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    Competences & rh

    Absentéisme
    Comment gérer le syndrome de la chaise vide?

    Par L'Economiste | Edition N°:4183 Le 31/12/2013 | Partager
    Réaménagement des postes, formations, tableaux d’indicateurs… les bases de la méthode
    Un signe de dysfonctionnement dû au stress et à des conditions de travail pénibles
    Embauche de travailleurs supplémentaires, baisse de la productivité… les conséquences

    L’absentéisme en entreprise est un fléau dû au stress, à des tensions relationnelles ou à une organisation inadaptée du travail. Pour le combattre, le manager peut  sensibiliser ses collaborateurs sur ses conséquences néfastes, promouvoir le télétravail ou encore développer les formations professionnelles

    AVEC l’accroissement du stress en entreprise, de plus en plus de salariés multiplient les journées d’absence, gonflant les chiffres de l’absentéisme. Un signe de mal-être que les dirigeants ne parviennent pas toujours à déceler et qui peut entraîner de graves conséquences pour l’organisation concernée. Mais quelles sont les véritables causes de ce signe de dysfonctionnement ? Et comment le manager doit-il s’y prendre pour ralentir ou venir à bout du phénomène?
    L’absentéisme en entreprise s’explique par de nombreuses raisons. Il est tout d’abord dû au stress et aux tensions relationnelles qui accentuent la fatigue des salariés, se «permettant» ainsi de ne pas se rendre au bureau durant un ou plusieurs jours de suite. Le syndrome de la chaise vide peut aussi s’expliquer par des conditions de travail pénibles, une organisation inadaptée, un management défaillant ou encore un déséquilibre entre vie familiale et vie professionnelle. «L’absentéisme est le plus souvent causé par une dégradation des conditions de travail suite à un changement organisationnel, ce qui engendre une baisse de motivation des collaborateurs», affirme dans ce sens Amine Chakof, consultant en management. 
    Différentes actions de prévention tertiaire telles que les crèches d’entreprise ou encore les services aux salariés peuvent s’avérer utiles pour améliorer le bien-être au travail, mais reste insuffisantes. Aussi, pour lutter efficacement contre l’absentéisme, le manager doit avoir recours à des moyens permettant d’agir en profondeur et de façon durable sur les conditions de travail. Tout d’abord, il est conseillé selon l’expert de sensibiliser ses collaborateurs en insistant sur l’importance de leur présence au sein de l’entreprise et l’impact négatif de leur absence, qui peut en effet entraîner une baisse des ventes ou encore des parts de marché. Autre solution efficace selon Amine Chakof, responsabiliser davantage les salariés en leur accordant une plus grande autonomie et en leur fixant des objectifs en adéquation avec leurs compétences. Une manière de les impliquer et de les valoriser davantage, ce qui réduira à coup sûr leur besoin de s’absenter. L’on peut également tenter de réaménager les postes, de promouvoir le télétravail ou des horaires flexibles, de développer des formations professionnelles ou encore de systématiser des entretiens de retour après une longue absence. Le manager peut aussi suivre, semaine après semaine, les chiffres de l’absentéisme de ses collaborateurs via la mise en œuvre d’un tableau de bord composé d’une quinzaine d’indicateurs RH.

    De lourdes conséquences

    L’absentéisme peut avoir de sérieuses retombées pour l’organisation s’il est amené à persister et à se produire trop souvent. Ainsi, ce fléau peut occasionner des coûts directs tels que les coûts d’embauches de travailleurs intérimaires et de remplaçants et donc coûter cher à l’entreprise selon le consultant. Autre retombée indésirable, une baisse de la productivité et de la performance des salariés qui peut nuire sévèrement à l’organisation du travail. «Un dérèglement organisationnel peut se produire suite à des absences trop fréquentes. Cela peut se traduire par exemple par des retards de livraison, le non-respect des délais de production ou une perte de temps», explique dans ce sens Amine Chakof. Et ce n’est pas tout. L’image de l’entreprise peut également être touchée. Par ailleurs, sur le plan social, des absences à répétition peuvent altérer le climat social de l’organisme. «Le non-remplacement d’une personne absente en entreprise surchargerait les autres collaborateurs et pourrait aller jusqu’à les démotiver par la suite», confie le consultant.

    K. M.

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