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Evénement

Enseignement supérieur
Les nouvelles offres de formation

Par L'Economiste | Edition N°:4000 Le 01/04/2013 | Partager
Dix nouveaux établissements dont deux facultés de médecine
Centrale Paris confirmée à Casablanca
Elargir la carte universitaire et mieux répondre au marché du travail

L’offre de formation dans le supérieur sera étoffée. Deux nouvelles facultés de médecine, des écoles supérieures de technologie, une école nationale de commerce et de gestion … Au total,  le conseil de gouvernement a validé la création d’une dizaine d’établissements dont certains ont démarré leur activité cette année comme c’est le cas de la faculté des Sciences et techniques d’El Hoceima, de l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués à Mohammedia et de la faculté des sciences de la Chariaa à Smara. La création de ces établissements permettra d’élargir la carte universitaire et peut-être aussi de mieux répondre aux besoins réels du marché du travail en matière de compétences.
Les deux facultés de médecine et pharmacie devraient être opérationnelles pour la rentrée universitaire 2015-2016 alors que les centres hospitaliers universitaires démarreront deux années plus tard. Celle d’Agadir bénéficiera d’un appui français à la formation alors que celle qui sera créée à Tanger aura l’appui technique des Canadiens et des Espagnols. Le choix de ces deux villes, Agadir et Tanger, pour implanter ces deux facultés s’est basé sur plusieurs critères dont un réseau  d’établissements de soins et 2.288 lits dans la région de Souss Massa contre 2.200 lits à Tanger- Tetouan.
Ces deux facultés vont donner un coup d’accélérateur au programme de formation de 3.300 médecins par an. Le Maroc souffre d’une pénurie en personnel, qui tourne autour de 7.000 médecins et 9.000 infirmiers. Un manque qui affecte l’ensemble des établissements hospitaliers. Le challenge est d’atteindre le seuil de 10 médecins par 10.000 habitants d’ici 2020 contre 6 médecins pour 10.000 habitants actuellement. Le standard de l’OMS est fixé à un médecin pour 650 habitants.
Les ressources dans les métiers paramédicaux seront également renforcées  via la création de l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé à Settat. Celle-ci dispensera des formations dans la physiothérapie, l’obstétrique, la radiothérapie…Un projet appuyé par la région qui a mis à disposition un bâtiment d’une superficie de 3.300 mètres carrés d’une valeur de 70 millions de dirhams. Trois écoles supérieures de technologies seront lancées à Khénifra, Kelaa des Sraghna et Beni Mellal ainsi qu’une Ecole Nationale du Commerce et de Gestion à Dakhla portant ainsi le réseau des ENCG à 10. La création de ces différents établissements permettra de décentraliser la formation et soulagera les écoles existantes de la pression démographique qu’elles subissent.
La diversification de l’offre de formation passe aussi par le secteur privé. Le département de Lahcen Daoudi ambitionne d’ailleurs d’attirer plusieurs écoles et universités étrangères de réputation internationale dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Avec Polytechnique Barcelone, le projet serait assez bien avancé, selon des responsables. Une école d’architecture devrait être également montée en collaboration avec les universités de Lorraine, de Paris Est et l’Université internationale de Rabat. Les besoins en architectes sont aujourd’hui estimés à 3.000. 
Alstom, qui réalise  le marché du TGV, se lance en partenariat avec l’université de Valenciennes pour créer une école spécialisée dans les métiers de la logistique. Un secteur dans lequel les besoins sont estimés à 60.000 personnes. La visite du Président français François Hollande, les 3 et 4 avril sera d’ailleurs l’occasion pour le Maroc et la France de signer des conventions liées à l’enseignement et à la formation. C’est le cas pour l’Institut international euro-méditerranéen de la technologie ou encore de Centrale Paris qui ouvrira une antenne à Casablanca. Un protocole d’accord devrait être également signé avec le Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris.

Faculté de médecine de Tanger: Le projet nécessite 315 millions de dirhams
Elle devra accueillir 300 étudiants à partir de 2015,  la faculté de médecine et de pharmacie prévue à Tanger nécessitera un investissement de 315 millions de dirhams. Un montant qui couvrira la construction et l’équipement. Quant aux dépenses de fonctionnement, elles sont évaluées à 7 millions de dirhams pour cet établissement qui compte tourner avec un effectif de 264 personnes.

Six hectares pour la faculté de médecine d’Agadir
La future faculté de médecine d’Agadir sera construite sur une superficie de 6 hectares appartenant aux domaines de l’Etat. La construction et l’équipement nécessiteront 315 millions de dirhams selon les projections du département de l’Enseignement supérieur. Pour son fonctionnement, cette faculté devra recruter 264 personnes. Une opération qui devrait être étalée sur une période de 9 ans. Cette faculté recevra300 étudiants dès 2015.
Faculté des sciences techniques d’Al Hoceima: 1.500 places
Au départ, il était question de mettre en place une Ecole de Sciences Techniques avant que les responsables n’optent pour une faculté. Un choix justifié par plusieurs arguments dont une offre de formation diversifiée au profit des 3.000 bacheliers que compte chaque année cette région. Le projet nécessite une enveloppe de 72 millions de dirhams dont 15 millions de dirhams proviennent de la contribution de la région et de l’Agence du Nord.  En régime de croisière, l’effectif global des étudiants  sera de 1.500.
Institut Supérieur des Sciences de la Santé: Le coup de pouce de la Province de Settat
Anesthésie, soins intensifs, prothèse dentaire, radiologie…Autant de formations qui seront assurées par l’Institut supérieur des Sciences de la Santé. Ce projet pour lequel aucun budget n’est consacré dans la loi des Finances 2013 nécessitera 28 millions de dirhams. Un montant qui sera destiné à l’équipement et l’habilitation du bâtiment de 3.300 mètres carrés mis à disposition par la province de Settat. Sa valeur est estimée à 70 millions de dirhams. L’institut démarrera avec un effectif de 75 étudiants avant d’atteindre 365 au bout de la quatrième année.

 Khadija MASMOUDI

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