×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Les Cahiers de l'Émergence

Produits du terroir Le cactus sur les traces de l’argan

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Réitérer l’expérience réussie de l’arganier d’Essaouira
Pousser à la valorisation du cactus de Rhamna
Et développer de nouveaux produits à fort potentiel comme le quinoa ou l’iris

Belle percée des produits du terroir dans la région du Tensift-Al Haouz. Chacune de ses provinces regorge d’une

Le quinoa et l’iris sont des produits du terroir identifiés par la direction régionale d’agriculture. Le quinoa a été désigné en 2013 super aliment par la FAO pour la lutte contre la faim et l’insécurité alimentaire. A Rhamna, le rendement de cette plante dépasse les 30 quintaux par hectare et la région de Marrakech a identifié ce produit du terroir à développer dans les années qui viennent

diversité de produits qui pourraient doper son agriculture et son industrie agroalimentaire. La région a d’ailleurs franchi plusieurs étapes en matière de développement des filières et même mis en place une cartographie pour identifier ces produits à fort potentiel. On y retrouve l’argan et le cactus avec des dynamiques autour de la valorisation de ces deux produits, mais aussi l’iris ou encore le quinoa à Rhamna et qui exigent plus de temps pour développer la production et la chaîne de valeur de transformation pour une agriculture bio. L’exemple de la filière de l’arganier d’Essaouira est un cas d’école. Cet arbre, planté également dans le Souss, est la première essence forestière de la province d’Essaouira avec plus de 136.000 ha,  soit 20% de l’arganeraie marocaine plantée. C’est grâce aux coopératives que cet arbre a été préservé et qu’une chaîne de valorisation a été créée.
Essaouira totalise en effet une production de 70.000 tonnes de fruit d’argan sec et 2.000 tonnes d’huile d’argan réparties entre la ligne gourmande et la ligne cosmétique. Soutenues depuis 2008 par le plan Maroc Vert, ces coopératives de la région sont devenues très actives et ont atteint un certain degré de maturité. Le plan agricole régional a dédié un budget de 19 millions de DH à l’appui et l’émergence des coopératives arganières afin de doubler la production à l’horizon 2015. L’expérience très réussie de l’arganier d’Essaouira en a inspiré une autre actuellement menée à Rhamna. Cette fois-ci, c’est une huile extraite du cactus et des figues de barbarie. Cette huile est très riche en vitamine E, en stérols et en oméga 6. Tous ces éléments lui confèrent des particularités en tant que huile anti-radicalaire, anti-âge, cicatrisante et hydratante. Le cactus peu consommateur d’eau et demandant peu d’entretien pourrait permettre une sérieuse montée en puissance de l’agriculture de la région de Rhamna.
A 80 km de Marrakech, cette province est un territoire où se concentre cette plante avec une superficie de 50.000 ha. Les objectifs du plan régional agricole prévoient de porter cette superficie à 80.000 ha ainsi qu’une plus grande

Grandes ambitions du plan Maroc Vert pour la filière du cactus à Rhamna. Cette plante peu consommatrice d’eau, qui se concentre dans la région, pourrait connaître le même développement que l’arganier d’Essaouira

valorisation du fruit. Cette zone produit également près de 320.000 tonnes de figues de barbarie annuellement. Notons que l’importance économique de cette culture réside dans les figues. Leur valeur nutritive s’est avérée riche et efficace. Elles sont désormais considérées en tant que remède naturel contre le cholestérol et le diabète. C’est ainsi que le plan régional va pousser à la création de 7 unités de transformation -gérées par des coopératives- pour un investissement global de 170 millions de DH.
A Rhamna, il n’y a pas que les coopératives qui s’intéressent à cette valorisation. Des industriels ont installé leurs unités dans les années 2010. La première société à avoir cru au potentiel du cactus est Confins du Maroc qui a misé 19 millions de DH pour monter une unité de production des huiles cosmétiques à base de pépins de figue de barbarie à Skhour Rhamna. Malheureusement, le prix élevé, entre 800 et 1.000 euros le litre, a limité le développement de sa production. Il faut une tonne de figues de barbarie pour extraire 30 kilos de graines et produire un litre d’huile. Aujourd’hui, faute de mesures incitatives pour soutenir sa production, l’industriel continue d’opérer mais uniquement sur commande. Autre entreprise à avoir investi le secteur dans la région de Rhamna, Inovag processing. Cette SA au capital de 10,5 millions de DH comptait au départ se spécialiser dans la transformation de l’huile de figue de barbarie, mais a fini par élargir son business plan en lançant trois lignes de production en même temps. Une pour la cosmétique (les huiles), une ligne de fruits (pulpes congelés, vinaigre) et une troisième pour l’aliment de bétail. La société a été retenue comme entreprise innovante par le Fonds d’innovation pour l’agriculture de l’OCP qui a pris une participation dans le capital de l’entreprise. Cette nouvelle manne financière a permis à l’industriel d’asseoir ses lignes de production et surtout de développer plusieurs autres dérivés de la transformation de la figue de barbarie.

Miel et noyer, très prometteurs

Autre produit du terroir à fort potentiel, le noyer. Al Haouz compte une superficie de 1.900 ha de noyers (soit 40% du patrimoine national) avec une production annuelle de 2.000 tonnes. La productivité reste cependant faible avec 0,5 tonne par ha. D’où un projet de développement du noyer en zone de montagne dans la province pour porter la productivité à 1,5 t/ha. Le programme comprend ainsi la création d’unités d’extraction d’huile de noix pour un budget de 10,5 millions de DH. Une plus grande mobilisation financière est consacrée à la filière du miel qui est dotée de 30 millions de DH d’investissement avec quatre projets phares. Il s’agit du développement de la filière apicole dans 5 provinces: Chichaoua, Essaouira, Rhamna et Al Haouz. Cette filière à fort impact écologique dispose d’un grand potentiel de développement sous condition d’une augmentation de la productivité.

 

Badra BERRISSOULE

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc