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    Economie

    Employabilité des jeunes : Benkhaldoun révèle sa feuille de route

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager
    Plan d’action 2013-2016
    67,9% des jeunes sont touchés par le chômage

    «Le modèle actuel marocain est faiblement créateur d’emploi », tel est le constat de Bruno Pouezat, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement. Ce dernier s’est exprimé sur les enjeux de l’employabilité des jeunes, lors du forum consacré à cette thématique la semaine dernière. Une rencontre qui avait pour thème le «Bilan de l’employabilité des jeunes au Maroc : Améliorer le cadre socio-économique et juridique», organisée à Rabat par le Crisis Management Initiative (CMI), un organisme non gouvernemental finlandais. Certes, le taux de chômage s’est nettement réduit depuis le début des années 2000, passant de près de 13% à 8.8% aujourd’hui. Mais il n’en demeure pas moins que les 15-29 ans restent les plus touchés par ce fléau (67.9% selon le HCP). Le Maroc est caractérisé par une population jeune : les 15-24 représentent actuellement 11,9 milliards d’individus. Un chiffre en constante augmentation. La corrélation de ces deux phénomènes, chômage et augmentation de la population jeune, relance le débat sur l’employabilité des jeunes. Un défi majeur pour le gouvernement. Le Maroc fait désormais du chômage une priorité nationale, selon Christina Harttila, l’ambassadrice de la Finlande au Maroc.
    La majorité des acteurs institutionnels et les experts se sont accordés sur l’importance de créer une adéquation entre les formations dispensées et les attentes du marché de l’emploi. « Il est nécessaire de mettre en place un cadre socio-économique stable afin de renforcer la confiance des jeunes», a ajouté Christina Harttila. Soumiya Benkhaldoun, ministre déléguée auprès du ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, s’est voulue rassurante. Selon elle, la question de l’emploi et de la lutte contre le chômage des jeunes préoccupe non seulement son département, mais fait également partie des priorités du chef du gouvernement. Les nombreuses initiatives en faveur de l’emploi, enclenchées ces dernières années, en sont les preuves les plus concrètes, a-t-elle ajouté. Le programme «Initiative emploi», la mise en place de formations qualifiantes ou encore les nombreuses conventions signées avec la CGEM viennent corroborer la lutte contre le chômage. Plusieurs efforts ont aussi été déployés tant au niveau des infrastructures (pour améliorer notamment la capacité d’accueil des établissements d’enseignement supérieur), des ressources humaines et de la recherche scientifique. L’ensemble de ces points entre dans le plan d’action élaboré par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Un plan d’action qui devra porter ses fruits à l’échéance 2016. Parmi les objectifs de cette initiative: la diversification des filières et des formations, le renforcement du cycle doctoral, l’optimisation des offres d’emploi, le renforcement de l’apprentissage des langues et l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur. Autre point tout aussi important, mentionné par Soumiya Benkhaldoun, c’est la création d’une complémentarité entre le privé et le public, ce qui permettra de diversifier les offres de formation. L’ensemble de ces mesures devrait permettre, à l’horizon 2016, d’augmenter le nombre d’inscriptions dans les établissements d’enseignement supérieur, d’améliorer la qualification des jeunes actifs. Par ailleurs, le gouvernement espère orienter 35% des étudiants vers des licences professionnelles et 60% d’entre eux vers des masters spécialisés.
    Le département de l’Enseignement supérieur est également conscient du fait que l’adoption des nouvelles technologies de l’information et de la communication est une condition sine qua non pour appréhender le marché du travail. Le plan Maroc Numeric l’a d’ailleurs bien démontré, avec la création de près de 26.000 postes.
    Le plan Maroc Azur, le pacte national Emergence, le plan Maroc Vert, le contrat-programme logistique… sont autant d’initiatives ambitieuses, certes, mais qui nécessitent un capital humain hautement qualifié. Le gouvernement compte mettre les bouchées doubles pour pallier le manque de profils qualifiés et booster une conjoncture nationale ouverte sur les marchés internationaux.

    Les attentes des Nations unies

    Les politiques socio-économiques menées par le Maroc sont tenues de répondre aux recommandations des «Objectifs du millénaire», élaborés par le programme des Nations unies pour le développement.
    Si le Maroc a démontré des améliorations sur certains volets, notamment la santé maternelle ou la lutte contre la pauvreté, il reste en revanche assez mauvais élève quand il s’agit de renforcer la parité homme-femme sur le marché du travail. Le dernier bilan provisoire, présenté par le Haut commissariat au Plan septembre dernier, démontre que les femmes n’occupent que 23.5% du marché de l’emploi. Un chiffre en régression puisqu’il s’établissait à 26.2% en 2000. Autre point noir, la gent féminine continue à percevoir des salaires nettement inférieurs à ceux des hommes. Pourtant, 91% des filles sont scolarisées et 87.7% d’entre elles, âgées de 12 à 24 ans, sont alphabétisées.
    Bruno Pouezat, le représentant du PNUD au Maroc, a appelé au renforcement des politiques de lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural. Concernant l’emploi des jeunes, il a évoqué l’importance de les orienter. «Beaucoup d’entre eux n’ont pas de plan de carrière».

    B. E.

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