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Les motards se rebellent

Par L'Economiste | Edition N°:4063 Le 28/06/2013 | Partager
Ils veulent une réduction de 50% du péage
13 clubs et associations mobilisés via une pétition
Le ministère du Transport saisi pour arbitrage

«ABERRANTE». C’est la situation que dénoncent 13 clubs et associations de motards avec permis utilisant l’autoroute. Et pour cause! La Société des Autoroutes du Maroc place sur un pied d’égalité les deux roues et les voitures. Du coup, ils sont assujettis à la même tarification au péage autoroutier bien que la catégorisation retenue par le gestionnaire des autoroutes ne mentionne pas les motos. Du coup, la resquille devient le passage obligé pour la majorité des motards: 80%, estime un membre d’un club casablancais. Avec tous les risques que cette fraude comporte. Se faufiler à côté d’une voiture, passer par l’étroite fente de la barrière et au pire la contourner à travers des champs, des acrobaties dangereuses. «Et au-delà, préjudiciables à l’image de marque de ce type d’usagers de l’autoroute», commente cet autre motard. Sans oublier aussi l’effet chez les touristes qui se voient taxer de la même manière que les automobilistes alors partout dans le monde les tarifs sont différenciés. A titre d’exemple, la tarification française distingue cinq catégories d’usagers selon le nombre d’essieux, le poids, la hauteur et la longueur. Et la moto se trouve au bas de l’échelle. Elle acquitte la moitié du tarif appliqué aux voitures légères, voire moins dans certaines régions. 
Au Maroc, la grille est limitée à trois catégories selon les mêmes critères mais ne mentionne pas les deux cycles avec permis. Pourtant, le paiement leur est exigé à la barrière. Pour sa définition, la tarification d’ADM s’appuie toutefois sur les coûts d’exploitation et de la maintenance de l’ouvrage engendrés par le passage des différents véhicules et leur «agressivité» sur l’autoroute. «Peut-on considérer que les deux roues produisent le même encombrement et la même agressivité que les voitures sur nos autoroutes», s’interroge un motard. Y a-t-il un point commun entre une moto qui pèse moins de 200 kg et un véhicule tout terrain dont le poids avoisine les quatre tonnes? Logiquement, la comparaison n’est pas permise. D’où la mobilisation des 13 clubs et association dont L’Economiste détient la liste des présidents avec leurs coordonnées personnelles. Ces derniers ont fait circuler une pétition qui en moins de trois jours a requis l’adhésion de plus de 200 signatures. Et le nombre est promis à l’augmentation dans les semaines qui suivent. Le nombre d’affiliés par club est estimé en moyenne à 70 adhérents.
En attendant, le ministère de l’Equipement et du Transport ainsi que le management de la société des Autoroutes du Maroc ont été saisis via l’Association de protection du consommateur, Uni-Conso. Objectif : obtenir une réduction de 50% du tarif par rapport aux véhicules légers.

Les bases de tarification

LA tarification appliquée par la société des Autoroutes du Maroc distingue trois catégories. La classe 1 concerne les véhicules à 2 essieux de hauteur inférieure ou égale à 1,30 mètre. La seconde est relative aux véhicules à 2 essieux de hauteur supérieure à 1,30 m à l’exception des autocars de longueur dépassant 8,50 m. Elle englobe également les véhicules de la première classe tractant une petite remorque ou une barque de plaisance. La 3e classe porte sur les véhicules ou ensemble à plus de 2 essieux de hauteur supérieure à 1,30 m ainsi que les autocars hors tout. Actuellement, les tarifs de classe 2 et 3 sont similaires sur le réseau autoroutier national. Alors qu’en Europe, la classification est étendue dans de nombreux pays à 5 catégories en fonction de l’agressivité sur la chaussée. Ce qui fait que le tarif de la classe supérieure peut atteindre le triple de celui de la classe inférieure.

A. G.

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