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    Economie

    Investissement arabe
    Une alternative face à une Europe en crise

    Par L'Economiste | Edition N°:4026 Le 08/05/2013 | Partager
    Agriculture, énergie, tourisme,…gros intérêt des opérateurs du Golfe
    Plus de 150 hommes d’affaires arabes au Forum de Tanger

    Ce sont quelque 150 hommes d’affaires arabes qui ont effectué le déplacement à Tanger pour la troisième édition de Gulfinvest, le Forum de l’investissement pour les pays du Golfe Arabe au Maroc. Le Forum se veut, selon ses organisateurs, un lieu d’échanges mais surtout un espace de rencontres entre investisseurs arabes et leurs homologues marocains, essentiellement issus de la Région Nord, mais aussi d’autres régions comme celle de Marrakech.
    En marge des ateliers thématiques organisés, plusieurs dizaines de rencontres individuelles ont été tenues à la demande des investisseurs des deux parties. Une exposition avec une vingtaine de stands de divers acteurs institutionnels tant du Golfe que marocains a elle aussi été mise en place. Parmi les centres d’intérêt des investisseurs du Golfe figure en premier lieu l’alimentaire, sujet vedette de ce Forum suivi de celui de l’énergie. Les secteurs de l’immobilier et du tourisme n’ont pas été en reste avec un nombre conséquent  d’investisseurs intéressés.
    Les potentialités du Maroc en matière d’investissement agricole ont été présentées par l’Agence de Développement de l’Agriculture qui a passé en revue les attraits du Plan Maroc Vert et les possibilités d’investissement en matière de foncier agricole. «L’appel d’offres lancé récemment par le Maroc en vue de l’exploitation de 6.138 terrains agricoles propriété de l’Etat peut être une excellente opportunité pour les opérateurs des pays arabes», note en substance Ahmed Guerrouj, directeur de l’Agence pour le développement. Il s’agit en effet d’un appel qui concerne près de 200 projets dont certains de grande envergure avec plus de 100 hectares de superficie. Guerrouj a aussi rappelé le bilan de la location des terrains agricoles de l’Etat qui a atteint un volume total de 100.000 hectares avec plus de 2,6 milliards de dirhams d’investissements.
    Aujourd’hui, les pays du Golfe Arabe, Emirats Arabes, Arabie Saoudite, Koweit, Oman, Qatar et Bahrein sont perçus au Maroc comme une alternative sérieuse à une Europe ankylosée par la crise économique. Les Emirats par exemple ont constitué en 2011, selon les derniers chiffres issus du ministère des Finances, la deuxième source d’Investissements Directs Etrangers (IDE), derrière la France avec 4,5 milliards de DH. Les exemples d’investissements au Maroc ne manquent pas. C’est le cas de Taqa et la centrale de JorfLasfar et de Acwa avec la première centrale du plan solaire marocain à Ouarzazate. C’est le cas aussi d’autres acteurs historiques tel le groupe CMKD qui a accompagné le secteur hôtelier marocain depuis plusieurs décennies. L’un de ses investissements devrait d’ailleurs voir le jour sous peu. Il s’agit du projet d’hôtel 4 étoiles sous l’enseigne Farah. Avec un investissement global de 150 millions de DH, il offrira dès son ouverture une capacité totale de 134 chambres. 

    Des accidents de parcours

    Mais il n’ y a pas que des réussites au niveau des investissements du Golfe au Maroc. Des projets comme celui de Emaar avec Tinja ont été rattrapés par la crise économique. Le géant de l’immobilier émirati a connu d’importantes secousses suite à la crise économique internationale qui a lourdement affecté ses résultats. Le projet dont les premières livraisons devaient avoir lieu vers la fin de 2010 connaît d’importants retards et l’enveloppe globale a d’ailleurs été réduite pour se placer à hauteur de 2 milliards de DH, moins du tiers de ce qui a été prévu au départ.

    Ali ABJIOU

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