×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Competences & rh

    Comment la tutelle accompagne la recherche

    Par L'Economiste | Edition N°:4183 Le 31/12/2013 | Partager
    Carence en chercheurs actifs en sciences humaines et sociales
    Les acteurs de l’enseignement doivent s’impliquer aussi dans la R&D
    Le biomédical en tête

    Améliorer la R&D afin d’atteindre 1% des financements au niveau du PIB à court terme est un objectif primordial inscrit dans la stratégie 2025. Le développement de la coopération demeure une action capitale pour y aboutir, souligne Soumia Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche

    - L’Economiste: Quels sont les mécanismes mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur afin d’accompagner la coopération scientifique?
    - Soumia Benkhaldoun: Notre département est conscient de l’importance de la coopération à l’échelle nationale et internationale en matière de la recherche scientifique puisqu’il s’agit d’un pilier incontournable du développement socioéconomique. Au niveau national, le partenariat public privé est l’une des mesures phares sur lesquelles nous tablons. L’objectif est de diversifier et mobiliser les ressources financières nécessaires à la promotion de la recherche, en mettant l’accent sur le rôle des universités et des centres de recherche scientifique.
    Plusieurs accords cadre ont été signés, notamment avec le groupe OCP qui vise en outre à renforcer les capacités des universités et des chercheurs à travers un fonds dédié de 80 millions de DH. Récemment, plusieurs autres conventions ont été conclues avec le ministère de l’Energie et des Mines. D’autres sont en cours en coopération avec quelques départements ministériels.
    - Qu’en est-il de la coopération à l’échelle internationale?
    - Nous avons adopté une politique proactive, quant à ce volet. De nombreux partenariats ont été noués avec des pays afin d’oeuvrer à la création et le soutien  de projets bilatéraux et multilatéraux. Ceci constitue une locomotive, un processus de développement, basé davantage sur l'économie du savoir que sur l'exploitation des ressources naturelles. D’ailleurs, la stratégie 2025 de recherche scientifique accorde une place majeure à la coopération quelle que soit sa nature. La loi 01-00 a constitué un véritable levier permettant de s’aligner sur les normes internationales et renforcer davantage la coopération.
    Le Plan d’action du ministère 2012-2016  a aussi consacré un axe spécifique à la coopération internationale qui vise à développer une stratégie cohérente et intégrée s’articulant autour du renforcement et de la diversification des programmes de coopération internationale.
    - Quelles sont les mesures adoptées ou en cours afin de motiver les chercheurs?
    - Aujourd’hui, nous avons mené plusieurs actions afin d’améliorer les infrastructures de recherche de l'information scientifique et technique dont l’objectif est de promouvoir les conditions de travail. Il y a eu la création des plateformes d'analyses mises à la disposition des chercheurs, d’unités d’appui technique à la recherche (UATRS) relevant du CNRST, plateformes d'analyse régionales (Fès, Marrakech, Casablanca,…). Par ailleurs, nous avons aussi démarré des actions de financement de projets sur la base d’appels nationaux. Parallèlement, près de 700 bourses d’excellence ont été octroyées aux étudiants méritants. Pour la première fois, durant cette année, nous avons organisé la première édition de la médaille de la science et de la technologie.
    Ainsi, si les chercheurs seniors ont bénéficié des actions déployées en faveur de la R&D, les enseignants-chercheurs ont eux aussi été visés à travers des actions de valorisation des activités et des compétences ainsi que d'ouverture sur le monde socioéconomique.

    - Pouvons-nous parler d’un bilan positif en matière de R&D?
    - Le plan d’urgence achevé, il y a près d’une année, a consacré quelque 700 millions de DH à la promotion de la recherche scientifique dans les universités. Il a visé l'amélioration de la gouvernance des structures de la recherche scientifique, le développement de leur rendement ainsi que l'encouragement du partenariat. Le secteur des télécoms a aussi connu une véritable amélioration en matière de la R&D à travers la création du Fonds national de soutien à la recherche scientifique et au développement technologique. De plus, le ministère de l’industrie a mis en place une commission spécialisée en télécoms et a lancé plusieurs appels à projets dans le domaine des télécommunications. Environ 63 projets ont été retenus pour une enveloppe de 51,4 millions de DH.
    Durant 2013, une multitude d’initiatives ont été prises dont l’événement phare est le  lancement des appels à projets pour la première fois à travers un fonds marocain. Le financement pouvant atteindre 300 millions de DH et cible toutes les thématiques prioritaires de la recherche & développement.

    - Quel domaine connaît une évolution positive en matière de recherche?
    - D'une manière générale, c'est le domaine de la recherche biomédicale qui a connu une évolution positive durant ces dernières années. Pour cause, il est le secteur prioritaire connaissant un appui institutionnel de la part des ministères chargés de la Santé et de l’Enseignement supérieur.

    - Quelle  spécialité souffre de manque de chercheurs?
    - La plupart des spécialités en sciences humaines et sociales manquent de chercheurs actifs qui mènent des travaux de recherche de haut niveau. S'ajoutent à cela certains domaines de pointe tels que les nanotechnologies et d'autres spécialités avancées en sciences de l'ingénieur.


    Propos recueillis par  Rajaa DRISSI ALAMI 

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc