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    Analyse

    Stratégie de la santé
    Louardi inflexible sur les cliniques privées

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager
    Le ministre confirme que la loi sur l’ouverture du capital sera adoptée
    Les implantations seront autorisées selon la carte sanitaire

    LOUARDI ne recule pas. Les réunions corporatistes, les sorties médiatiques des médecins et même le boycott du colloque national sur la santé n’ont pas réussi à infléchir le ministre. El Houssaine Louardi semble plus résolu que jamais à faire passer la loi sur la libéralisation du secteur de la santé. «Comment se fait-il que, du jour au lendemain, certains médecins s’inquiètent pour la santé des malades?», ironise le ministre. L’argument de certains médecins qui s’opposent à «la marchandisation de la santé» ne tient pas la route puisque la plupart des cliniques n’acceptent d’admettre de patient qu’après avoir versé au préalable un acompte ou un chèque de garantie même si cette pratique est interdite par la loi.
    Lors de la conférence qu’il a donnée, jeudi 5 décembre, à la Chambre française de commerce et d’industrie, le ministre a affirmé que le nouveau dispositif est verrouillé. «Ce projet a pour objectif d’abord d’assurer l’équité et une bonne répartition de l’offre de soins», déclare-t-il. Au cours d’une visite à Laâyoune, le ministre a constaté qu’une trentaine de patients attendaient de subir leur séance de dialyse. Or, les générateurs de l’hôpital étaient tous occupés. Le ministère de tutelle a débloqué un budget de 308 millions de dirhams pour financer certaines prestations médicales effectuées par le privé. Mais faute de clinique, la ville de Laâyoune ne peut bénéficier de ce budget. Une carence constatée dans toute la région du Sud, qui représente pourtant 59% du territoire.
    L’arrivée d’investisseurs privés permettra de combler ce déficit. La construction de cliniques privées contribuera par la même occasion à réduire le chômage des médecins, infirmiers et autres techniciens. La multiplication des cliniques devrait également générer la concurrence, la transparence et la baisse du tarif des prestations médicales. La concurrence devrait se traduire par le relèvement du niveau de la qualité des soins. «68% des pays dans le monde ont adopté ce système, pourquoi cela ne marcherait-il pas au Maroc?», argumente le ministre.

    Un dispositif verrouillé

    LE projet de loi sur la libéralisation de la santé prévoit l’instauration d’une «relation conventionnelle entre le médecin et la clinique». Une disposition qui sera garantie par les ministères de la Santé et de la Justice. De plus, un comité d’établissement de la clinique, qui sera exclusivement composé de médecins, sera chargé de toutes les fonctions en rapport avec la pratique, depuis le recrutement du personnel jusqu’à l’achat de matériel technico-médical. Un troisième comité sera composé de médecins et d’infirmiers et veillera aux questions d’éthique. Par ailleurs, selon le projet de loi, la clinique sera impérativement dirigée par un médecin. «En plus de ces garde-fous, nous avons interdit le salariat dans ce schéma», affirme le ministre, qui précise que l’Etat continuera de garder la main en matière de politique générale de la santé et de carte sanitaire. Ce qui signifie que les cliniques privées ne pourront s’installer que dans les régions qui manquent d’infrastructure sanitaire.

    Hassan EL ARIF

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