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Cotef: Le pillage continue… impunément

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Les autorités toujours indifférentes, l’usine sert de repaire aux brigands
Industriels et personnel de la zone dans l’insécurité totale

Toutes les structures métalliques de l’usine ont disparu à commencer par les portes d’accès de Cotef. Ci-dessus, on peut aisément constater la disparition des charpentes métalliques. La première photo a été prise le 18 février et la seconde le 19 mars…

LE pillage se poursuit en toute impunité dans le complexe textile de Fès. Plus d’un mois après la publication de notre article «Le complexe textile de Fès à la merci des pilleurs» (voir notre édition n° 3971 du 19 février dernier), les autorités n’ont apparemment toujours pas réagi. En effet, le vol du matériel de l’ancien fleuron de l’industrie marocaine continue, s’accélère et inquiète. Ceci, surtout après la destruction d’une grande partie du mur de clôture de l’usine et la disparition de ses principales portes d’accès.
Devenu un véritable danger public, le Cotef accueille quotidiennement des dizaines de pilleurs, bien organisés. Interrogés par L’Economiste sur ce qu’ils font, ces derniers répondent qu’ils y «travaillent». Leur principale mission est de prendre tout ce qui peut être revendu aux ferrailleurs. D’ailleurs, mêmes les charpentes photographiées par L’Economiste en février dernier n’existent plus. Vers quelle destination elles ont été conduites? Question qui intrigue  surtout que les objets volés sont, parfois, lourds à transporter et visibles à la manutention. Certains pilleurs croient qu’ils sont dans leur plein droit. Il s’agit, d’après eux, d’une infrastructure abandonnée et dont «l’Etat n’a pas besoin». D’autres affirment que «tout le monde reçoit sa part». «Nous payons entre 500 et 700 DH au quotidien à des agents pour qu’ils nous laissent (voler) tranquilles», disent-ils. Excédés, les industriels du quartier Sidi Brahim crient au scandale. Pour eux, ces vols sont perpétrés en plein jour et l’audace des voleurs n’a pas de limite. De même, l’évacuation du butin est réalisée par divers moyens de transport sans s’inquiéter outre mesure d’éventuelles rondes policières. «Dans l’état actuel des choses, le Cotef est devenu une source d’insécurité pour nos biens, ouvriers, et clients», indiquent les opérateurs. Selon eux, «le complexe abriterait aussi des vagabonds, repris de justice, et même des recherchés», une situation qui menace sérieusement les usines mitoyennes. Et d’ajouter, «nos ouvrières sont agressées fréquemment à côté du Cotef». Elles sont victimes de plusieurs vols à la tire et à l’arraché. A chaque fois, leurs agresseurs prennent la fuite vers l’usine fantôme, comme elle est surnommée. Le Cotef s’étend sur un terrain de 152.000 m2, dont deux parcelles distinctes, titrées, non exploitées, d’une superficie totale de 33.000 m2. Ne serait-il pas plus judicieux d’y prévoir une extension du quartier industriel de Sidi Brahim?

 

Youness SAAD ALAMI

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