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    Economie

    Forum interparlementaire franco-marocain
    «Miser sur l’atout de la diversité au sein des Parlements»

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager

    Pour Jean-Pierre Bel, président du Sénat français, le Parlement marocain doit «essayer d’ouvrir ses portes en organisant de larges concertations sur toutes les lois dont il sera saisi»

    Jean-Pierre Bel, président du Sénat français, a été on ne peut plus clair: le Forum interparlementaire franco-marocain constitue une nouvelle pierre dans l’édifice de partenariat entre les deux pays, favorisant ainsi l’implication des différents courants politiques.

    - L’Economiste: Vous participez au Forum interparlementaire franco-marocain à Rabat. A quoi servent ces types de rencontres?
    - Jean-Pierre Bel: Ce forum est une première dans l’histoire des relations entre la France et le Maroc, et il prouve l’approfondissement de nos liens. Certes, par le passé, nos gouvernements, nos groupes d’amitié, nos commissions des affaires étrangères ont toujours été en contact. Le forum interparlementaire apporte une nouvelle pierre à cet édifice. Car, seuls les Parlements représentent un pays dans toute sa diversité et peuvent se faire l’écho des aspirations de la société civile. Il pourra également être l’occasion d’avancer sur des questions plus précises comme la coopération en matière d’enseignement supérieur, de développement durable, d’aéronautique…

    - L’amélioration des échanges économiques, la sécurité dans la région du Sahel,… autant de sujets qui intéressent les deux pays. Comment appréciez-vous le niveau de coopération entre le Sénat français et la Chambre des conseillers?
    - Cette coopération ne part pas de zéro. Mais nous pouvons aller plus loin. Pour renforcer la coopération interparlementaire, les pistes sont nombreuses. Nous pourrions, par exemple, intensifier les rapports entre nos commissions permanentes, mettre en place des programmes d’échange pour les parlementaires et les fonctionnaires marocains, étudier comment les parlementaires de nos deux pays peuvent travailler de concert dans les instances internationales…

    - La question du Sahara occupe une place centrale dans l’agenda des parlementaires marocains. Pensez-vous que la diplomatie parlementaire est en mesure de contribuer à la solution de ce conflit?
    - J’en suis convaincu. Sur des sujets sensibles, la diplomatie parlementaire a fait ses preuves par le passé, car elle est source de dialogue et d’écoute. Elle peut donc faire avancer des négociations difficiles. Et le partenariat d’exception qui lie la France et le Maroc ne peut être qu’un atout pour progresser sur ce dossier. Mais les Parlements, s’ils peuvent contribuer à résoudre ce conflit, ne pourront pas agir seuls. Il est nécessaire que toutes les parties comprennent que le statu quo n’est plus tenable.

    - Le Parlement marocain vient de célébrer son cinquantenaire. Quel regard portez-vous sur l’expérience parlementaire marocaine?
    - Le chemin parcouru depuis 50 ans a été immense. Président du Sénat français, je suis naturellement très attaché à la défense des droits du Parlement et je ne peux que me réjouir de l’évolution du Parlement marocain, qui n’a cessé de conquérir de nouvelles prérogatives. De grandes avancées ont été accomplies en 1996 et en 2011. Je gage qu’elles ne sont qu’une étape dans un processus plus vaste, et que le Parlement marocain, comme d’ailleurs le Parlement français, a vocation à se voir doté de pouvoirs renforcés dans les années à venir.
    - La Constitution de 2011 a accordé au Parlement de larges attributions. Quels sont les leviers sur lesquels il doit agir pour renforcer son rôle?
    - Le domaine d’action du Parlement a, en effet, été considérablement élargi. Le Parlement peut désormais intervenir sur des questions cruciales pour les Marocains, comme le statut de la famille et l’état civil, les médias, l’organisation judiciaire, les transports… Mais d’expérience je sais qu’il s’écoule toujours un laps de temps entre le moment où une réforme est adoptée et celui où elle entre vraiment dans les mœurs, dans les pratiques. Le seul conseil que je pourrais donner au Parlement marocain, c’est de s’approprier pleinement ses compétences, de les exercer à fond.

    - Vous avez prévu une rencontre avec la société civile marocaine. Quels en sont les objectifs?
    - Il est fondamental de connaître le sentiment de la société civile sur le partenariat franco-marocain. Les relations entre nos deux pays doivent aussi tenir compte des souhaits des citoyens. Cette rencontre sera donc l’occasion de connaître les attentes de la société civile marocaine pour mieux y répondre, et d’évoquer certains thèmes particuliers qui ont un impact fort sur la population. Je pense à l’éducation, avec notamment la perspective de voir s’implanter au Maroc des établissements délivrant des diplômes français, à la formation, à la mobilité…


    Propos recueillis par Mohamed CHAOUI

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