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Samir sécurise ses ventes

Par L'Economiste | Edition N°:4264 Le 28/04/2014 | Partager
La raffinerie a signé des contrats avec les principaux distributeurs
Un objectif d’écouler 75% de la production
Un résultat net consolidé en perte de 327 millions de DH en 2013

En 2013, Samir a procédé à un changement de méthode comptable. Cela a conduit à une détérioration du résultat net consolidé

Confiant! C’est l’impression qui s’est dégagée de Jamal Ba-Amer, DG de Samir, lors de la présentation des résultats financiers de la raffinerie. Pourtant, les indicateurs sont au rouge. La mauvaise impasse financière que traverse la société est un secret de polichinelle. La conjoncture difficile de 2013 n’a pas épargné la raffinerie de Mohammedia. A l’international, le secteur a beaucoup souffert avec des marges de raffinage en baisse de 50% et une augmentation des coûts d’approvisionnement. Au Maroc, la stagnation de la consommation à 11 millions de tonnes a été accompagnée par une hausse de 20% des importations des distributeurs. Les importateurs ont bénéficié de conditions d’approvisionnement très avantageuses, conséquence des excédents en Europe. Depuis la libéralisation du marché de la distribution, Samir a vu ses performances dégringoler. En 2013, son chiffre d’affaires s’est établi à 49 milliards de DH, en baisse de plus de 11%. Alors que les ventes sur le marché local sont en fléchissement, l’export a permis de redresser légèrement la barre avec un accroissement de 24%. La contre-performance est encore plus importante pour les autres agrégats. Le résultat d’exploitation est en recul de 33% pour 841 millions de DH, malgré une maîtrise des charges (-11%). Le mauvais état du port de Mohammedia a également contribué à cette situation. «La consignation du port de Mohammedia pendant 15 jours, à cause du mauvais temps, a sérieusement contribué à la dégradation des stocks», souligne Ba-amer. Dans cette situation, la raffinerie a été obligée de puiser dans ses stocks de sécurité. Ainsi, la contribution des stocks est passée de 764 million DH en 2012 à -1,8 milliard de DH en 2013. Aujourd’hui, le ministère de l’Equipement promet une remise à niveau du port pour éviter ce type de problème. Dans le même sens, en juillet dernier, Samir a acquis 60% de la société Jorf Petroleum Storage JPS SA, engagée dans le stockage des produits pétroliers dans la zone de Jorf Lasfar. La société a entrepris la construction d’un terminal  pétrolier d’une capacité de 100.000 m3. Cela donnera une meilleure assise logistique à la raffinerie et plus de sécurité en termes d’approvisionnement.
Pour sa part, le résultat net de Samir s’est établi à 320 millions de DH, en recul de 9%. Le passage aux chiffres consolidés en normes IFRS donne une image radicalement différente de Samir. Après les retraitements, le résultat net consolidé de la raffinerie est déficitaire à hauteur de 327 millions de DH. Le management attribue ce décalage à un changement de méthode comptable. Le plus alarmant dans la situation de Samir est son niveau d’endettement avec 22 milliards de DH. Justement, 2013 a été marquée par un véritable reengeneering de la dette. Plusieurs contrats ont été signés. Avec  BP OIL et Standard Chartered Bank, Samir a conclu un accord de  préfinancement à l’export de 200 millions de dollars. BNP Paribas a renouvelé sa ligne de financement de 180 millions de dollars.  Samir a également obtenu une extension de 200 millions de dollars sur le contrat de pré-export signé avec Glencore.  Les fonds serviront à réaliser l’opération de rééchelonnement des emprunts locaux dans la perspective du renouvellement des lignes de crédit de la société à des conditions plus avantageuses.
En 2013, la raffinerie a également travaillé sur la sécurisation de ses ventes. Au cours du 2e semestre de l’année dernière, Samir est entrée en négociation avec les principaux distributeurs en vue de mettre en place un nouveau cadre de partenariat. En fait, les relations entre la raffinerie et les distributeurs n’étaient pas formalisées. Ces négociations ont abouti à des accords commerciaux garantissant à la société un écoulement minimum de 75% de la production totale, soit l’équivalent de 5 millions de tonnes. En contrepartie, Samir donnera des facilités de paiement plus importantes aux distributeurs.
Par ailleurs, SDCC, la filiale de distribution de Samir, a démarré son activité en octobre dernier avec le lancement des premières stations et des accords sur des transactions B2B. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 150 millions de DH en 2013.

Dividende ou pas cette année?

L’une des principales réalisations de Samir cette année a été le remboursement anticipé du prêt octroyé par le consortium des banques  locales au titre du contrat de prêt de 2006. Ce remboursement devra donner plus de marge de manœuvre à la raffinerie, en particulier pour la distribution de dividende. L’année dernières, la distribution a été bloquée par les banques. Cette année, Samir retente le coup avec un dividende de 8 DH l’action. L’enjeu est de sortir Samir de ce cycle de non-distribution. Pourtant, l’actionnaire Corral ne semble pas encore vouloir augmenter le capital de Samir comme promis.

Ilham BOUMNADE

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