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Economie

Gestion de l’eau
Un plan national à 230 milliards de DH

Par L'Economiste | Edition N°:4269 Le 06/05/2014 | Partager
L’objectif est d’améliorer la gestion de la ressource d’ici 2030
Développer l’offre via la mobilisation des eaux de surface
Le Conseil supérieur de l’eau et du climat bientôt réactivé

Après trois ans de tractations, le comité permanent du Conseil supérieur de l’eau et du climat (CSEC) vient de doter le Maroc d’un plan national de l’eau (PNE). Ce document, qui dresse un diagnostic des ressources hydriques, fixe les objectifs à atteindre à l’horizon 2030. Mais il faudra attendre la 10e session du CSEC pour sa validation définitive. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée. Cette instance, dont la dernière session remonte à juin 2001, doit accélérer la cadence pour préserver l’eau dans un pays où la sécheresse revêt un caractère structurel. Le temps presse pour améliorer la gestion du secteur hydrique, qui a fait récemment l’objet d’une mise en garde de la Banque mondiale, mais également du Conseil économique, social et environnemental. En tout cas, le nouveau plan définit «les actions à engager pour satisfaire la demande en eau, protéger les populations des aléas climatiques (inondations et sécheresse) et accompagner les stratégies sectorielles», indique-t-on au ministère de Charafat Afailal. Cette nouvelle feuille de route, qui nécessite un investissement de 230 milliards de DH d’ici 2030, s’articule autour de cinq axes. Le premier porte sur la valorisation de la ressource en eau et l’amélioration de sa gestion. Par là, le Conseil entend rationaliser la consommation pour réduire ainsi les pertes. Cela revient à dire qu’au-delà des efforts de lutte contre le gaspillage d’eau, la tutelle devrait également investir dans la sensibilisation sur la raréfaction de cette ressource. Toujours sur le même volet, le nouveau plan propose la reconversion à l’irrigation localisée de près de 50.000 hectares et d’accélérer le programme d’aménagement hydro-agricole à l’aval des barrages. Le deuxième axe concerne le développement de l’offre via la mobilisation des eaux de surface et le transfert de l’eau des régions excédentaires vers les bassins déficitaires. Des efforts seront également menés en matière de traitement des ressources usées et de dessalement d’eau de mer.
Quant au 3e axe, il se décline à travers la protection des ressources en eau et leur adaptation aux changements climatiques. Il s’agira donc d’implémenter l’article 31 de la Constitution, qui prône le principe du développement durable et la protection des ressources naturelles. Cela implique des efforts en termes de responsabilisation du secteur agricole qui représente à lui seul 70% des prélèvements en eau. Une révision de la tarification de l’eau agricole, qui ne dépasse pas actuellement 3 DH le mètre cube, est prévue. La lutte contre la surexploitation est une mesure nécessaire surtout que le Maroc arrive aux limites de ses ressources en eaux conventionnelles par habitant, comme l’avait indiqué le ministre de l’Agriculture lors d’une réunion avec le département de l’Eau.
Les autres axes ont trait au renforcement des moyens humains et financiers et à la poursuite des réformes réglementaires. La révision du cadre législatif est un chantier primordial. Car, «la loi sur l’eau est en déphasage avec les réalités et les besoins du moment, et souffre d’une faible effectivité de ses textes d’application», avait relevé le CESE dans son dernier rapport sur la gestion de l’eau. 

Mécanismes de financement

Les 230 milliards de DH nécessaires à la mise en œuvre du plan national de l’eau ne seront pas uniquement puisés dans les comptes de l’Etat. La tutelle mise aussi sur l’accroissement de l’auto-financement du secteur à travers l’amélioration du niveau de recouvrement des coûts par les tarifs pour atteindre les objectifs fixés. Elle compte également sur l’implication des opérateurs privés pour investir dans ce secteur dans le cadre de partenariat public-privé.

Hajar BENEZHA

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