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    Economie

    Balance commerciale: Petit répit sur le déficit

    Par L'Economiste | Edition N°:4076 Le 17/07/2013 | Partager
    L’effet de la baisse de la facture pétrolière
    Les flux nets des IDE en forte croissance

    Les importations restent sur un tend baissier mais moins marqué par rapport aux 5 premiers mois de l’année. En cause, l’explosion de 36% des achats de produits pétroliers durant juin dernier en comparaison avec le même mois de 2013

    Léger recul du déficit commercial sur le premier semestre. Mais cette amélioration pourrait être de courte durée. Car elle résulte de la baisse de la facture pétrolière. Or, les achats du pétrole et dérivés ont explosé de plus de 36%, rien que durant le mois de juin dernier. Et la tendance devrait se confirmer dans les mois à venir.
    D’après les données provisoires qu’il vient de diffuser, l’Office des changes confirme que l’essentiel de la baisse de l’import (-3,2%) est imputable au recul des achats des produits énergétiques dont la facture est passée de 51,7 milliards de DH à 47,5 milliards d’un semestre à l’autre, soit une économie de 4,3 milliards. Environ la moitié de ce montant provient de la détente sur le baril du pétrole mais aussi de la contraction de la consommation des carburants. L’Office des changes ne donne pas d’indication sur les volumes. Mais ce qui est sûr, c’est que les achats de produits finis l’emportent ces derniers temps sur le brut. De plus, la moyenne du prix du baril s’est établie à 102 dollars le baril contre 112 durant les six premiers mois de 2012.
    Le recul de l’import a également touché les produits bruts tels les soufres, l’huile de soja ainsi que les voitures de tourisme et les composantes mécaniques.
    En revanche, les achats de matières premières agricoles se sont globalement inscrits en forte baisse. C’est le cas de l’orge dont l’import a plongé de plus de 90% sous l’effet de la bonne production locale. Il en est de même du maïs et du sucre brut dont la valeur à l’import a respectivement régressé de 28 et 20,5%. Par contre les importations des blés ont progressé d’environ 8% à 6,6 milliards de DH. Ceci, malgré l’annonce en avril dernier d’une campagne record de blé tendre, principale céréale importée.  Mais la note d’optimisme vient de l’augmentation affichée par les achats de demi-produits et des biens d’équipement. Des acquisitions qui traduisent la reprise de l’investissement dans le tissu industriel, l’immobilier haut standing, voire l’hôtellerie où les besoins en rénovation sont importants. Le développement des achats a concerné en effet, les fils, barres et profilés en fer ou en acier. Les achats d’ammoniac du papier et carton ainsi que des parties et pièces pour véhicules industrielles figurent aussi en tête des produits d’équipement. Au total, le Maroc a acheté pour 40 milliards de DH de biens d’équipement soit 7,4% de plus que l’année dernière.
    Pour ce qui est des exportations, la même tendance au repli est observée. Néanmoins, dans une proportion moins marquée que l’import : -0,9%. Recul qui résulte principalement de la baisse des expéditions de phosphates et dérivés. Les ventes de l’OCP ont chuté de près de 14% d’un semestre à l’autre, dégageant un manque à gagner de 3,2 milliards de DH. Le textile et cuir reste aussi sur un trend baissier.   
    A l’opposé, les secteurs de l’automobile, de l’alimentaire, de l’électronique et de l’aéronautiques continuent de progresser. De fait, hors phosphates et dérivés, les exportations ont augmenté de 3,5%. Alimentées en cela par la construction automobile dont les sorties ont explosé de 65%, l’aéronautique qui a bondi de 24% alors que les ventes de l’alimentaire ont augmenté de 14%. Ces performances combinées à la baisse des importations ont permis d’alléger le déficit commercial de 5,3% à 97,5 milliards de DH au lieu de 103 milliards à fin juin 2012.   Néanmoins, ce niveau reste largement supérieur à la valeur totale des exportations (92,4 milliards de DH).

    Bond de 29% des IDE

    A fin juin dernier, les flux financiers ont marqué une évolution globalement positive. Les investissements directs étrangers ont enregistré une forte progression de près du tiers par rapport à la même période de 2012. Les flux nets sont ainsi passés de 13,1 milliards de DH à 16,9 milliards d’une période à l’autre. De leur côté, les recettes de voyage ont connu une légère amélioration de 2,1% à 25,3 milliards de DH. En revanche, les transferts des MRE se sont stabilisés autour de 26,7 milliards de DH, soit un montant quasiment proche de celui drainé au terme du 1er semestre 2012.

    A.G.

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