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Economie

Provinces du Sud
Les premières conclusions du CESE

Par L'Economiste | Edition N°:4000 Le 01/04/2013 | Partager
Moins de pauvreté que dans le reste du Maroc
Sécurité, droits de manifestation et d’association assurés
La gestion des aides publiques et la relation de défiance entre autorités et ONG pointés

Chakib Benmoussa, qui a présidé ce qui semble être sa dernière assemblée générale après sa nomination en tant qu’ambassadeur du Royaume à Paris, a présenté aux membres du Conseil les différentes étapes de préparation de la version finale du rapport sur le modèle de développement des provinces du Sud

QUELQUES mois seulement après la présentation de la note de cadrage sur le modèle de développement des provinces du Sud, le Conseil économique social et environnemental (CESE) a discuté jeudi dernier, lors de sa 25e assemblée générale, un premier rapport d’étape. Celui-ci «intervient après une série de séances d’écoute des responsables de différents ministères, de l’Agence du développement des provinces du Sud, ainsi que des élus locaux et des acteurs associatifs», a souligné Chakib Benmoussa, qui semble présider la dernière assemblée générale après sa nomination en tant qu’ambassadeur du Royaume à Paris. Parallèlement, trois ateliers ont été organisés dans ces provinces en présence des différentes parties prenantes, «afin de discuter de divers sujets comme la gouvernance économique, le développement humain, et la participation de la société civile», a-t-il ajouté. Globalement, le travail mené par le CESE entend «appliquer à ces provinces le référentiel des droits défini par la Charte sociale», a noté Fouad Benseddik, membre de la Commission qui a planché sur ce document de 120 pages. L’objectif est «d’évaluer l’effectivité de ces droits dans les provinces du Sud». Le rapport, qui parle de «provinces libérées et non pas récupérées», comme l’a souligné Benseddik, dresse une physionomie de cette zone du territoire national. Il en ressort que ces régions regroupent 3,5% de la population, 3,5% du PIB national et autant pour la consommation. Parallèlement, cette partie du territoire marocain semble mieux lotie que les autres régions. On y retrouve notamment moins de pauvreté, avec seulement 4,9% contre 8,9% pour le reste du Maroc. Néanmoins, «il existe une série de disparités entre les régions et au sein d’elles», a noté Benseddik. Les provinces du Sud connaissent également un faible taux de bancarisation qui ne dépasse pas 1%. Parallèlement, ces zones connaissent un taux élevé de chômage, surtout chez les femmes, qui s’élève à 30%. Globalement, le rapport du CESE a rappelé que «le développement des provinces du Sud est principalement porté par l’Etat». Il a également dressé les points forts et les faiblesses dont souffre l’actuel modèle de développement de ces provinces. Pour les réalisations, les experts du CESE considèrent que la région bénéficie de la sécurité. Les libertés y sont également assurées et les droits de manifestation et d’association sont garantis. Néanmoins, ils ont déploré «le silence des pouvoirs publics, qui ne déclenchent pas des enquêtes pour mettre la lumière sur les allégations relatives aux violations des droits de l’Homme». En outre, les programmes sociaux dans ces régions semblent satisfaire les experts du CESE, qui ont souligné que «10% des projets de l’INDH ont été exécutés dans la région, et une personne sur deux en a bénéficié». La politique de scolarisation est également saluée, dans la mesure où le primaire et le secondaire accueillent 100% des enfants, surtout les filles, en âge d’aller à l’école. Cependant, une série de faiblesses ont été également pointées. C’est le cas notamment du manque d’une politique environnementale, et l’absence des grands opérateurs immobiliers dans la région. Les villes du Sud commencent également à souffrir des mêmes problèmes d’urbanisme que le reste du Royaume. Parallèlement, aucune université n’a été encore créée dans cette zone. Ce qui pousse les étudiants à se déplacer vers d’autres régions. Au niveau de l’emploi, l’Etat reste le principal employeur en l’absence d’un secteur privé dynamique. Les experts du CESE ont également critiqué la gestion des aides publiques, à cause de problèmes de ciblage. Autre défaillance relevée: «l’absence de dialogue entre associations et autorités publiques accentuée par une relation de défiance des deux côtés». D’ailleurs, Fouad Benseddik a considéré que «les événements de Gdim Izik sont un signe des difficultés d’intervention des corps intermédiaires comme les syndicats, les partis politiques, qui sont confrontés à un problème de crédibilité».

Implémentation

LE rapport d’étape présenté par le CESE lors de son assemblée générale sera enrichi des observations des autres membres qui n’ont pas participé au travail de la commission qui l’a élaboré. Ensuite, il sera publié la semaine prochaine, puis exposé dans les provinces du Sud. Parallèlement, le Conseil organisera en mai prochain une rencontre nationale autour de la culture Hassani en tant que levier du développement économique et social. Un deuxième rapport d’étape sera présenté en juillet prochain, avant de passer à l’élaboration d’un document relatif aux modalités d’implémentation de ce modèle de développement.

Mohamed Ali MRABI

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