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Politique

Sahara
Une résolution du Conseil de sécurité très attendue

Par L'Economiste | Edition N°:4257 Le 17/04/2014 | Partager
Elle sera rendue publique aujourd’hui
La tension monte autour de la question des droits de l’homme
Le Roi met en garde contre l’adoption d’approches partiales et d’options périlleuses

Les observateurs ont jugé aberrante la comparaison contenue dans le dernier rapport du SG de l’ONU entre le Maroc et le Polisario en matière des droits de l’homme. Car, au moment où Rabat a multiplié les initiatives pour la protection des libertés des citoyens dans les provinces du Sud, les populations à Tindouf sont privées de leurs droits élémentaires

C’EST aujourd’hui que le Conseil de sécurité des Nations unies devra se pencher sur le rapport de Ban Ki-moon sur le Sahara, avant de procéder au vote d’une nouvelle résolution sur ce conflit. Le Conseil devra notamment voter une résolution liée au renouvellement de la mission de la Minurso jusqu’en avril 2015. Cette année encore, la tension est à son comble. Car, si le rapport du SG de l’ONU est, dans son ensemble favorable au Maroc, dans la mesure où il reconnaît les efforts menés dans ces régions depuis plusieurs années, la question des droits de l’homme continue de jouer aux troubles-fête. Surtout que Ban Ki-moon a fait allusion à la nécessité de renforcer la surveillance des droits de l’homme dans les provinces du Sud mais aussi dans les camps de Tindouf. Or, «cette comparaison entre le Maroc et le Polisario dans ce domaine est infondée et n’est pas raisonnable», de l’avis de Khelihenna Ould Errachid, président du Corcas. D’autant plus que Rabat a multiplié les initiatives pour renforcer la protection des citoyens dans les provinces du Sud, alors que les populations dans les camps de Tindouf sont privées de leurs droits les plus élémentaires. Pire, Ould Errachid a estimé qu’il est aberrant d’évoquer une détérioration des droits de l’homme dans la région, lorsque nous constatons ce qui se passe en Syrie ou en Afrique centrale. Quoi qu’il en soit, «le Maroc a le droit de rejeter toutes les dispositions portant atteinte à ses intérêts», est-il indiqué. Et Rabat semble effectuer un changement de cap dans ce sens. La récente nomination de Omar Hilale à la tête de la représentation diplomatique permanente du Maroc à l’ONU pourrait s’inscrire dans cette logique. Contrairement à son prédécesseur Mohamed Loulichki, Hilale est connu pour son franc-parler dans la confrontation avec les représentants des séparatistes ou de leur parrain algérien, notamment au sein du bureau des Nations unies à Genève. D’ailleurs, il n’a pas hésité à attaquer récemment l’attitude de l’Algérie, qui a «délaissé ses fonctions dans les camps, qui se retrouve dans une situation de fragilité, exploitée par les réseaux terroristes». Surtout face au désespoir des jeunes sahraouis, relevé notamment dans le dernier rapport de Ban Ki-moon. Désormais Rabat s’opposera à toute tentative de dénaturer le mandat de la Minurso, dont la mission se limite à l’observation du respect de l’accord de cessez-le-feu. Sinon, cela constituerait un dérapage du processus onusien visant l’aboutissement à une solution mutuellement acceptable. En clair, l’ONU sera en contradiction avec son rôle de médiateur impartial. D’ailleurs, le Souverain a été on ne peut plus clair sur ce point. Lors d’un entretien téléphonique avec Ban Ki-moon, à la suite de la publication de son dernier rapport, le Roi a mis en garde contre ce genre d’action. Il a insisté sur «l’impératif de préserver les paramètres de la négociation tels qu’ils sont définis par le Conseil de sécurité, de sauvegarder le cadre et les modalités actuels de l’implication de l’ONU et d’éviter les approches partiales, et les options périlleuses».
Aujourd’hui, le Maroc semble déterminé à défendre le bien-fondé de sa cause. Le Roi, qui est attendu à la ville de Dakhla, dans une visite qui coïncide avec la réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara, avait insisté sur cette approche. Le Souverain avait déclaré à plusieurs reprises que Rabat ne restera pas inactive devant l’intransigeance de l’autre partie et son refus d’une solution consensuelle.

Négociations sous haute tension

EN présentant le plan d’autonomie en tant que base de négociations, le Maroc a rompu le statu quo et a ouvert une brèche pour aboutir à une solution politique mutuellement acceptable. Néanmoins, face au dynamisme marocain, «l’Algérie et le Polisario n’ont pas été au rendez-vous de l’histoire», comme le souligne Khelihenna Ould Errachid. Ce membre de la délégation marocaine qui a participé à plusieurs rounds de négociations a affirmé que les ennemis de l’intégrité territoriale jouent la carte du temps, en noyant les discussions pour banaliser la proposition marocaine. Or, ce sont ces négociations qui risquent d’être avortées si les paramètres fixés par le Conseil de sécurité ne sont pas respectés. Cette instance onusienne avait mis l’accent sur le caractère sérieux, crédible et réalisable du plan d’autonomie. Or, les séparatistes du Polisario et l’Algérie veulent revenir à des options dépassées, qui ont prouvé leur inapplicabilité, de l’avis même de certains envoyés spéciaux de Ban Ki-moon. Il s’agit notamment du plan Baker et du référendum dont l’organisation s’est avérée irréalisable.

Mohamed Ali MRABI

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