×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 172.689 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 216.351 articles (chiffres relevés le 2/6 sur google analytics)
Economie

Souss/Primeurs
Les premières plantations à la mi-août

Par L'Economiste | Edition N°:4078 Le 19/07/2013 | Partager
La chaleur conjuguée au Ramadan ralentit le rythme de travail dans les serres
Plus de 500 ha à la vente dans la zone de Chtouka
La filière n’attire plus de nouveaux investisseurs

Selon les opérateurs, le rythme des employés a diminué de 50% dès la première journée de jeûne. Pour les professionnels, l’essentiel c’est que les préparatifs de la prochaine campagne d’exportation ne s’arrêtent pas

Pas facile de travailler dans les exploitations de primeurs en cette période estivale et ramadanesque. Selon les opérateurs, le rythme des employés a diminué de 50% dès la première journée de jeûne. Il est de fait presque impossible de se maintenir dans les serres au-delà de 11 heures ou midi en raison de la chaleur. La journée commence donc pour tous à 6 heures du matin et à 10 h déjà les ouvriers commencent à quitter les lieux. Ceux qui ont de l’endurance ne dépassent pas onze heures, voire midi pour les plus téméraires. «Ils sont quand même rémunérés comme s’ils avaient travaillé toute la journée», assure un patron d’exploitation. Pour les professionnels, l’essentiel c’est que les préparatifs de la prochaine campagne d’exportation ne s’arrêtent pas. Selon l’un d’eux, les premières plantations sont prévues à la mi-août. Pas pour tout le monde, certains producteurs ont décidé de s’arrêter. La mauvaise conjoncture accentuant l’endettement des agriculteurs en difficulté, en raison de problèmes de gestion, a fini par achever ces derniers. Selon un professionnel, les terrains à la vente dans la zone de production de Chtouka sont aujourd’hui nombreux. Ils sont estimés à 500 ha est-il indiqué. Un grand groupe de la place qui a fortement investi dans la filière des fruits et légumes a décidé de quitter la filière des primeurs et de se concentrer uniquement sur les agrumes. Ce sont ainsi une quinzaine de fermes qui sont mises en vente. Il faut compter à l’achat 200.000 DH /ha de serre et 10.000 à 15.000 DH l’année pour la location du foncier. Mais il n’y a pas de demande pour le moment. La filière n’attire plus de nouveaux investisseurs. De l’avis de professionnels, la mise en place de programmes institutionnels d’accompagnement pour le changement des structures de production pour une meilleure maîtrise du climat pourrait relancer la machine. Le coût d’une telle démarche est en effet très important et la profession n’y arrivera pas seule sans subvention, soulignent les opérateurs. L’investissement en la matière reste cependant incontournable à la longue pour maintenir les acquis à l’export. Pour l’heure, la conjoncture morose qui marque le secteur et les exploitations à la vente pourraient engendrer des retombées négatives sur la filière avec une réduction de l’offre de l’origine Maroc.


Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc