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    Economie

    La nouvelle lune de miel entre Rabat et Doha

    Par L'Economiste | Edition N°:4182 Le 30/12/2013 | Partager
    La visite de l’émir du Qatar devrait dynamiser l’investissement
    Versement attendu d’un don de 1,25 milliard de dollars

    Les deux économies en chiffres

    Contrairement aux Emirats Arabes Unis, voire l’Arabie Saoudite, fortement présents au niveau économique au Maroc, l’implication du Qatar y est encore timide, malgré l’existence de quelques canaux de coopération entre les opérateurs des deux pays

    Source: L’Année stratégique 2013, Iris

    •La visite officielle que vient d’achever l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al Thani au Maroc dépasse le simple cadre de courtoisie diplomatique pour beaucoup d’observateurs. C’est aussi le signe d’un nouvel élan que Doha et Rabat veulent imprimer aux relations entre les deux pays. L’heure des incompréhensions et de la méfiance est terminée. Des deux côtés, c’est surtout la dynamisation des échanges économiques et de la coopération qui est privilégiée. «Le facteur générationnel entre le roi du Maroc et l’émir du Qatar est à prendre en compte, tous deux partageant la même approche pragmatique et réaliste», explique Mustapha Sehimi, professeur de droit et politologue.
    A ses interlocuteurs marocains, l’émir du Qatar a confirmé que l’émirat va débloquer rapidement sa quote-part (1,25 milliard de dollars) du don promis par le Conseil de la Coopération du Golfe (CCG) au Maroc. Au-delà de ce soutien financier, les deux pays ont posé les bases pour développer les relations économiques. Quatre conventions ont été signées à Marrakech: une sur la non-double imposition et la lutte contre l’évasion fiscale pour inciter les investisseurs qataris à s’impliquer dans l’économie du Maroc. La deuxième est un mémorandum d’entente sur «la participation du Qatar dans le financement des projets de développement dans le Royaume». Doha et Rabat ont également convenu d’accélérer leur coopération dans les domaines scientifique, technique et administratif dans le secteur industriel. Il reste à décliner en projets concrets l’esprit de cet accord. Le petit émirat va par ailleurs s’engager activement dans la réalisation des projets d’infrastructures au Maroc.

    Impact de la tournée royale dans le Golfe

    Contrairement aux Emirats Arabes Unis, voire l’Arabie Saoudite, fortement présents au niveau économique au Maroc, l’implication du Qatar y est encore timide, malgré l’existence de quelques canaux de coopération entre les opérateurs de deux pays, comme le Conseil d’affaires maroco-qatari entre la CGEM et la Chambre de commerce du Qatar, créé en 2011. Les échanges commerciaux ne suivent pas, selon le Conseil. Les exportations marocaines vers le Qatar sont estimées à moins de 10 millions de dollars. Dans l’autre sens, les importations ne dépassent pas 80 millions de dollars. Pareil pour les investissements, 25 millions de dollars. Autant dire epsilon comparé aux milliards que mise le petit émirat dans les acquisitions et les placements dans les économies occidentales.
    La tournée royale dans les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) en 2012 aura été un investissement marketing et politique qui porte aujourd’hui ses fruits. En plus de marquer la solidité des rapports entre le Maroc et les pétromonarchies, elle avait permis à Rabat de décrocher une promesse ferme d’un don de 5 milliards de dollars. Le déblocage de la part de l’émirat est une des grosses attentes de cette visite côté marocain, pronostique Sehimi.


    Amine ATER

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