×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

Matières premières: Pas de répit à l’horizon

Par L'Economiste | Edition N°:4221 Le 26/02/2014 | Partager
L’impact sera plus lourd pour les économies émergentes
La maîtrise de l’inflation sera un enjeu essentiel
La compétitivité des entreprises locales également en jeu avec la décompensation

Le yoyo des prix des matières premières va encore

Pour les participants à la conférence internationale sur la volatilité des prix, l’atténuation de la transmission de la hausse des prix internationaux aux prix domestiques dépendra notamment de la réactivité des Banques centrales dans les économies émergentes

mettre le budget de plusieurs Etats sous pression. A commencer par le Maroc qui vient à peine de démarrer la mise en œuvre de la réforme de la compensation. Moins significative il y a encore quelques années, la charge liée à la subvention des produits de base a flambé dans le sillage de l’envolée des prix des matières premières à l’international. Aujourd’hui encore, les perspectives d’évolution des prix ne sont guère rassurantes. La Chine qui souffle le chaud et le froid sur le marché des matières premières reste une énigme avec de surcroît une croissance économique qui s’essouffle.  En tout cas, la tendance  des prix des matières agricoles notamment semble inquiéter les experts. Plusieurs d’entre eux, réunis par OCP Policy Center, le FMI et le Centre pour la technologie et le développement économique de l’Université de New York ont entamé des discussions sur le sujet depuis hier 25 février à Rabat. Les débats se poursuivent aujourd’hui. «L’idée est de rehausser la qualité de la prise de décision», note Karim El Aynaoui, directeur général de OCP Policy Center.
Tous les pays ne sont pas exposés de la même façon à la hausse des prix. Les économies en développement sont jugées les plus vulnérables. Surtout que beaucoup d’entres elles sont fortement dépendantes du secteur agricole. «Lorsqu’il y a un choc inflationniste les attentes des économies avancées sont très ancrées alors que l’ont assiste à une montée en flèche de l’inflation dans les pays émergents», constate Prakash Loungani du FMI. Il faut dire que les économies émergentes n’ont pas la même flexibilité que celles avancées. Mais, le rôle de la Banque centrale est essentiel. «La réactivité de la Banque centrale peut jouer un rôle clé dans les pays émergents», poursuit Loungani. Globalement, la moitié du panier de l’indice des prix est composé de produits alimentaires, ce qui accélère la transmission de la hausse des prix des produits à l’international sur les tarifs domestiques.
Pour certains experts, le ciblage de l’inflation peut être une solution pour atténuer l’impact de la hausse des prix. Mais cette option est loin de faire l’unanimité. «Le ciblage de l’inflation pourrait être une décision couteuse. De plus, l’on court le risque de créer beaucoup de volatilité au niveau des produits non alimentaires», estime Stephen O’Connell, de l’Usaid. Bank Al-Maghrib, qui pourrait aller vers un ciblage de l’inflation à condition que les équilibres macroéconomiques soient rétablis, disposent là de quelques pistes de réflexion.

Compétitivité

La réforme de la compensation s’attaque dans un premier temps aux produits pétroliers. L’essence est totalement décompensée et la réduction de la subvention de l’Etat sur le prix du gasoil devrait s’effectuer graduellement. Mais jusqu’ici, les opérateurs manquent de visibilité sur les mesures d’accompagnement. Le risque d’une montée de l’inflation face à la vérité des prix reste important. «L’inflation des prix des produits pétroliers a un effet rapide sur la hausse des tarifs des denrées alimentaires», souligne Charan Singh, professeur à Indian Institute of management Bangalore. Au-delà de l’impact pour le consommateur final, les entreprises elles- mêmes ne sont pas épargnées. Le renchérissement des coûts va jouer sur leur compétitivité. Beaucoup d’entreprises méconnaissent aujourd’hui les outils d’optimisation d’achat des matières premières. De plus, le marché leur offre très peu d’alternatives.

Verbatim

 Laurence Ball,

vide

professeur d’économie à la Johns Hopkins University: «Les pays en développement ont besoin d’un ancrage pour qu’en cas de choc des prix, les effets soient transitoires et non persistants»

 

 

 Jomo Sundaram,

vide

directeur général adjoint pour le développement économique et social à la FAO: «des mesures de protections sociales sont essentielles pour la réduction de la pauvreté à moyen terme».


F. Fa

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc