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Les Cahiers de l'Émergence

Exclusif: Le classement 2012 des universités maghrébines

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
Les détails méthodologiques du classement
Très faible présence dans les réseaux internationaux

L’entrée de l’Ecole Mohammedia des Ingénieurs à Rabat. Le projet de regroupement des structures de recherche des écoles d’ingénieurs devrait permettre une plus grande optimisation des ressources. Mais attention à ne pas tirer vers le bas les meilleurs du système

Les universités des Sciences islamiques et de la Chariaa (Al Quaraouiyine, Ezzaytouna et Emir Abdelkader) ne sont pas considérées dans le classement. Dans cette édition de 2012, seules les universités ayant un nombre de publications significatif dans WoS, Web of Science, une gigantesque base de données sur les publications internationales appartenant à Web of Science de Thomson Reuters (un seuil de 45 publications sur la période de 3 ans, soit une moyenne de 15 publications/an) ont été retenues. Ce seuil est inférieur à celui retenu dans la première édition qui était de 60 publications durant trois années, et ce, suite aux différentes consultations entreprises après la publication de la première édition de 2011 en mai 2012 ayant recommandé d’inclure le maximum d’universités dans le classement.

Le groupe des universités classées est passé de 37 universités dans l’édition précédente à 49 dans l’actuelle édition de 2012. Ces consultations ont également beaucoup insisté sur la présentation de la définition et la portée de chaque indicateur composant Tasdawit Ranking pour de meilleures compréhension et appropriation du classement. Telles sont les définitions suivies des argumentaires pour chaque indicateur: 
n Le nombre de publications tient compte de toutes les publications: articles, review, notes, proceedings, etc. indexées dans la base de données WoS utilisée par les modèles de classement internationaux les plus reconnus. Les publications considérées sont faites durant les trois années d’avant l’exercice de classement (2012). Dans ce cas d’espèce, c’est la période de 2009 à 2011;
Le nombre de publications renseigne sur la capacité productive du savoir et de la connaissance d’une université. La période de trois années est considérée pour notamment atténuer les fluctuations qui peuvent éventuellement exister en termes de production scientifique d’une année à l’autre.
Le nombre de citations désigne les citations cumulées des publications citées plus haut, pendant les trois années considérées en plus de la l’année suivante. Dans ce cas c’est la période de 2009 à 2012;
Le nombre de citations par publication est corrélé à la qualité d’une publication et sa valeur au sein de la communauté scientifique.
Le nombre de publications par enseignant-chercheur permanent renseigne sur la productivité brute de l’université qui n’est autre que la moyenne de publications par enseignant-chercheur permanent de l’université. Il reflète l’intensité de production scientifique des enseignants-chercheurs permanents de l’université et le degré d’activité scientifique moyen de l’enseignant-chercheur.
Le nombre de publications dans les revues Nature et Science pendant les cinq années précédant l’exercice de classement. Dans ce cas, c’est la période de 2007 à 2011. L’on distingue la valeur de la publication en fonction de l’ordre de l’auteur dans la publication.
Ainsi, est affecté un poids de 100% (la valeur totale) à l’auteur correspondant de la publication, 50% au 1er auteur (ou le 2e auteur si l’auteur correspondant est le 1er auteur), 25% à l’auteur suivant, et enfin 10% pour le reste des auteurs. Seules les publications de type ‘Article’ ou ‘Proceedings’ sont considérés pour cet indicateur.
Le nombre d’enseignants-chercheurs par étudiant désigne le nombre des enseignants-chercheurs permanents à l’année précédant le classement rapporté au nombre d’étudiants régulièrement inscrits durant cette année. Cet indicateur renseigne sur le taux d’encadrement des étudiants de l’université. Il est communément admis qu’un bon encadrement est synonyme de la qualité de l’enseignement. En ce sens que plus cet indicateur est élevé, plus l’enseignant-chercheur est supposé accorder plus d’attention par étudiant.
Le pourcentage de gradués en doctorat par rapport aux enseignants-chercheurs permanents désigne le nombre de thèses de doctorat soutenues durant l’année précédant le classement ramené au nombre total des enseignants-chercheurs permanents durant la même année. Cet indicateur reflète la capacité et l’effort de l’université à préparer la génération future de scientifiques de haut niveau. Il est également significatif de l’attractivité d’une telle université auprès des étudiants pour poursuivre des études de haut niveau.
Le pourcentage des étudiants étrangers/total étudiants désigne le nombre d’étudiants étrangers régulièrement inscrits dans tous les cycles de formation et/ou de doctorat à l’université durant l’année précédant l’exercice du classement par rapport au nombre d’étudiants global régulièrement inscrits dans l’université. Plus ce ratio est élevé, plus l’université est ouverte à l’international pour attirer des étudiants étrangers. Egalement, cet indicateur reflète relativement la qualité de l’enseignement de l’université et de recherche pour intéresser des étudiants étrangers.
Méthodologie de scoring: La méthodologie de scoring adoptée pour ce classement est similaire à celle appliquée par les différents classements à travers le monde. Elle permet de: obtenir des scores normalisés;  faire la somme des scores avec les pondérations des indicateurs du modèle même si ces derniers sont hétérogènes ; établir une échelle identique à l’échantillon sur l’intervalle [0,100].
Pour chaque indicateur dans l’échantillon d’universités à classer, on prend la valeur maximale = maximum des valeurs obtenues (Val.) pour chaque université; Un score de 100 est attribué à cette valeur maximale. Au final, le score d’une université donnée est égal à la valeur obtenue (Val.) multipliée par 100 et divisée par la valeur maximale précitée (=Val x 100/Max).

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Dégâts du sureffectif, impossibilité de travailler en réseau

Comme cela a été constaté dans la plupart des pays qui ont mis en œuvre la politique de massification des effectifs étudiants à l’université, cette pression démograhique a entraîné une baisse de la production de recherche, tel est le cas par exemple de la Russie, la Colombie ou l’Algérie. Mathématiquement, la démonstration est limpide: les enseignants déploient beaucoup d’énergie pour l’activité pédagogique et il ne leur reste que très peu de temps à consacrer à la recherche. 
L’autre talon d’Achille de nos universités, c’est leur incapacité presque congénitale à travailler en réseau dans le domaine de la recherche. Même au sein de la même université, il n’existe quasiment pas de coordination réelle au sein et entre les équipes de recherche. Il faudra peut-être créer des incentives pour pousser à cette collaboration entre les équipes de recherche.  Autre faiblesse, le Maroc n’est pas intégré dans aucun réseau en tant que pilier ou acteur principal, et il en faut encore beaucoup pour en créer à l’intérieur. La recherche suppose aussi l’évaluation. Or, aujourd’hui, celle-ci est très sommaire et sporadique, quand elle ne se heurte pas à l’hostilité du corps enseignant, malgré une certaine évolution relevée chez les plus jeunes. Tant que cette évaluation ne sera pas réalisée scientifiquement, il sera impossible d’identifier les noyaux de chercheurs très actifs à encourager et soutenir davantage et encore moins les priorités sur lesquelles il faudra intensifier les moyens et renforcer la coopération. Les relations de l’université marocaine avec l’entreprise ne sont pas encore structurées, malgré des expériences réussies. Pour changer la donne sur ce point, il faut faire évoluer les règles de gestion financière qui sont aujourd’hui incompatibles avec la réactivité exigée dans un processus de partenariat avec le monde économique, suggère le Pr Hamid Bouabid. Il y a très peu de chance que son message soit audible.

 

A. S.

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