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Politique

Sahara: «Ce n’est pas encore une priorité pour les USA»

Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
Le départ de Hillary Clinton y est pour quelque chose
Les conflits syrien et israélo-palestinien sont prioritaires
Une relation économique qualifiée de «perdant-gagnant»

Pour Saad Dine El Otmani, ministre des Affaires étrangères, la vision des Etats-Unis n’est pas encore claire. La politique des relations extérieures de la Maison-Blanche est floue 

«La résolution du conflit du Sahara n’est pas une priorité pour l’administration Obama. Actuellement, toute l’attention de Washington est porté sur les conflits syrien et israélo-palestinien», a souligné le chef de la diplomatie marocaine lors d’une conférence sur les relations entre le Maroc et les Etats-Unis, organisée récemment par le Centre d’échanges et des cultures. Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, également présent à cette rencontre, abonde dans le même sens: «La question du Sahara est même un véritable casse-tête pour les USA». D’autant plus que «c’est l’opportunisme qui prévaut dans l’attitude des américains», ajoute Ismail Kotrob, enseignant à l’Institut universitaire de la recherche scientifique. Son message est clair: «Il ne faut pas compter sur la Maison-Blanche».
Cependant, l’intérêt porté par Washington à la question du Sahara semble avoir évolué entre les deux mandats de Barack Obama. «Pendant le premier, la Maison-Blanche affichait une forte volonté de résoudre ce conflit», a affirmé El Otmani. Surtout que Hillary Clinton, à l’époque Secrétaire d’Etat, «ne cessait de consacrer le leadership du Royaume», ajoute-t-il.
«Mais aujourd’hui, la vision des Etats-Unis semble plutôt floue». El Otmani reproche à la Maison-Blanche son «manque de clarté dans sa politique des relations extérieures».
Par ailleurs, la crise économique, qui a affaibli les USA, a aussi joué en défaveur du Maroc. «Dans un contexte morose, cette puissance a été contrainte de limiter ses interventions militaires», a-t-il ajouté. Toutefois, El Otmani se veut optimiste: «Les deux Etats sont liés depuis très longtemps par des relations stratégiques, qui ne pourront pas être altérées». Pourtant, la décision de l’ONU d’élargir la mission de la Minurso aux droits de l’homme a failli mettre en péril ces liens.
En gros, les intervenants se sont accordés à dire que les relations entre le Royaume et les Etats-Unis ne sont ni équilibrées ni équitables. Surtout que «le Maroc n’est pas une puissance économique et militaire». D’ailleurs, ils se sont attardés sur le partenariat économique entre Rabat et la première puissance mondiale. Une relation qu’ils ont qualifiée de perdant-gagnant. Le ministre du Tourisme explique ce déséquilibre par l’absence d’opérateurs nationaux grands connaisseurs du marché américain.


Hajar BENEZHA

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