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Les Cahiers de l'Émergence

Le mouton Bni-Guil, vedette de Maroc Vert

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Sa qualité en fait une des priorités de la région
Labellisée IGP, cette viande est très prisée sur les marchés internationaux
Une nouvelle approche systémique pour l'amélioration du cheptel

L’Oriental compte plus de trois millions de têtes d’ovins et de caprins, dont 400.000 de la race Bni-Guil. La production est estimée à 111.000 tonnes de viandes rouges/an

LA réputation du mouton Bni-Guil n'est plus à faire. Cette race d'ovins originaire de l'Oriental et dont le label est très prisé à l'étranger, principalement par la Turquie et l'Italie, fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle approche pour son développement.
D'abord, la qualité de cette viande la place en priorité dans le programme agricole régional dans le cadre du plan Maroc Vert, qui y dédie deux actions majeures. Il s'agit principalement de mettre en place un cadre pour la protection génétique de la race locale et de créer des unités d’engraissement au niveau d’une dizaine de communes. Le plan prévoit également d’agréger les unités de production de viandes rouges qui seront organisées en coopératives et seront contractuelles avec les futurs abattoirs de Taourirt (l’abattoir moderne de l’Oriental) et de Guenfouda (abattoir privé).
Assurer la réussite de ces programmes de sauvegarde nécessite une approche systémique des filières intégrant toutes les composantes d’amélioration de cette viande. Plus précisément, il s'agit de restaurer et protéger les parcours qui représentent un véritable patrimoine. Et élever l'animal dans des conditions optimales, à savoir assurer une meilleure conduite alimentaire et de reproduction ainsi qu’une amélioration génétique adaptée à la réalité de l’Oriental, précise Abdelmajid Bechchari, chercheur en production animale à l’INRA d’Oujda. Il faut aussi préciser les circuits de distribution et définir les acteurs de commercialisation pour que l’éleveur bénéficie de la marge brute de gain. «A cet effet, nous avons tracé les différents circuits existants et probables pour valoriser cette chaîne de production», ajoute Bechchari. Cette approche multisectorielle s'intègre facilement dans les politiques de développement initiées par l’ensemble des partenaires engagés dans l’amélioration de la productivité. Un travail piloté par le Centre de recherche pilier II (CRP2, dans le plan Maroc Vert) qui a déjà proposé un plan de développement éco-systémique sans compromettre l’équilibre écologique. C’est aussi un programme qui a intégré l’ensemble des plans sectoriels, à l’instar des plans de développement coopératif, les plans communaux de développement, les centres d’approvisionnement, les unités d’engraissement et les bailleurs de fonds.
Pour rappel, le Bni-Guil est une race ovine qui tire sa référence de la tribu des Beni Guil, des tribus nomades éparpillées sur l’ensemble des hauts plateaux marocains (Taourirt, Jerada, Bouarfa ….). Cette race labellisée indicateur géographique protégé (IGP-Bni-Guil : label de qualité européen) depuis 2010, attire toutes les convoitises tant sur le marché local qu'international. Ce mouton à la tête brune foncée chez le mâle et légèrement claire chez la femelle est réputé pour sa bonne conformation et sa résistance au stress climatique. C'est aussi un animal qui ne nécessite pas une nutrition spéciale. Toutefois, ce sont les herbes des hauts plateaux, souvent considérées comme plantes médicinales, qui forment l’essentiel de son alimentation. Son poids moyen à la naissance est de 3 à 4 kg et oscille entre 15 et 19 kg après deux mois. L’effectif actuel dépasse le million de têtes dont 40% sont classées IGP et de surcroît protégées par le programme national d’amélioration génétique des races locales.

Des unités d’élevage plus importantes

DES unités d’élevage ont été renforcées pour accueillir le plus grand nombre d’ovins. C’est le cas de l’unité de Njil, une unité d’engraissement, prise en charge par l’Association nationale ovine et caprine et qui est en mesure d’élever jusqu’à 6.000 têtes par lot.
Un volume plus important que ce qu’assurent les unités d’élevage de Taourirt et Laâyoune qui comptent quelque 600 têtes par lot. Une approche qui réduit considérablement le nombre d’intermédiaires entre les éleveurs et les abattoirs, ce qui devrait influencer positivement les gains des producteurs et les prix du marché.

Ali KHARROUBI

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