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    Entreprises

    Publicité digitale: Plus de budgets en 2015

    Par L'Economiste | Edition N°:4422 Le 17/12/2014 | Partager
    600 annonceurs sondés par le GAM
    L’externalisation est à la mode

    Le créneau du digital est encore très peu investi. 34% des annonceurs n’accordent pas plus de 5% du budget. Facebook, YouTube et Twitter… restent les canaux privilégiés sur le segment des réseaux sociaux

    2015 sera résolument orientée digital dans l’industrie de la publicité. Le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM) a dévoilé, hier mardi 16 décembre, les fortes tendances de ce segment du marché publicitaire. Premier constat: 67% des annonceurs sondés (un échantillon de 600 dirigeants communication/marketing) s’accordent à dire que le budget accordé au digital connaîtra une croissance en 2015. Ces augmentations budgétaires seront de l’ordre de 10 à 20% chez 35% des annonceurs interrogés. Dans une conjoncture où la contraction budgétaire est de mise, ces chiffres sont plutôt de bon augure pour la corporation du digital.
    Pour Mounir Jazouli, président du GAM,  le digital est sur un trend de croissance importante. D’où la nécessité de disposer de cette visibilité sur les tendances du marché». Les acquis sont déjà assez positifs, même s’ils restent disparates. Si la moyenne des dépenses budgétaires pour le digital est de 1,5 million de dirhams, seuls 36% des sondés dépassent le million de dirhams.  Dans le détail, l’on constate que parmi ces grands investisseurs du digital, encore moins de 3% accordent plus de 10 millions de dirhams au segment digital et 6,6% entre 5 et 10 millions DH. Par ailleurs, 10% des sondés affirment n’accorder encore aucun budget à ce type de support. L’importance stratégique du digital s’apprécie aussi sur la base de la part qui lui est accordée dans le budget communication/marketing des entreprises marocaines. Sur ce registre, les données du GAM indiquent que 27% des annonceurs accordent plus de 15% de leur budget marketing/communication au digital. Plus encore, 15% des sondés consacrent entre 10 et 15% de leur budget. 34% des annonceurs, toutefois, n’accordent pas plus de 5% du budget au digital.

    Réseaux sociaux

    L’étude révèle aussi que, jusque-là, les annonceurs allouent la plus grande part de ce budget aux moteurs de recherche, au display (publicité en ligne) et aux réseaux sociaux. La conception et le développement web et informatiques restent, traditionnellement, les gros postes de dépenses dans les budgets «digitaux». Ces tendances devraient se poursuivre  en 2015, mais avec une montée en puissance de «la vidéo» dans la liste des attributions budgétaires prioritaires des annonceurs.
    Le digital, c’est aussi plusieurs canaux de communication. Pour 2015, les annonceurs érigeront le display en tant que principal canal digital. Les réseaux sociaux ainsi que la vidéo prendront plus de poids dans leurs stratégies. Le référencement naturel et l’e-mailing devraient, quant à eux, perdre en attractivité. L’externalisation est aussi à la mode dans le microcosme du digital. En effet, 63% des annonceurs comptent confier le déploiement de leur stratégie digitale à une agence de communication. En 2015, l’étude du GAM projette quelques mutations dans le profilage des prestataires externes opérant sur le segment, avec «un changement radical» dans la vision des annonceurs quant au choix des prestataires.
    «Les prestataires dits plus techniques seront relégués à des positions plus basses», explique  le président du GAM. Face aux prestataires de services, les niveaux de satisfaction restent moyens et ce, sur les différents critères cités. Le déficit de compétences sur le marché local est parmi les principales raisons soulevées par les sondés.
    Résultat: 37% de ces derniers affirment encore avoir recours à des prestataires internationaux. Autre enseignement de l’étude du GAM: le budget et les ressources humaines restent les principales problématiques auxquelles sont confrontés les annonceurs dans la conception et la mise en œuvre de leur stratégie digitale. D’ailleurs, 48% des sondés citent le budget comme première contrainte. Au-delà de la visibilité, la corporation des annonceurs compte se donner les moyens pour accompagner la croissance rapide de l’industrie locale de la publicité digitale. Une stratégie est spécialement dédiée au créneau. Elle s’articule autour de plusieurs axes tels que la formation, l’information et la structuration du secteur.
    S. F.

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