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Les Cahiers de l'Émergence

Marchés de gros: Comment se dessine départele schéma de la réforme

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
32 plateformes au lieu de 38 actuellement
Une gestion paritaire privé-public
Réaménagement du mode de tarification des services

Après avoir réalisé une étude dans le cadre du programme Rawaj, les ministères de l’Industrie, de l’Intérieur et de l’Agriculture ont défini une stratégie de réforme, sauf qu’il sera difficile de sevrer les communes de la manne des taxes dans les marchés de gros
 

LES marchés de gros pourront-ils surmonter les blocages? Le ministère de l’Industrie, de l’Intérieur et de l’Agriculture ont lancé il y a quelques mois une étude pour établir le diagnostic des marchés de gros et définir les axes de la réforme. De sources internes au département de l’Industrie, l’on affirme que les conditions sont réunies pour enclencher enfin la réforme et que tous les départements ministériels concernés sont convaincus de l’urgence. La réforme s’articule autour de quatre axes. Le premier porte sur l’implantation d’un schéma optimisé de 32 marchés au lieu de 38 actuellement.
Une reconfiguration qui permettra une meilleure desserte de la population via une répartition plus harmonieuse sur le territoire.
Le deuxième axe se décline à travers le dimensionnement des nouveaux marchés par rapport aux besoins des régions. Les futurs marchés devraient être dotés d’infrastructures modernes aux normes internationales telles que des chambres frigorifiques communes de stockage courte et moyenne durée, des services de tri et de conditionnement, des services de contrôle sanitaire… D’autres prestations seront également offertes telles que la sécurité, un système de suivi et d’affichage des prix, des services à la personne, le transport… Le troisième axe de mise à niveau concerne le modèle de gestion.
Les marchés newlook devront être gérés selon un schéma associant les collectivités locales, des opérateurs privés spécialisés. Le ministre semble opter pour le modèle de concession de service public à un intervenant privé ou la création d’une société de développement local (SDL). Le capital pourrait être détenu par les communes et le privé.
Le quatrième axe porte sur la refonte du système de rémunération. Actuellement, les producteurs sont astreints à une taxe de 7% de la valeur des marchandises. Le challenge pour le gouvernement sera de trouver de nouvelles sources de revenus en adéquation avec la vocation des marchés.
De nombreuses communes dépendent largement des recettes fiscales générées par les marchés implantés dans leur périmètre. En effet, les marchés accueillent chaque année 3,5 millions de tonnes de fruits et légumes. Le ministère de l’Industrie et du Commerce estime que 30 à 50% des tonnages commercialisés échappent au contrôle des marchés.
La réforme nécessitera une enveloppe de 6 milliards de dirhams. Le schéma de mise à niveau prévoit la création d’un fonds pour la modernisation des marchés de gros et le financement des investissements prévisionnels. Le gouvernement affirme sécuriser un budget afin de favoriser un rapide lancement des projets de restructuration des marchés de gros en tenant compte des capacités financières des communes et des difficultés à mobiliser les investisseurs potentiels.
Aucune date n’est avancée pour la mise en oeuvre de la réforme, mais le gouvernement affirme que les département concernés ont convenu d’adopter une approche progressive et participative consistant à réaliser trois projets pilotes au niveau de Meknès, Rabat et Berkane. Ce dernier est le plus avancé. C’est un projet qui sera réalisé dans l’Oriental par la CDG, MedZ, une société de développement local.
La mise à niveau se traduira par des délocalisations et opérations de modernisation de certains marchés existants. Ainsi, 2 marchés seront mis à niveau, 36 devront être fusionnés ou délocalisés dans d’autres régions et 5 nouveaux marchés devraient être créés. Le foncier correspondant, occupé par les marchés actuels, sera valorisé et récupéré par les communes en guise d’investissement dans les nouvelles plateformes de distribution (voir le blocage sur le terrain).

Synergie avec la logistique

POUR éviter les erreurs du passé, telles que l’absence d’une intégration entre les différents moyens de transports (gare routière, ferroviaire, aéroport et port), la réforme des marchés de gros ne devrait pas s’effectuer sans connexion avec la stratégie logistique. Un contrat d’application des produits agricoles devrait être signé dans le sillage de la feuille de route pour l’amélioration de la compétitivité logistique.

Hassan EL ARIF

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