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Economie

Les PME allemandes briguent le marché marocain

Par L'Economiste | Edition N°:4044 Le 03/06/2013 | Partager

Ernst Burgbacher, secrétaire d’Etat parlementaire au ministère allemand de l’Economie et de la Technologie, mise gros sur le potentiel technique des PME allemandes pour décrocher des marchés au Maroc

En marge d’un workshop organisé par la Chambre allemande du commerce et de l’industrie, le secrétaire d’Etat allemand de l’Economie et de la Technologie a présidé une délégation d’une vingtaine d’hommes d’affaires. Objectif: positionner les PME allemandes dans les «marchés de demain» au Maroc. Energies renouvelables, eau, services, infrastructures, logistique, BTP, transport, tourisme, R&D, industrie automobile… les secteurs prioritaires.

- L’Economiste: Vous êtes accompagné d’une forte délégation. Quelles sont les particularités des entreprises représentées?
- Ernst Burgbacher: Nous avons de grandes capacités en Allemagne dans la purification de l’eau,  dans les infrastructures, l’énergie,… Nous avons d’ailleurs travaillé sur l’élaboration d’un partenariat énergétique avec le Maroc en faisant intervenir plusieurs groupes de travail. Beaucoup de secteurs ont intérêt à s’intéresser au marché marocain, notamment ceux de l’énergie, l’environnement, le transport, l’automobile, la logistique, le BTP, les services et le tourisme.

- Quelles sont vos ambitions sur le marché marocain?
- Plusieurs de nos projets sont en route au Maroc et particulièrement dans les énergies renouvelables. C’est un secteur d’une importance capitale en Allemagne. D’ici 2050, nous espérons que 90% de notre production énergétique sera renouvelable. Notre point fort réside dans la technique et nous entendons en faire profiter le Maroc, où les choses évoluent beaucoup en ce moment. Le plus grand projet que nous avons en commun est le programme Desertec. Mais au-delà, il y a plusieurs autres possibilités. Nous avons créé des liens importants durant ces deux jours de visite. L’implantation des entreprises allemandes dans le secteur automobile nous intéresse également. Ce secteur étant l’un des plus importants en Allemagne.

- Vous mettez l’accent sur les PME allemandes. Quelle est la valeur ajoutée que ces entreprises peuvent apporter au Maroc?
- Les principaux atouts de la PME allemande sont son ouverture vers l’extérieur et son esprit d’innovation. J’aimerais montrer aux Marocains la force des PME allemandes et présenter celles qui sont  intéressées par ce marché. Beaucoup de projets sont en cours de développement localement.

- Quelles sont les synergies possibles entre le public et le privé pour la R&D?
- Nous avons différents programmes dédiés à la recherche. Parmi eux, une formule dédiée aux PME, avec un financement de 500 millions d’euros par an. Ce programme soutient la création et l’innovation, car souvent elles ont tout le potentiel nécessaire mais pas assez de moyens pour le développer. Je pense que c’est également l’une des raisons de l’importance des PME allemandes sur le marché international.

- Comment évaluez-vous la présence économique allemande au Maroc?
- Bien sûr, nous ne sommes pas les leaders sur ce marché. Nous avons créé des commissions de travail et nous entendons développer nos relations économiques qui sont, il faut le préciser, bilatérales: pas seulement l’Allemagne au Maroc, mais aussi la réciproque.
- Sur quoi portent les accords signés avec le ministre marocain de l’Energie?
- Nous avons signé un partenariat énergétique. Pour l’instant, nous avons mis en place trois groupes de travail et nous sommes en train de créer le quatrième. Il nous reste à nommer un secrétaire permanent.

Partenariat énergétique

Première étape pour Ernst Burgbacher, le mercredi 29 mai: un entretien avec le ministre marocain du Tourisme au sujet de la durabilité dans la stratégie touristique marocaine (Vision 2020). Le lendemain, le secrétaire d’Etat allemand rencontrait le ministre de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Fouad Douiri. Le Maroc et l’Allemagne sont désormais liés par un accord de partenariat dans le domaine de l’énergie. L’Allemagne, à travers des organismes de financement tels que la KfW, a contribué au financement d’importants projets en matière d’eau potable et d’environnement, mais également en ce qui concerne le renforcement des compétences.

Propos recueillis par Sanaa EDDAÏF

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