×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Investissement
    Le Liban s’inspire du modèle marocain

    Par L'Economiste | Edition N°:4269 Le 06/05/2014 | Partager
    Augmentation des IDE de 24% en 2 ans, au Maroc
    Appel à une harmonisation des politiques arabes d’investissement

    «L’absence d’une politique de développement unifiée entre pays arabes a conduit au ralentissement des investissements mutuels», se désole Alain Hakim , ministre libanais du Commerce, aux côtés de Abdellah Baha, n° 2 du gouvernement Benkirane .

    La gestion intelligente du printemps arabe a définitivement consacré le Maroc comme un modèle  à suivre pour bon nombre de pays arabes. «La stabilité marocaine contribue fortement à l’attractivité pour les investissements étrangers qui ont augmenté de 24% depuis 2012», souligne Abdellah Baha, numéro 2 du gouvernement Benkirane et ministre d’Etat sans portefeuille. «Outre la coopération stratégique avec le CCG, le gouvernement est soucieux d’établir des relations commerciales fructueuses avec les autres pays arabes. C’est pour cela qu’une cellule rattachée au chef du gouvernement est chargée de suivre et d’accompagner certains investissements», annonce Baha.  L’ouverture du Maroc aux investissements étrangers et l’ambition du pays de se constituer en hub régional, voire continental, constituent des voies possibles à suivre pour des pays comme le Liban, dont les ressortissants étaient fortement présents lors de la rencontre du 5 mai sur l'investissement arabe, tenue à El Jadida. «Notre pays a réussi à maintenir une croissance positive de 4% durant les 10 dernières années», déclare Marouane Khaïr-Dine, ex-ministre d’Etat libanais. Le pays du Cèdre a aussi  réussi à se doter d’un enseignement de qualité et de bases institutionnelles facilitant l’investissement. Le Liban souffre de problèmes liés au terrorisme au risque de contamination par la guerre civile syrienne, à l’afflux massif des réfugiés syriens ou encore à un blocage institutionnel. 
    «L’absence d’une politique de développement unifiée entre les pays arabes a conduit au ralentissement des investissements mutuels», se désole pour sa part Alain Hakim, ministre de l’Economie et du Commerce de la République du Liban.  «Il est indéniable que les pays arabes ouvrent leurs portes aux investisseurs étrangers, mais en privilégiant les occidentaux au détriment de leurs homologues arabes», signale Alain Hakim. En bon VRP, Marouane Khaïr-Dine a mentionné les incitations prévues par son gouvernement pour les investisseurs potentiels, à l’instar des aides au financement pouvant aller jusqu'à 80% et garanties par la Banque centrale libanaise et surtout le fort potentiel des eaux territoriales libanaises dont 40% seraient riches en gaz naturel. L’ancien ministre d’Etat a aussi invité les investisseurs potentiels à s’intéresser au secteur de distribution de l’eau et d’électricité, qui est toujours géré par l’Etat libanais, mais dont la libéralisation ne saurait tarder. Au total, «5 milliards de dollars ont été débloqués afin de préparer la libéralisation du secteur de l’eau et de l’électricité. Libre à vous de venir tenter votre chance», annonce Marouane Khaïr-Dine.
    Amine ATER

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc