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Economie

L’urgence d’une réforme financière

Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
Des banques trop fermées aux opérateurs étrangers
Gros intérêt espagnol pour l’agroalimentaire et l’automobile

José Miguel Zaldo était également le patron des patrons espagnols

José Miguel Zaldo est président du comité d’affaires hispano-marocain. Il livre dans cet entretien les principales préoccupations des opérateurs espagnols, à savoir les difficultés d’accès au financement  et les carences dans la logistique. Zaldo annonce également la concrétisation de plusieurs projets d’ici la fin de l’année. 
- L’Economiste: Quels sont les secteurs d’activité qui intéressent particulièrement les investisseurs espagnols au Maroc?
- José Miguel Zaldo: Plusieurs projets sont dans le pipe et devraient être finalisés avant la fin de l’année. Les entreprises espagnoles sont particulièrement intéressées par l’industrie agroalimentaire, l’équipement automobile et la logistique. Nous avons également un projet de zone industrielle à Settat, géré par l’opérateur espagnol Ditema. Le lancement est prévu  l’année prochaine avec l’implantation de 200 entreprises. Les financements sont en phase de bouclage et les autorisations doivent être bientôt octroyées.
-Mais la concurrence espagnole n’est pas toujours bien perçue par les opérateurs marocains qui dénoncent des pratiques déloyales?
-Effectivement, certains cas existent mais ils sont totalement temporaires. Les compagnies qui ont profité de cette conjoncture pour écouler leurs stocks au Maroc ont fini par comprendre qu’il faut avoir une vision à long terme. Aujourd’hui, certaines de ces firmes signent des partenariats avec des opérateurs marocains.
- Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les opérateurs espagnols au Maroc?
-C’est la logistique qui pose le plus de problèmes. Les coûts sont trop élevés et les services ne sont pas toujours aux normes. Le comité a organisé une rencontre avec le ministère de l’Equipement pour améliorer la logistique au Maroc. Des investissements comme ceux de SJL permettent de dépasser ces difficultés. L’autre problème important réside dans la difficulté d’accès aux financements.  Les banques marocaines sont fermées aux investisseurs étrangers. Nous espérons que le gouvernement puisse changer la politique financière et que la nouvelle coalition soit bientôt rendue publique. 
- Quels rôles devra jouer le nouveau conseil économique Maroc-Espagne?
 - L’idée est de séparer le volet économique du volet institutionnel. Le comité que je pilote continuera  à faire son travail dans la partie économique. Tout cela est encore en discussions. L’important est de soutenir les entreprises dans leur business.

Propos recueillis par IL. B.

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