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International

De vives tensions à Libreville!

Par L'Economiste | Edition N°:4425 Le 22/12/2014 | Partager
L’opposition réclame la démission du président Ali Bongo
L’ONU appelle à la retenue et au dialogue

«Ali, Dégage! 50 ans, c’est trop long!», scandent les manifestants à Libreville. Les chefs de l’opposition rejettent l’idée de dialoguer avec les autorités et n’envisagent pas non plus de participer à l’élection présidentielle prévue pour 2016

«UN simple meeting se transforme maintenant en émeute», titre RFI. C’est pour exprimer les vives tensions au Gabon pour réclamer le départ du président Ali Bongo Ondimba. Bilan:  trois personnes auraient été tuées dans Libreville avec de nombreuses blessées et la mobilisation s’est poursuivie dimanche. Les heurts ont éclaté dans la capitale au cours d’une manifestation de l’opposition interdite par le ministère de l’Intérieur.  Comment la situation a-t-elle dégénéré?  La parution du dernier livre sur le pouvoir gabonais du journaliste français Pierre Péan, «Nouvelles affaires africaines», a suscité une grande polémique. Au fait, le journaliste accuse le président gabonais d’avoir falsifié de nombreux documents (acte de naissance, diplômes…). Une plainte déposée en novembre par l’opposition au sujet de l’état civil du chef de l’Etat a été rejetée cette semaine par le parquet. Ces incidents interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales croissantes, selon les experts. En réaction, l’ONU a condamné les violences.
Pour le chef du bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca), Abdoulaye Bathily, c’est «le résultat d’une absence de dialogue entre les différents acteurs de la scène politique gabonaise, réitérant son appel au calme».
Durant l’année, les secteurs clés de l’activité économique au Gabon (enseignement, hydrocarbures, santé, télécommunications, fonction publique, médias…) ont vécu des mouvements de grèves. Des tensions sur fond de revendications sociales.
Pour le moment, les intérêts marocains semblent préservés. En mars 2014, le Souverain a lancé une série de projets économiques, comme la nouvelle cimenterie du groupe Addoha (Cimaf). La coopération économique entre le Maroc et le Gabon est guidée par les 24 accords signés entre différents ministères et opérateurs publics et privés (cf. notre édition n° 4229 du 10 mars 2014: «Tournée royale en Afrique, Rabat mobilisée pour le décollage du Gabon»). La coopération porte essentiellement sur des secteurs prioritaires tels que les mines, le tourisme, la marine marchande, l’agriculture, l’éducation et la formation professionnelle. Les banques marocaines (Attijariwafa bank…) sont déjà implantées au Gabon depuis quelques années. L’accord signé entre le Maroc et le Gabon dans le domaine des fertilisants et des industries connexes constitue une première au niveau continental.
F. Z. T.

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