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    Economie

    Logistique: L’externalisation toujours taboue

    Par L'Economiste | Edition N°:4026 Le 08/05/2013 | Partager
    Crainte de perte de contrôle et de tension sociale
    Economies de coûts importantes

    Les PME qui n’externalisent pas leurs achats ne peuvent bénéficier de prix d’achat intéressant. Lorsqu’un prestataire externe gère cette opération pour plusieurs entreprises, il dispose de la taille critique pour mieux négocier avec les fournisseurs

    La logistique c’est 10 à 15% de la structure des coûts d’une entreprise. Elle peut également être l’une des locomotives du développement d’une structure. Toujours est-il, la logistique est un métier à part entière qui requiert une expertise souvent bien loin du cœur de métier de l’entreprise. Dans ce sens, une rencontre sur le thème de l’externalisation des achats comme outil d’amélioration de la performance a été organisée hier à Casablanca par le cabinet Grant Thornton. L’idée est de montrer les avantages de l’externalisation à tous les niveaux du processus même pour les achats. Si l’externalisation est de plus en plus courante pour les services de sécurité ou de nettoyage, elle demeure rare pour la logistique.
    «Les achats sont perçus comme une opération stratégique surtout par les PME marocaines. Un peu une sortie de secret de réussite qui ne doit pas sortir de l’entreprise», confie un directeur achat. Ainsi, très peu de structures tentent l’aventure du moins pour l’ensemble de la chaîne de valeur. Seules les banques et les grands groupes ont externalisé plusieurs fonctions. «Généralement, le premier objectif de l’externalisation n’est pas la réduction des coûts mais le recours à une plus grande expérience», explique  Irène Foglierini, expert consultant en achats et supply chain.
    La décision émane le plus souvent du top management qui recherche à se concentrer sur le métier de base de l’entreprise. En effet, l’outsourcing comporte un certain nombre de risques notamment la perte de savoir-faire en interne. Le retour en arrière est difficile. Un processus d’internalisation est souvent très coûteux et risqué. L’externalisation est également mal perçue par les collaborateurs qui y voient un risque progressif de perte d’emploi. Cependant, elle n’est pas possible pour toutes les entreprises. « Avant de penser à externaliser, l’entreprise doit bien maîtriser le processus en interne pour en assurer le contrôle par la suite », confie Foglierini. Justement au Maroc, la fonction achat n’est pas suffisamment mature et seulement quelques entreprises disposent d’un département dédié.
    En outre, le critère réduction des coûts est très important. Les PME qui ne font pas appel à une société dont l’objectif est d’optimiser les achats augmentent considérablement leurs charges.  En fait, ces entreprises n’ont pas la taille nécessaire pour obtenir des tarifs négociés. En revanche, en se regroupant, elles créent un effet volume mécanique qui permet de baisser les tarifs. Pour allier entre le désir de réduire les coûts et garder un certain contrôle sur le processus, il est possible d’externaliser qu’une partie du processus. A titre d’exemple, certaines entreprises externalisent uniquement le marketing des achats qui englobe les études de marché, la communication fournisseurs et le sourcing.


    IL. B.

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