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    Patrons: Comment apprendre à lâcher prise

    Par L'Economiste | Edition N°:4173 Le 17/12/2013 | Partager
    Fixer les tâches et leurs objectifs, choisir le délégataire idéal… Les clés de la méthode
    Le suivi et le bilan de sa mission également essentiels
    Un moyen d’impliquer les collaborateurs et les rendre plus efficaces

    Déléguer s’avère essentiel pour faire évoluer une entreprise. Afin de correctement passer le flambeau, le manager doit avant tout définir avec précision les tâches à confier et les moyens nécessaires à leur mise en œuvre. Il doit ensuite mettre la main sur un délégataire possédant les compétences et les connaissances nécessaires en étudiant les motivations de ses collaborateurs ou en recrutant de nouveaux profils plus adaptés

    Essayer de tout faire seul et dans les temps relève de l’impossible en entreprise. Il s’avère nécessaire à un moment donné de faire confiance à ses collaborateurs et de déléguer une partie de ses tâches pour son bien mais également pour le bien de l’organisation. Mais dans la pratique, ce n’est pas aussi simple. Quelles sont les étapes clés à suivre pour déléguer correctement et efficacement? Quels sont les enjeux mais aussi les risques pour l’entreprise?
    Bien des entrepreneurs sont en fait réticents à l’action de déléguer. Cela est souvent dû à une mauvaise communication ou encore à l’incapacité de faire confiance à quelqu’un. Pourtant, pour pouvoir faire évoluer son entreprise, il est important d’agrandir son équipe de travail.
    Pour bien déléguer, il est conseillé de déterminer les tâches qui doivent être conservées et celles qui doivent être données. Il s’agit concrètement pour le manager de repérer et de lister les actions en privilégiant celles sortant de son expertise et demandant beaucoup de temps. Les tâches pouvant facilement être exécutées par d’autres personnes doivent également être choisies et donc confiées à une tierce personne. Une délégation performante passe également par la fixation des règles bien  précises. Ainsi, dès le départ, le manager doit correctement définir la tâche en elle-même ainsi que ses objectifs, les moyens nécessaires afin de la réaliser, les marges de manœuvre et les pouvoirs dont disposera le collaborateur concerné, les échéances ainsi que les délais. Un véritable plan contenant le résultat final ainsi que les différentes étapes permettant de l’atteindre. En troisième lieu, le manager doit choisir la personne de son équipe la plus apte à prendre en charge les tâches choisies. Pour cela, une bonne connaissance de ses collaborateurs et de leurs compétences s’avère fortement conseillée. Il peut pour cela étudier les motivations et les méthodes de travail de chacun, voire aller jusqu’à établir une cartographie des compétences. Si aucun profil ne correspond, le manager peut alors passer par l’embauche d’une nouvelle personne. Après avoir mis la main sur le collaborateur idéal, le manager doit lui communiquer clairement les attentes et la nature exacte des résultats finaux, mais pas seulement. Il doit aussi responsabiliser l’employé en question en lui expliquant les conséquences d’objectifs et de quotas non atteints pour l’entreprise. Enfin, la cinquième étape pour bien déléguer consiste à accompagner le délégataire en assurant un suivi tout au long de sa mission ou de ses tâches. Cela implique entre autres la mise en place de rendez-vous réguliers ou encore l’instauration d’un calendrier permettant de dresser un bilan et de faire le point à chaque fin de mission. Objectif : mesurer les progrès accomplis par le collaborateur et vérifier que les buts initiaux ont été atteints. «A la fin de chaque mission ayant fait l’objet d’une délégation, le manager doit dresser un bilan des actions du délégataire en précisant les points forts ainsi que les axes d’amélioration», confie dans ce sens Amine Chakof, consultant en management.
    Déléguer ses tâches est une stratégie pourvue de bon nombre d’avantages. Tout d’abord, cela incite les collaborateurs à nouer des liens de confiance avec l’employeur et à accomplir leurs fonctions de manière plus performante selon Chakof. «Se sentant reconnus, les employés s’investissent de plus en plus dans leur travail», explique-t-il. Un levier de motivation qui permet ainsi à l’entreprise de progresser et d’assurer une continuité pérenne sur le marché. Autre point positif et non des moindres, permettre au manager de se concentrer sur les tâches les plus importantes et stratégiques, cruciales pour le développement et l’expansion de l’organisation.

    Tensions

    Cependant, déléguer des tâches peut aussi comporter certaines contraintes. Ainsi, cela peut être à l’origine de tensions entre les différents collaborateurs d’une entreprise et altérer par la même occasion le climat social. «Les délégataires peuvent être mal perçus par les autres salariés, se demandant pourquoi ils ne bénéficient pas aussi du même traitement», confie dans ce sens le consultant. D’autre part, les collaborateurs peuvent interpréter la délégation comme étant un moyen utilisé par le manager pour fuir ses responsabilités.

    Karim AGOUMI

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