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Economie

Croissance: Le gouvernement face à ses engagements

Par L'Economiste | Edition N°:4066 Le 03/07/2013 | Partager
Améliorer la compétitivité et rééquilibrer les déficits, les réformes à engager
La stabilité de la croissance en dépend

- L’accentuation du rythme des importations entre 2010 à 2012 compte tenu de la hausse des prix des matières premières et de la stimulation de la demande intérieure, conjuguée à la baisse des exportations s’est traduite par la détérioration de la balance commerciale

- La réduction du déficit budgétaire à 3% à l’horizon 2016 ne pourra se faire qu’à travers la réforme de la compensation. En attendant, le FMI table sur besoin un budgétaire de 5,5% en 2013

AUTRE warning pour l’économie marocaine! Dans son dernier flash économique, Natixis plante d’emblée le décor. «Du respect des engagements pris par le gouvernement dépend la stabilité de la croissance économique du Maroc». Les analystes de la banque d’affaires française, qui a été l’un des établissements qui a contribué à la réussite des sorties à l’international du Trésor en 2012 et 2013, notent que pour se sortir de l’impasse, «le gouvernement a promis de mettre l’accent sur l’amélioration de la compétitivité de l’économie et le rétablissement progressif de l’équilibre budgétaire et de celui de la balance courante». Or, en dépit des efforts, le gouvernement semble peu capable de lancer les réformes nécessaires (compensation et retraite). A tel point que les performances enregistrées au cours des dernières années fondent comme neige. Actuellement, elles sont challengées par une dépendance au secteur agricole et une offre à faible valeur ajoutée peu compétitive sur le plan interne. Sur le plan externe, Natixis relève «des chocs extérieurs à répétition». Elle entend par cela, la dépendance envers l’Europe et vis-à-vis des matières premières. La réalisation de l’objectif de croissance à 4,5% en 2013 dépendra donc «de la capacité du pays à se passer de cette demande extérieure déprimée et à gérer des problèmes structurels internes de plus en plus gênants». Il s’agit notamment de la politique de soutien budgétaire à la consommation des ménages. «Elle n’est aujourd’hui plus viable», assure-t-on auprès de Natixis. «Elle n’a pas permis de réduire un chômage persistant de 9%, qui touche surtout les jeunes et les diplômés du supérieur». Mais si cette politique a permis de contenir le mécontentement social né du printemps arabe et de stimuler la croissance dans un contexte de déficit de la demande extérieure, elle a fortement contribué à la forte dégradation des finances publiques et à l’accentuation des déséquilibres macro-économiques. C’est le creusement constant de ces déficits jumeaux qui «met à mal la stabilité de la croissance marocaine». En effet, l’accentuation du rythme des importations entre 2010 à 2012 compte tenu de la hausse des prix des matières premières et de la stimulation de la demande intérieure, conjuguée à la baisse des exportations, s’est traduite par la détérioration de la balance commerciale. Idem pour les finances publiques dont le déficit s’est creusé jusqu’à atteindre 7,5% en 2012 avec une dette publique dépassant 59%, alors qu’elle n’était que de 48% en 2008. Ceci dit, les analystes de Natixis ne s’en inquiètent par pour autant étant donné qu’elle représente moins de 15% du PIB. Elle reste essentiellement domestique. Pour remédier à cette situation, la réduction du déficit budgétaire à 3% à l’horizon 2016 ne pourra se faire qu’à travers la réforme de la compensation. A ce titre, les charges de compensation devraient s’établir à 4,4% du PIB en 2013 puis à 3% sur le plus long terme.
Parallèlement, Natixis préconise «un effort accru pour améliorer la qualité et la compétitivité de l’offre marocaine». Cela permettrait en théorie une reprise des exportations. Combinées à une baisse des prix des marchés des matières premières, ces mesures, si elles sont mises en place, permettraient théoriquement une réduction des déficits jumeaux, comme prévu par le FMI.
«Du respect de ces engagements dépendra la stabilité économique».


Moulay Ahmed BELGHITI

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