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Entreprises

Le début de la fin pour Comarit

Par L'Economiste | Edition N°:4060 Le 25/06/2013 | Partager
Le délai prévu pour la mise sous redressement de la Comarit s’est terminé hier 24 juin
La seule voie reste la liquidation judiciaire de l’entreprise

Le siège de la Comarit en plein boulevard à Tanger acheté à 150 millions de DH il y a quelques années, l’un des biens les plus précieux du groupe maritime

SAUF miracle de dernière minute, il semble que la Comarit est en train de vivre ses derniers moments. Celle qui avait été considérée comme le fleuron du pavillon maritime national n’est plus, malheureusement, qu’un lointain souvenir. Sa survie, elle la doit à la bouffée d’oxygène que le tribunal de Tanger lui avait fourni via la mise sous redressement judiciaire, le 24 février dernier.
C’est Ali Abdelmoula, l’énigmatique patron du groupe qui en avait fait la demande, fin février 2012. Le tribunal avait alors mandaté deux experts pour étudier la situation de la compagnie maritime. Les deux spécialistes, l’un en finance et l’autre dans le maritime, avaient insisté sur la possibilité réelle de redressement de la Comarit, mais sous condition d’une injection de fonds. A défaut de crédit bancaire, le groupe piloté par Abdelmoula s’était lancé à la recherche d’un investisseur. Plusieurs pistes avaient été explorées, mais aucune n’a donné satisfaction
L’une des pistes les plus médiatisées a été celle du fonds d’investissement italien formulée début 2012, mais jamais formalisée. Ce plan faisait suite à plusieurs autres, mais comme ses prédécesseurs il n’a pas pu être mené à terme.
Ce fonds se tenait prêt à injecter 40 millions d’euros mais à condition que l’Etat marocain apporte de son côté 25 millions d’euros supplémentaires, soit environ 280 millions de DH, expliquait Abdelmoula dans sa communication aux employés en juin 2012. Le deal devait être aussi accompagné par l’abandon des créances de la part des banques et le rééchelonnement des dettes résiduelles sur 10 ans. Ces dettes sont évaluées, selon certaines sources, à plus de 2 milliards de DH, dont une grande partie due aux banques.
Depuis, le groupe a commencé à s’écrouler. L’un des premiers morceaux a été le Biladi. Le vaisseau-Amiral de la flotte de la Comarit n’a pu être sauvé finalement des mains des créanciers. Il a été vendu à un armateur libanais pour près d’un million d’euros, alors que le prix de lancement avait été de 1,6 million. Il n’est pas à écarter que le reste de la flotte amarrée dans les ports de Sète et d’Algésiras ne suive le même destin pour être à son tour vendue aux enchères publiques.
Les marins de ces bateaux devront être les premiers servis, en vertu de la loi internationale régissant ce cas de figure. Mais les banques, principales créancières, pourraient rester sur leur faim, le total des ventes de l’ensemble de la flotte du Groupe Comarit-Comanav pourrait ne pas arriver à couvrir leurs créances, selon des sources bancaires.


Ali ABJIOU

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