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Politique Internationale

Opposition syrienne
Pas de dialogue avec Al Assad

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager

Les deux hommes forts de l’opposition se sont rencontrés, le 19 mars, pour discuter du programme de leur nouvel exécutif, qui devrait être prêt dans un mois. Il s’agit d’Ahmed Moaz al-Khatib (à gauche), chef de la Coalition, et Ghassan Hitto, Premier ministre de l’opposition fraîchement élu

LE nouveau Premier ministre du gouvernement de l’opposition syrienne pose déjà les jalons du programme de son nouveau cabinet. A peine élu, et dès son discours inaugural, Ghassan Hitto précise que la principale priorité de son équipe sera de «faire chuter le régime d’Al Assad». Il explique aussi qu’il refuse de dialoguer avec le pouvoir actuel, qu’il décrit comme un «gang qui a détruit le pays». Ahmed Moaz al-Khatib, chef de la Coalition qui avait aussi comme unique objectif le départ du président Al Assad, avait pourtant annoncé fin janvier qu’il était prêt pour entamer des discussions directes avec des représentants du régime, à condition qu’ils n’aient pas «de sang sur les mains». Il se dit désormais fermé à de tels pourparlers. Et pour cause, il estime que c’est le régime lui-même qui a mis fin à cette proposition, pas l’opposition. Pour lui, «l’idée était d’alléger les souffrances du peuple syrien. Malheureusement, certains pays l’ont utilisée pour tenter de favoriser leur propre ordre du jour en Syrie». Il ne s’agit pas là d’un changement de discours pour s’aligner à l’idée que se fait Ghassan Hitto de ce que devraient être les relations avec le pouvoir de Damas, mais une décision basée sur la conjoncture actuelle. «La proposition des pourparlers a pris fin avant que nous élisions le Premier ministre intérimaire», ajoute-t-il.
Le soutien d’Ahmed Moaz al-Khatib à Ghassan Hitto est plus que stratégique, dans un contexte de lutte pour le pouvoir au sein des différentes factions d’opposition. Celles-ci vont certainement tenter de tester les limites des prérogatives de leur nouveau chef. Autre point positif, l’Armée syrienne libre (ASL), véritable force de combat des rebelles, s’est aussi alliée, et sans conditions, au nouveau Premier ministre intérimaire de l’opposition. En contrepartie, le nouvel exécutif s’engage à «protéger les infrastructures et les ressources publiques et privées», gérer les postes-frontières aux mains de la rébellion et coordonner l’aide humanitaire internationale, selon les propos de Hitto. Il devra aussi représenter la Syrie à la Ligue arabe, puisque les pays membres se sont mis d’accord pour retirer le siège du pays au pouvoir régulier, et de l’accorder à l’opposition.
Entre-temps, la question de l’armement reste en suspens. L’utilisation supposée d’armes chimiques par les rebelles remet en cause la position des Occidentaux qui se disaient prêts à armer une «opposition organisée». Ces accusations ont été démenties par un porte-parole de l’ASL, qui a lui-même accusé l’armée régulière d’avoir tiré un missile contenant des «matériaux non conventionnels». Il soupçonne Damas de vouloir discréditer l’opposition «en réponse aux engagements internationaux concernant l’octroi d’armes aux rebelles».


Rime AIT EL HAJ

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