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    INRA: 600 chercheurs pour moderniser le secteur agricole

    Par L'Economiste | Edition N°:4080 Le 23/07/2013 | Partager
    Adapter les recherches scientifiques aux spécificités cartographiques de chaque région
    L’INRA a créé plus de 130 variétés de céréalières
    Le Maroc peut produire 150 millions de tonnes de céréales par an

    Pour Mohamed Badraoui, DG de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), une recherche financée par l’Etat est au service de tous. De même, toutes les données sont démocratisées et à la portée de tout le monde

    - L’Economiste: Tout en travaillant sur la cartographie agricole, les fertilisants et les aménagements hydro-agricoles, l’INRA va aussi assurer aux nouvelles agropoles l’atout de la recherche prospective. Est-ce une nouvelle mission pour les INRA?
    - Mohamed Badraoui, DG de l’Institut national de la recherche agronomique: L’objectif de l’INRA est de mettre à disposition des producteurs et agriculteurs les avancées réalisées dans le domaine de la recherche scientifique pour produire plus et mieux, tout en contribuant à la transformation et commercialisation des produits agricoles. Nous sommes également chargés de la recherche prospective pour le développement du secteur et la valorisation des politiques agricoles.  La stratégie la plus importante en termes de recherche est la création variétale. Dans ce cadre, l’INRA a travaillé sur plusieurs filières stratégiques pour le Maroc. C’est à quoi s’attelleront aussi les agropoles.
    - Qui dit stratégique, dit filière porteuse et prometteuse… La création variétale est-elle la seule concernée?
    - La stratégie la plus importante en matière de recherche c’est la création variétale. Une tâche que l’INRA partage avec d’autres Instituts agronomiques dans le cadre de projets communs. Le point culminant étant la création variétale céréalière. Ça va de la sécurité alimentaire du pays. Dans ce cadre, nous travaillons aussi sur des variétés résistantes à la sécheresse, aux maladies et en même temps productives et de bonne qualité. Cela nous a permis de créer plus de 130 variétés de céréales. Des avancées qui ont impacté positivement la productivité, la qualité et la résistance aux maladies. Ce qui me permet de préciser qu’au niveau des céréales, nous avons une certaine souveraineté en termes de semences et de variétés nationales. Les variétés de l’INRA représentent plus de 50% des semences commercialisées au Maroc.
    Le deuxième axe de recherche concerne l’arboriculture fruitière: olivier, palmier dattier, amandier, figuier, pommier et nous avons créé plusieurs variétés qui font la fierté du Maroc: Menara et Haouzia pour l’olivier. De même, le Maroc est le seul pays au monde qui a des variétés de palmiers dattiers résistantes à la maladie du Bayoude. L’INRA compte aussi plusieurs autres inventions.

    - Comment comptez-vous vous y prendre pour transmettre ces acquis aux agriculteurs?
    - C’est ce que nous faisons avec plusieurs partenaires comme les agropoles. Ces dernières peuvent assumer ce rôle vu leur proximité des agriculteurs et vu les moyens logistiques et humains dont elles disposent. Dans ces plateformes, nous allons mettre de nouveaux vergers de variétés nationales adaptables aux régions auxquelles elles sont adressées. Les expériences, une fois achevées, seront mises à la disposition des agriculteurs.

    - Toute amélioration reste tributaire de la capacité des agriculteurs à s’adapter pour produire plus. Ce n’est pas encore le cas. Comment vous allez bouleverser la donne?
    - Par leur formation et l’adoption de techniques culturales adaptées et maîtrisables. Nous avons besoin d’une nouvelle génération d’agriculteurs ouverte à la technologie pour extraire le potentiel des variétés inventées par l’INRA. La moyenne nationale de production des céréales gravite autour de 24 q/ha pour le blé tendre et le blé dur. Incomparable avec les moyennes des années quatre-vingt qui frôlaient à peine les 11 q/ha. Ceci dit, on peut encore améliorer en produisant 150 millions de tonnes par an. De même, il faut produire et gagner plus par m3 d’eau utilisée dans l’agriculture pour assurer notre sécurité alimentaire. Des défis réalisables.

    - Toutes ces recherches nécessitent des RH qualifiées. Disposons-nous d’assez de chercheurs  au Maroc dans ce secteur?
    - L’INRA compte deux cents chercheurs dans ses dix centres régionaux mais la recherche dans le domaine est assurée par plus de six cent chercheurs au niveau national, via les différents Instituts agronomiques et leurs apports en matière de fertilisation des sols, de lutte contre les différentes maladies et d’amélioration des plants et germes. Une recherche financée par l’Etat et qui est au service de tous.
    De même, toutes ces données sont démocratisées et à la portée de tout le monde. Très prochainement, via un téléphone, un agriculteur de n’importe quelle région du royaume peut faire l’analyse du sol de sa parcelle et voir quels sont les engrais et les cultures qu’il peut utiliser.

    La BCP finance les études à l’Université internationale de Rabat
    Un fonds de garantie destiné aux étudiants vient d’être instauré au Maroc. Appelé «Enseignement Plus» et géré par la Caisse centrale de garantie (CCG), le fonds en question assure les prêts bancaires accordés aux étudiants inscrits aux écoles supérieures d’enseignement privé pour le financement d’une partie ou de la totalité de leurs frais d’inscription. L’Université internationale de Rabat (UIR) et la Banque centrale populaire (BCP) ont présenté le produit aux étudiants souhaitant intégrer l’établissement. Un stand d’information a été placé dans ce sens sur le campus de l’université.

    Enseignement: Mémorandum d’entente avec l’Inde
    L’Université Moulay Ismail et l’Université islamique Sultan Cherif Kacem en Indonésie ont signé, il y a quelques jours à Meknès, un mémorandum d’entente s’étalant sur cinq ans. Objectif: renforcer leur collaboration au niveau des domaines scientifiques et culturels et améliorer le potentiel des deux organismes en termes d’enseignement et d’encadrement. Une collaboration qui permettra aux universités en question d’échanger leurs expériences et qui se traduira concrètement par l’instauration de stages, de projets, de conférences et de bourses d’études pour les étudiants. La mise en œuvre de centres culturels et linguistiques et la création de laboratoire technique sont aussi au programme.

    Centrale et Supélec s’intéressent au Lean Management
    Les ingénieurs Supélec et Centraliens ont participé il y a quelques jours à une visite-conférence portant sur le thème de la compétitivité des PME. Objectif : expliquer aux étudiants comment optimiser l’efficacité et la performance d’une entreprise et les initier ainsi au Lean Management, une stratégie éliminant les opérations n’apportant pas de valeur ajoutée pour le client telles que les attentes et la surproduction. L’évènement, organisé par l’Association marocaine des ingénieurs Supélec et Centraliens du Maroc dans le cadre de son cycle de conférences thématiques, a eu lieu à Inmaa, première usine d’Afrique et du Moyen-Orient permettant à des entreprises industrielles de bénéficier d’un programme d’amélioration opérationnelle. L’usine offre ainsi chaque année l’occasion à plus de cent entreprises d’améliorer leur potentiel en termes de compétitivité. L’évènement était animé par son DG, Redouane Benjamaa.

    Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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