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    Economie

    Les agriculteurs auront bientôt des «coachs»

    Par L'Economiste | Edition N°:4183 Le 31/12/2013 | Partager
    Le projet de loi sera examiné au Parlement à partir du 22 janvier
    L’objectif est d’offrir un encadrement de qualité et de proximité
    L’externalisation motivée par le vieillissement du personnel de la tutelle

    Le projet de loi relatif à l’organisation de la profession de conseiller agricole, adopté en juin dernier par le Conseil de gouvernement, vient d’arriver au Parlement. Le texte devrait être examiné à partir du 22 janvier par les membres de la Commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants. En effet, «ce texte va permettre aux agriculteurs d’être accompagnés par des professionnelles, notamment des agronomes et des techniciens», explique Said Chbaatou, président de la commission. C’est d’ailleurs l’objectif de la tutelle qui souhaite professionnaliser l’encadrement des agriculteurs et préparer l’émergence d’un corps de consulting opérationnel. Le but étant d’externaliser les services de conseiller agricole. Mais il ne s’agira pas d’un désengagement total de l’Etat puisque le texte prévoit la mise en place d’un cadre contractuel pour l’encadrement des producteurs et des associations professionnelles. D’autant que le conseiller est tenu d’adresser à l’Administration un rapport annuel sur les activités réalisées. A défaut d’un rapport, l’Administration a la latitude de suspendre l’agrément.
    En fait, l’externalisation de cette activité est motivée par le vieillissement du personnel de la tutelle, de la faiblesse des possibilités de recrutement alors que la demande pour un encadrement de proximité et de meilleure qualité ne cesse de croître. Pourtant, le budget de fonctionnement consacré par la loi de Finances de 2014 au ministère de l’Agriculture a augmenté de 16%, passant de 1,9 milliard de DH en 2013 à 2,2 milliards pour la prochaine année.
    En tout cas, les conditions d’éligibilité fixées par ce projet de loi pour l’obtention de l’agrément ne sont pas des moindres. Parmi elles la nécessité pour les personnes physiques d’être titulaires d’un diplôme en agronomie ou de tout autre diplôme répondant aux exigences de la profession. C’est une manière de préserver l’efficience des prestations fournies aux agriculteurs. Concrètement, de lourdes tâches attendent les conseillers agricoles. Ils devront notamment assister l’agriculteur dans la maîtrise des techniques de production durant les différentes étapes de production. Leurs prestations s’étendent également à la réalisation de projets de développement agricole individuels ou collectifs au profit des agriculteurs et des organisations professionnelles. Mieux, ils pourront accompagner les entreprises dans l’analyse du fonctionnement de l’exploitation agricole tout en  leur proposant des modèles de développement. En clair, leur expertise pourra être dispensée sous forme de formation ou d’information.
    Bien que ce projet de loi ait été favorablement accueilli, Said Chbaatou estime que l’objectif de réglementer cette activité, qui reste informelle, est difficile à atteindre. «Mais ce n’est qu’un début. Il reste encore à établir les décrets d’application, notamment celui qui détermine le rôle de l’Administration et fixe les conditions et modalités d’octroi, de renouvellement, de suspension et de retrait de l’agrément», dit-il.

    Sanctions

    La réglementation des services de conseiller agricole fait partie des principaux objectifs du projet de loi qui sera prochainement examiné par la Commission des secteurs productifs de la Chambre des représentants. L’idée est de lutter contre l’exercice illégal de cette profession. Les sanctions prévues par ce texte permettront d’y parvenir. En effet, toute personne qui, sans être titulaire d’un agrément, utilise le titre de conseiller agricole encourt une amende de 50.000 DH à 100.000 DH. Le montant est porté au double en cas de récidive.

    H. B.

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