise santé financière
Devenir la banque de votre client, vous pouvez l’éviter
Un questionnaire 360° pour chercher les failles des patrons

Youssef El Atmani, DG du cabinet Key-Med: «Si l’entreprise conçoit un produit différent, suffisamment attractif pour que les clients le choisissent, elle peut imposer ses conditions»
 

- L’Economiste: L’évolution du nombre de faillites sur les dernières années au Maroc, qu’est-ce que cela vous évoque?
- Youssef El Atmani:
Il faut intégrer le fait que les entreprises naissent, se développent et meurent. Certaines disparaîtront très rapidement par manque de maturité. D’autres, plus performantes, existeront plus longtemps, mais elles ne seront pas à l’abri pour autant. Elles peuvent cesser leur activité faute de transmission, fusionner avec d’autres structures, être absorbées, changer d’identité, d’orientation… C’est une évolution normale. A partir du moment où d’autres entreprises se créent en permanence, et où celles qui ont fait faillite rebondissent en se repositionnant, il ne faut pas dramatiser les choses.

- Avec l’allongement des délais de paiement, les choses se compliquent. Comment peuvent-elles gérer cela?
- Le volet financier est certes important, mais à mon avis, il n’explique pas tout. Si l’entreprise conçoit un produit différent, suffisamment attractif pour que les clients le choisissent, elle peut imposer ses conditions. Elle sortira de la compétition avec ses concurrents et ne sera pas obligée de tout accepter pour survivre, comme échelonner les paiements et devenir la banque de ses clients!
Il y a un autre élément très important. Quand les entreprises réalisent de bonnes performances commerciales, elles sont moins regardantes. Or, la bonne santé commerciale peut cacher une mauvaise santé financière. La croissance, il faut la financer. Il est également nécessaire de veiller à l’efficacité et à faire la chasse aux gaspillages. Ce n’est généralement qu’en temps de crise que l’on se rend compte de cela.
Pour les PME c’est un peu compliqué, parce que les patrons doivent tout faire seuls, contrairement aux grandes qui ont les moyens de se payer les compétences nécessaires.   

- Les patrons doivent aussi accepter de se remettre en question…
- Il est impératif de travailler en permanence sur sa stratégie et sur soi-même, et surtout penser à s’entourer d’experts. Cela ne fait pas des patrons des incompétents, contrairement à ce que certains peuvent penser. Il existe aujourd’hui des questionnaires 360° auxquels ils peuvent se soumettre, qui sont aussi élargis à leurs collaborateurs et même à la leur famille et cercle de proches. Cela permet de cerner toutes les constantes de leur personnalité et de chercher les failles à améliorer. Mais très peu osent s’y prêter. Ils peuvent aussi procéder à des bilans de compétence des équipes, à condition de donner l’exemple et de le faire les premiers. Là encore peu sont disposés à s’y soumettre, peut-être pour une question d’égo!

Une multitude de programmes, souvent ignorés

ON ne les compte plus! Ces dernières années, de nombreux programmes ont été lancés en faveur des PME et TPE, afin de les soutenir sur les différents volets de leur activité. Certains marchent mieux que d’autres, comme Infitah, dont la demande est de plus en plus grandissante chez les TPE. Le programme, dont les formalités ont été dernièrement allégées, permet de bénéficier à la fois de formations dans le domaine des IT, et d’offres préférentielles pour des équipements informatiques, logiciels et connexion Internet. Moussanada (pour la modernisation des outils de production) et Imtiaz (appuyant les projets de développement) sont également assez sollicités. Ces dispositifs ont globalement pour but d’aider les PME à survivre et à se développer. Mais selon la confédération des TPE-PME, à cause de la complexité et de la lourdeur des procédures, beaucoup d’entreprises préfèrent s’en passer. Il existe également un problème de communication autour de ces programmes dans les régions, où ils sont largement ignorés.

Propos recueillis par
Ahlam NAZIH

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