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Evénement

Enfin, la Charte de la majorité signée

Par L'Economiste | Edition N°:4253 Le 11/04/2014 | Partager
Elle repose sur quatre principes fondamentaux
Les états-majors et les parlementaires en conclave en dehors de Rabat
L’élection du président de la Chambre des représentants ce vendredi

Les patrons, les états-majors et les députés de la majorité étaient jeudi en conclave à l’Institut Moulay Rachid, dans la forêt de Maâmoura, à quelques kilomètres de Rabat. L’objectif est de resserrer les rangs pour remporter la présidence de la Chambre des représentants mais aussi pour revigorer le gouvernement Benkirane II

C’EST le branle-bas de combat dans les états-majors des partis de la majorité. Abdelilah Benkirane, Salaheddine Mezouar, Mohand Laenser et Nabil Benabdellah ont convenu d’une grande réunion avec leurs états-majors et leurs parlementaires, jeudi en fin d’après-midi à l’Institut Moulay Rachid, dans la forêt de Maâmoura. L’heure est grave. Car l’ouverture de cette session du printemps de la Chambre des représentants ce vendredi est différente des autres. Son ordre du jour prévoit l’élection du président de cette Chambre. La majorité a son candidat. Il s’agit de Rachid Talbi Alami, chef du groupe parlementaire du RNI, ancien ministre du gouvernement Driss Jettou et président du Conseil de la région Tanger-Tétouan. Il affrontera le président sortant Karim Ghellab, soutenu par les quatre partis de l’opposition. L’objectif de convoquer cette grand-messe le 10 avril, la veille de l’ouverture du Parlement et de l’élection du président, vise aussi à resserrer les rangs pour remporter cette bataille politique. Elle veut mobiliser l’ensemble des parlementaires pour voter en faveur du candidat de la majorité. Les chefs, qui ne veulent pas risquer un camouflet politique, insistent sur la présence massive des députés. Et pour cause, ils disposent à peine de 24 sièges d’avance sur l’opposition.
Cette mobilisation vise à insuffler une nouvelle dynamique à la coordination de l’action parlementaire pour que le travail de la majorité soit plus fort, visible et mieux mis en avant, souligne un chef de parti de la majorité.
D’ailleurs, à l’occasion de ce grand rendez-vous, on procédera à la signature de la Charte de la majorité. En fait, il s’agit d’une version amendée de celle paraphée en décembre 2011. Ainsi, la Charte repose sur quatre principes fondamentaux que sont l’action commune, l’efficacité dans l’exécution, la transparence dans la gestion et la solidarité dans la responsabilité. Autant de principes qui n’ont pas été observés au cours de ces deux dernières années d’exercice. D’ailleurs, le départ de l’Istiqlal de la majorité démontre que cette structure ne fonctionne pas. Aujourd’hui, les chefs des partis ont décidé de la remettre sur les rails, avec un nouveau souffle. Le principal changement réside dans la composition de la présidence de la coalition qui ne sera plus composée de deux membres de chaque parti comme par le passé.
Désormais, seuls les secrétaires généraux des partis de la coalition gouvernementale y siégeront. Et si la situation ou l’ordre du jour de la réunion l’exige, ils pourront faire appel à une autre personne. En tout cas, les patrons des partis sont conscients des insuffisances de la première mouture et de la nécessité d’activer les réunions périodiques de la présidence de la coalition gouvernementale. C’est de cette manière qu’ils pourront renforcer la concertation et la communication entre toutes les composantes de la coalition, note un responsable politique. En pratique, il s’agit de mettre en place des commissions qui se réunissent périodiquement pour préparer les dossiers avant de les soumettre aux secrétaires généraux des quatre partis.
La Charte stipule, par ailleurs, que la prochaine coalition gouvernementale oeuvrera à coopérer et à dialoguer avec l’opposition, dans le but de lui permettre de remplir son rôle constitutionnel et politique.

Les priorités

LA majorité va profiter de cette assistance pour présenter les grandes lignes du programme d’actions prioritaires, décliné en axes dont le premier vise la relance de l’économie, à travers plusieurs mesures dont certaines sont relatives aux PME en vue de leur réserver une part de la commande publique. Les grandes réformes de la compensation, de la fiscalité et des retraites occupent une grande place. L’autre axe porte sur le volet social. Des mesures portent sur la promotion de l’emploi mais aussi le recadrage de certains programmes comme Moukawalati, Idmaj... Elles visent également une meilleure adaptation de la formation professionnelle au marché de l’emploi. En outre, le dispositif appelle le gouvernement à la nécessité de relancer le dialogue social. Ce qu’il devra faire la semaine prochaine.

Mohamed CHAOUI

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