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    Analyse

    Comment la Jordanie est devenue l'hôpital du Moyen-Orient

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager
    250.000 patients internationaux par an!
    Une course aux accréditations internationales pour doper le rating des cliniques

    Le débat sur l'ouverture du capital des cliniques privées soulève dans son sillage celui des perspectives éventuelles pour le tourisme médical. Les pro-réformes y croient tout particulièrement à l'aune des réussites qui existent ailleurs.
    C'est un secteur florissant et pas seulement pour les pays développés. Plusieurs destinations du Moyen-Orient et d'Asie notamment sont devenues des plateformes incontournables en matière d'offre de soins. Un cas qui pourrait intéresser au Maroc, la Jordanie, souvent citée dans les benchmarks internationaux. La Jordanie figure actuellement parmis les hubs les plus attractifs au niveau mondial en matière d'investissements privés dans  la santé. Le pays a été classé par la Banque mondiale  au 5e rang des destinations les plus attractives du globe en matière de tourisme médical. Il est également considéré comme le centre de soins du Proche et Moyen-Orient. Des performances qui peuvent étonner dans un pays de 6,4 millions d'habitants pour un revenu par habitant de 3.340 dollars, où les ressources sont limitées et où il n’y a pas de manne pétrolière. Le Conseil jordanien de l'investissement (JIB) a  certes joué un rôle décisif dans le déclic, en créant un climat favorable à l'arrivée des financements, mais la réforme a commencé bien avant, la réflexion sur l'architecture optimale en matière d'offre de soins et de production pharmaceutique remontant à 1995. Le système public s'est recentré sur les soins de santé primaires tandis que le privé s'occupe majoritairement des soins tertiaires, spécialisés et ultraspécialisés.
    Aujourd'hui, la qualité de prise en charge des soins, même si elle est un  peu chahutée avec  l'afflux massif de réfugiés syriens,  est telle que le système de santé jordanien est passé à un niveau supérieur en se fixant de nouvelles ambitions, ciblant des traitements réputés difficiles dans le domaine de la psychiatrie notamment.
    L'offre de soins jordanienne a d'ailleurs attiré 250.000 patients internationaux en 2012 permettant au pays de se positionner comme l'un des marchés ayant enregistré les plus fortes croissances (entre 700 millions de dollars jusqu'à 1 milliards de dollars) au cours de ces dernières années.  L'un des principaux atouts de ce pays réside dans sa main-d'oeuvre avec près de 25.000  médecins (alors que le Maroc en compte à peine 19.700 pour une population beaucoup plus importante) en majorité formés aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne ainsi qu'un réseau d'infirmiers qualifiés.

    Regroupements et fonds d'investissements

    En France, où le secteur de santé privé est considéré comme étant le plus important d'Europe, le déclic est arrivé avec le regroupement de petits établissements de soins. Regroupements motivés par des impératifs financiers ou fonciers. Ainsi Vitalier, deuxième opérateur privé en France, réunit à lui seul 45 cliniques. Le mouvement s'est particulièrement renforcé au cours de ces dernières années avec l'arrivée de fonds d'investissements alléchés par les perspectives de rendement intéressantes offertes par le secteur. Exemple éloquent, le groupe Vivalto Santé, créé en 2009, a pour particularité d’associer à son capital médecin (40% du capital) un ensemble de fonds d’investissements (Crédits Agricole Private Equity, BNP-Paribas Développement, ING Parcom, Crédit Mutuel Arkéa) à hauteur de 60% du capital. Le groupe assurait, en 2011, 30% de l’ensemble de l’activité chirurgicale publique et privée en Bretagne.

    Amine ATER

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