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Analyse

Constitution An II: L’opposition hausse le ton

Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
Elle critique le retard de concrétisation de son nouveau statut constitutionnel
Le chef du gouvernement accusé d’hégémonie sur les institutions
L’absence d’une approche participative semble également conduire à l’implosion de la majorité

L’absence des textes relatifs au statut de l’opposition a attisé la tension entre le chef du gouvernement et des formations comme le PAM, l’USFP, le RNI… qui n’ont pas hésité à boycotter les séances mensuelles des questions de politiques publiques devant la Chambre des représentants

LE retard accusé dans l’élaboration des lois relatives à la mise en œuvre de la Constitution a ouvert la voie à une série de blocages, notamment dans la relation entre le gouvernement et l’opposition. La consécration du statut des forces de l’opposition est l’un des principaux apports de la loi fondamentale. Il s’agit notamment de lui garantir une liberté d’opinion et de réunion, un temps d’antenne dans les médias publics, un financement public, une plus grande implication dans les travaux législatifs… Or, sa concrétisation nécessite la mise en place de textes qui tardent à venir. Ce qui entoure son statut d’un flou qui n’a fait qu’envenimer sa relation avec le gouvernement. Le boycott des séances mensuelles des questions sur les politiques publiques à la Chambre des représentants est une illustration de ce bras de fer. De plus, Abdelilah Benkirane est régulièrement tancé par certaines formations politiques concernant le non-respect du nouveau statut de l’opposition. En effet, ils «mettent à profit l’absence de textes relatifs à ce statut pour dénoncer la carence du cabinet de Benkirane», a estimé Mustapha Sehimi, professeur de droit constitutionnel. Pour lui, «cela permet à l’opposition d’avoir un argument pour avancer que le chef du gouvernement a une approche hégémonique sur les institutions et qu’il ne veut pas adhérer aux principes démocratiques de dialogue et de concertation». Il s’agit là de critiques qui ne se sont pas limitées aux formations de l’opposition, mais se sont étendues à certains partis de la coalition gouvernementale. Hamid Chabat, patron de l’Istiqlal, a été plus virulent que les députés du PAM ou de l’USFP, dans ses attaques contre le chef du gouvernement, concernant son refus d’adopter une approche participative. Il s’agit là de la principale cause du divorce annoncé entre l’Istiqlal et le PJD, et qui se traduit par une crise gouvernementale qui n’a pas encore livré tous ses secrets.
La décision du parti de l’Istiqlal de claquer la porte de la majorité ne s’est pas traduite uniquement par une crise politique, mais a également posé un problème d’interprétation de la Constitution. En se référant à l’article 42, relatif à l’arbitrage royal, le parti de Hamid Chabat a suscité la polémique. Or, «le Roi ne pouvait se désintéresser de cette situation qui risquait de compromettre tant la continuité de l’Etat que le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles, au sens de l’article 42», a expliqué Mustapha Sehimi.


MA. M

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