×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Eaux et forêts
    400 millions de DH pour le 100e anniversaire

    Par L'Economiste | Edition N°:4026 Le 08/05/2013 | Partager
    Un don de l’Union européenne pour appuyer la politique forestière
    Nécessité d’équilibrer les besoins de l’homme et la disponibilité des ressources
    Implication des populations dans la gestion forestière

    Le chef de gouvernement a fait le déplacement pour célébrer le 100e anniversaire des services des eaux et forêts. Aux côtés de Abdeladim Lhafi, Abdelilah Benkirane a insisté sur la responsabilisation de l’homme et sur son implication dans toute politique visant la protection des écosystèmes

    Un nouveau financement européen pour donner du punch à la stratégie de protection et de gestion durable des ressources forestières. En effet, l’Union européenne injectera 400 millions de DH, pour appuyer la stratégie du Haut commissariat des eaux et forêts. Une convention a été signée entre Abdeladim Lhafi et Rupert Joy, l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc. Il s’agit d’une «première expérience d’appui budgétaire à la politique forestière d’un pays partenaire», a souligné Joy. C’était en marge de la célébration du 100e anniversaire de cet établissement, hier à Skhirat, en présence du chef de gouvernement. Une occasion pour mettre le point sur les modalités de gestion du patrimoine forestier, notamment dans ses dimensions économiques et écologiques. Abdelilah Benkirane a appelé à «la rationalisation de l’exploitation des ressources naturelles afin de préserver les écosystèmes et de garantir les droits des générations futures, comme le stipule la Constitution». Abdeladim Lhafi abonde dans le même sens. Pour lui, «il est nécessaire d’assurer le rééquilibrage entre les besoins de l’homme et l’exploitation des ressources. Une adéquation difficile à atteindre du fait de l’évolution de la demande». Parallèlement, l’exploitation du patrimoine forestier conduit souvent à des conflits qui «exigent un arbitrage, un compromis ou une redéfinition des priorités». D’ailleurs, «la distinction entre le droit d’usage qui bénéficie aux communautés rurales et le droit de propriété», était l’un des principaux thèmes abordés lors de cet événement. En effet, le Haut commissaire a estimé qu’il est nécessaire de «concilier entre ce droit d’usage et les impératifs du développement durable». Il a déploré que cet usage est aujourd’hui utilisé à des fins commerciales et spéculatives. D’où «l’intérêt de responsabiliser les populations installées à proximité des forêts», a estimé le chef de gouvernement. Pour lui, il est temps de mettre fin aux pratiques coutumières qui ont un impact négatif sur la biodiversité. Pour y parvenir, il faudra que «les citoyens soient impliqués dans toute politique visant les écosystèmes forestiers», a-t-il dit. Une démarche déjà menée par les équipes de Lhafi, à travers des partenariats mis en place avec les coopératives forestières. A cela s’ajoute la promulgation du dahir de 1976 sur la participation des populations à l’économie forestière. Ce dispositif, qui constitue un arrangement institutionnel, «s’est heurté à quelques obstacles liés notamment au recensement des populations usagères, à l’utilisation des recettes forestières, et à la problématique de la propriété», de l’avis des experts du Haut commissariat. Le chef de gouvernement et le Haut commissaire ont également saisi l’occasion pour appeler à atténuer la pression sur les ressources en eau qui font perdre au Maroc près de 75 millions de m3 par an. Cela est également nécessaire pour éviter le stress hydrique, indique-t-on. Les riverains sont également appelés à éviter la surexploitation du bois de feu, qui est 3 fois supérieure que la capacité de renouvellement de la forêt.

    Incendies

    Aujourd’hui, les incendies des forêts touchent en moyenne 3.000 hectares par an, soit 0,005% de la superficie globale. Néanmoins, «le Maroc est mieux loti que ses voisins du bassin méditerranéen, comme la France, l’Espagne et la Grèce», a souligné Abdeladim Lhafi. Mais pour que le Maroc soit en avance par rapport à ces pays en matière de lutte contre les incendies, il a fallu mettre en place une stratégie nationale, basée essentiellement sur l’utilisation des indicateurs météorologiques, pour anticiper le risque d’inflammation. A cela s’ajoute un effort de sensibilisation des citoyens. Ce dispositif a été complété par des plans d’organisation des secours, impliquant une mobilisation rapide de l’ensemble des moyens de lutte terrestres et aériens. D’autres opérations ont été menées à différents niveaux par  les services des eaux et des forêts. Il s’agit notamment de la lutte contre la désertification. A ce jour,  plus de 650.000 hectares de bassins versants ont été aménagés, 382.000 ha de dunes stabilisés et  près de 700.000 ha reboisés.  Parallèlement, ces services ont construit plus de 130 barrages d’irrigation, une dizaine de parcs nationaux et une vingtaine de réserves biologiques.

    Hajar BENEZHA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc