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    Régions

    Agadir/tourisme rural
    Les professionnels à la recherche d’une stratégie

    Par L'Economiste | Edition N°:4172 Le 16/12/2013 | Partager
    Des programmes depuis 40 ans mais pas de véritable politique en la matière
    Le produit pas assez marketé
    L’anarchie urbanistique nuit à l’activité

    La destination Agadir tente par tous les moyens de diversifier son produit. Le tourisme rural est particulièrement une niche sur laquelle la région veut se positionner ces dernières années. Le programme de micro-entreprise touristique mené par le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa qui a généré un grand nombre d’établissements touristiques dans l’arrière-pays d’Agadir est une des actions dans ce sens. Leur gestion et pérennité butent encore cependant sur la promotion du produit et sa commercialisation. Le sujet était justement au cœur du débat lors d’une rencontre organisée dernièrement par le Conseil régional du tourisme d’Agadir en partenariat avec le Réseau de développement touristique rural (RDTR). Mettre en place une feuille de route et une démarche en synergie est un des objectifs de ce meeting car, si les programmes s’enchaînent depuis plus de 40 ans, il n’y a pas encore de véritable stratégie dédiée à cette filière. «Jusqu'à présent, aucune politique touristique n'est encore élaborée en faveur des régions de montagne, en plus de l'absence d'une politique économique spécifique», souligne Brahim Moudoud, enseignant-chercheur et consultant en tourisme et développement local. Les changements opérés dans les habitudes du marché des voyages ont toutefois incité les institutionnels, depuis le milieu des années 80, à mettre en valeur des espaces susceptibles de constituer une offre supplémentaire du produit touristique national. Il n’en reste pas moins que ces actions ne sont pas véritablement la composante d'une stratégie touristique nationale, ni un volet d'une politique économique et sociale bien élaborée, poursuit-il. Après une mise en veilleuse de l’activité de 1993 à 2003, le programme de pays d’accueil touristique (PAT) a été lancé et exécuté par l’Usaid. Aujourd’hui, le projet Quariati est le chantier à l’ordre du jour. Un concept qui laisse sceptiques certains experts. Ces derniers dénoncent l’absence d’études d’impact sur les milieux, les écosystèmes et les autochtones. Pour l’heure, ce qui engendre des nuisances dans l’arrière-pays du Souss c’est le phénomène des constructions anarchiques. Cette prolifération de l’habitat anarchique cause la perte d’arganiers. Une situation qui se conjugue à la dégradation de la nappe phréatique. Et ce en raison des rejets des eaux usées en pleine nature, mettant en danger la nature et la salubrité des lieux ainsi que ses potentialités touristiques. Ceci sans oublier que le commerce des infrastructures touristiques sur les lieux est compromis.  Difficile de mettre en place dans ces conditions une charte qualité.


    Le phénomène de l’habitat anarchique engendre de fortes

    nuisances sur l’environnement dans l’arrière-pays touristique

    et compromet le commerce des établissements et leurs retombées sur les localités


    De notre correspondante, Malika ALAMI 

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