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Culture

L’algue marine dans tous ses états

Par L'Economiste | Edition N°:4428 Le 25/12/2014 | Partager
L’exposition de Malika Agueznay à Rabat et à Casablanca
Peinture, sculpture et gravure retracent son œuvre

Malika Agueznay, pionnière de l’art moderne au Maroc, posant à travers l’une de ses sculptures reprenant ainsi son thème fétiche de l’algue. Ce motif évoquant chez elle le monde de la nature de son enfance

Une exposition rétrospective de l’œuvre de Malika Agueznay est actuellement présentée simultanément à l’Espace expressions CDG et à la Villa des arts de Rabat, jusqu’au 28 février. La Villa des arts de Casablanca abritera également l’exhibition jusqu’au 15 février. La Fondation ONA et la Fondation CDG rendent ainsi un hommage à l’une des premières artistes femmes de sa génération. Son parcours exceptionnel sera retracé à travers ses peintures, ses sculptures et ses gravures, toutes déclinées du même et unique motif.
Native de Marrakech, elle fait ses études à l’Ecole des beaux-arts de Casablanca. C’est en peignant un grand tableau en bois qu’elle fera la découverte en 1966 de ce qui deviendra son thème fétiche, l’algue marine. Cette algue est devenue plus qu’un motif pour l’artiste-plasticienne, elle représente sa signature, son cachet. Chacune des œuvres de Malika Agueznay est imprégnée de son style, et malgré l’utilisation unique de l’algue, elle parvient tout de même à conférer à chaque œuvre un univers différent. Cette plante aquatique a connu une évolution au fil du temps sous le regard de Malika Agueznay qui s’est exprimée à travers elle en lui donnant différentes formes. L’algue s’est liée aux oiseaux, à des personnages, à des écritures ou encore des fleurs. Elle s’est également déclinée en une série intitulée «scène de campagne», ou encore en œuvre emblématique telle que «La marche verte». Et ce, sur différents supports, tels que la toile ou le bois, ou encore à travers ses gravures ou ses sculptures en bronze. Plasticienne animée par l’amour de l’art, elle fait partie de ce qu’on appelle le «Groupe de Casablanca» dans lequel on retrouve des monstres sacrés de l’art contemporain marocain tel que Farid Belkahia, Mohamed Chabâa ou encore le maître des vagues Mohamed Melehi. Fin des années 70, elle s’engage dans la gravure lors du Moussem d’Asilah. Elle ira à New York pour perfectionner son art auprès de grands maîtres tels que Roman Artymowski, Mohamed Omar Khlil, Krichna Reddy et Robert Blackbum. Elle s’investit de plus en plus dans la gravure où elle a pu se libérer des formes conventionnelles et quelque part compléter son art pictural.
Sa carrière artistique s’est exportée à l’international comme en Tunisie, Liban, Koweït, Egypte, Emirats arabes unis, Burkina Faso, Espagne, France, Pologne, Hollande, Londres, Etats-Unis, Japon… Ses œuvres ont intégré des collections de prestige dans des institutions et musées nationaux et également internationaux. Pour ne citer que quelques exemples d’institutions internationales ayant acquis ses œuvres, la Banque mondiale à Washington, une université à Tokyo, ou encore le Sharjah Museum aux Emirats arabes unis.
Aïda BOUAZZA

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