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Nareva holding: Comment transformer le vent en or massif

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Reportage dans trois parcs éoliens du groupe
Tarfaya plus grand site d’Afrique
Doublement de la capacité d’Akhfennir

A 900 km au sud de Casablanca, c’est un véritable no man’s land sans aucun signe de vie à la ronde. Akhfennir, petite

vide

commune que seuls les vrais amateurs de pêche connaissent, a vu son destin changer.  Créée suite au découpage communal de 1992, elle est située entre Laâyoune et Tan Tan. Akhfennir abrite 1.871 habitants, selon le recensement de 2004. Avec un littoral de 80 km, la commune vie de pêche et de l’extraction de sel marin dans la Sabkha de Tazgha. Depuis, beaucoup de choses ont changé (voir L’Economiste du 4 février 2010). Comme sorties de nulle part, 61 éoliennes se hissent à quelques kilomètres de la sortie de la commune. C’est là que la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables se transforme en kilowattheures. Flash back. Il y a 6 ans les équipes de Nareva, filiale de SNI, ont décidé d’être partie prenante de l’ambitieuse stratégie marocaine du développement de 2.000 MW en énergie éolienne. Energie éolienne du Maroc (EEM) filiale de Nareva (75%) et CIMR (25%), a vu le jour pour porter 3 parcs éoliens: Akhfennir (100 MW), Foum el Oued (50 MW) et Haouma (50 MW)). En 2013, Nareva a réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions de DH.
Au parc d’Akhfennir, le spectacle est impressionnant sans pour autant agresser le regard ou bousculer la quiétude du désert. Aujourd’hui, Eole est généreux. La vitesse du vent est de 8 m par seconde. En fait, les éoliennes ne donnent le maximum de leur rendement que dans un intervalle de vitesse du vent bien précis. En dessous de 3m par seconde, les pales ne tournent pas et au-delà de 25 m par seconde, l’opération devient trop dangereuse et entraîne un arrêt immédiat du mécanisme. Le site d’Akhfenir est connecté à deux départs sur le réseau ONEE vers Tan-Tan et Laâyoune. Une bonne partie de la consommation de Tan-Tan est couverte par le parc. Toutefois, l’énergie éolienne est tributaire du bon vouloir du vent. Par moment, la production est faible ou bien elle est excédentaire. Un vrai gâchis en l’absence de technologie de stockage. Les éoliennes ne sont que la partie émergente de l’iceberg. Pour supporter les 200 tonnes de chaque structure, d’importantes fondations sont construites. S’y ajoute un véritable réseau de câbles souterrains qui relie l’éolienne jusqu’à la ligne aérienne puis au poste. Impossible de s’aventurer dans le cœur de l’éolienne. L’opération nécessite un permis spécial accordé par le constructeur français Alstom. Après le succès du projet, le management vient

Sur le parc d’Akhfennir, Nareva a opté pour 61 éoliennes de marque Alstom. La mise en service a été opérée entre janvier et juillet 2013 sur plusieurs étapes

de décider de doubler la capacité d’Akhfennir (voir L’Economiste du 24 avril 2013).  Plus au sud d’Akhfennir, non loin de Laâyoune, Foum el Oued est le deuxième parc de l’EEM. La production du site est essentiellement dirigée vers l’OCP. Le dernier parc Haouma est près de Tanger. L’ensemble du projet EEM a nécessité un investissement de 3 milliards de DH. «Le projet contribue à hauteur de 10% dans la réalisation de l’objectif national d’installer 2.000 MW éoliens à l’horizon 2020», explique Ahmed Nakkouch, PDG de Nareva Holding. Il dispose d’un productible de 770 GWH/an, soit l’équivalent de la consommation de la ville d’Agadir. Etudes, travaux électriques, travaux de génie civil et tours des éoliennes ont été réalisés par des entreprises marocaines, soit un niveau d’intégration industrielle de plus de 40%. Les tours sont fabriquées dans les unités de Delattre Levivier Maroc.
Dans la même région Sud, Nareva porte un autre projet beaucoup plus important. Tarfaya, la ville qui a accueilli Saint

Ici les pales de la centrale de Tarfaya en attente de montage. Les travaux des grutiers pour monter les pales relève presque de l’horlogerie de haute précision. Chaque mouvement est calculé en fonction de la vitesse du vent

Exupéry, revendique aujourd’hui le plus grand parc éolien d’Afrique. Avec un statut de province, Tarfaya abrite 5.614 habitants. Le 3 avril dernier, la centrale a produit ses premiers KW. Ici, les travaux sont toujours en cours de réalisation: 88 éoliennes sont déjà montées sur 131. Les éoliennes sont signées Siemens pour une capacité de 300 MW. Nareva voit encore plus grand. La holding vient d’être pré-qualifiée pour le projet éolien de 850 MW en partenariat avec Taqa et Enel Green Power. «Un tel projet peut justifier l’installation d’un turbinier au Maroc grâce à un volume d’affaires important», estime Nakkouch. Ce n’est qu’à ce moment là que le Maroc peut revendiquer une place de

Investir dans les éoliennes requiert beaucoup de patience. Nareva estime le retour sur investissement sur 10 ans

choix sur l’échiquier mondial de l’éolien.


Ilham BOUMNADE

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