×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Salon Halieutis
    Akhannouch: «La confiance des opérateurs revient»

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Reconstitution de la biomasse: + 200% pour le poulpe, + 30% pour les algues
    Appui financier de l’Etat au plan Ibhar
    Un plan d’aménagement pour le stock B

    «Les plans d’aménagement sont les codes de la route du secteur. 70% des espèces de nos eaux sont gérés par des plans d’aménagement: pêcherie céphalopodière et petits pélagiques. Ces actions engagées ont généré des résultats pour la reconstitution de la ressource», souligne Aziz Akhannouch

    - L’Economiste: Quel bilan d’étape dressez-vous de la stratégie Halieutis à l’occasion de la deuxième édition de ce salon halieutique?
    Aziz Akhannouch:
    Cela fait trois ans que le plan Halieutis a démarré. La mise en œuvre avance de manière positive et enregistre l’adhésion de nombreux opérateurs. Ceci a permis d’atteindre plusieurs objectifs et de réaliser un nombre important des 112 mesures au programme du plan Halieutis d’ici à 2020. Parmi les réalisations phares, qui ont impressionné nos hôtes africains au salon, l’instauration de mesures de contrôle dans le cadre de la lutte contre la pêche INN (Illégale, non déclarée, non réglementée). La certification des captures et l’équipement des navires de pêche en balises VMS (Vessel Monitoring System) ont permis de réduire significativement la pêche INN, le poids de l’informel et d’améliorer la traçabilité des produits de la pêche.

     

    - Quid des plans d’aménagement et des retombées sur le secteur en terme de durabilité de la ressource?
    - Il faut souligner que 70% des espèces que recèlent les eaux marocaines sont gérés par le biais de plans d’aménagement dont les principaux sont ceux de la pêcherie céphalopodière et des petits pélagiques. Aujourd’hui ces actions engagées ont généré, par exemple, des résultats probants en termes de reconstitution de la ressource. On retient une augmentation de 200% pour le poulpe et 30% pour les algues. Il est question de concevoir un plan d’aménagement pour le stock B tout comme cela a été réalisé pour le stock C des petits pélagiques. Ce sont des démarches aujourd’hui après les résultats enregistrés qui offrent une visibilité, redonnent confiance aux opérateurs et suscitent de nouveaux investissements.

    - Quelles sont les réalisations au niveau de la performance de la stratégie?
    - La généralisation de l’utilisation des contenants normalisés, par les bateaux palangriers et chalutiers dans l'ensemble des ports du Royaume a transformé le secteur. A ce jour l'ensemble des ports de pêche est équipé en infrastructures de gestion des contenants normalisés (lavage, stockage, manutention). Des solutions transitoires seront mises en œuvre dans les ports de Mehdia et de Tanger pour que tous les maillons de la chaîne portuaire soient dotés en contenants normalisés dans les meilleurs délais.

     

    - Qu’en est-il du volet commercialisation? 
    Notre fierté sur ce plan est de disposer d’une stratégie marketing et de labellisation qui va permettre de doper la consommation.  Dans ce sens et aussi pour assurer la qualité du poisson, le secteur comptera 8 marchés de gros de poisson d’ici la fin de l’année. En ce qui concerne les infrastructures de commercialisation, nous pouvons notamment citer la construction de halles au poisson de nouvelle génération. Aujourd’hui cinq halles sont en fonction (Laayoune, Tarfaya, Safi, Mohammedia et Agadir). Celle de Boujdour dont la construction est finalisée sera opérationnelle en mars.

    - Vous avez reçu à l’occasion du salon Halieutis votre homologue espagnol. Quelle retombées sur les négociations actuelles sur l’accord de pêche Maroc/ UE?
    -La présence à Agadir du ministre espagnol confirme les relations de coopération très étroites dans le domaine de la pêche maritime et ses industries qu'entretiennent nos deux pays. S’il est vrai que l’Espagne est le principal bénéficiaire de l’accord de Pêche, le Royaume ibérique avec qui nous avons une convergence de vue, n’est pas le seul intervenant dans le dossier. Pour le moment, les négociations avancent bien et nous espérons aboutir à un cadre de coopération équitable et rationnel prenant en considération les intérêts des deux parties.  

     

    - Que retenez-vous de cette deuxième édition du salon Halieutis?
    - D’abord sa dimension internationale avec une forte présence africaine. 22 pays africains étaient représentés et 6 ministres du continent ont fait le déplacement. (ndlr :Ghana, Namibie, Côte d'Ivoire, Guinée, Gabon, Cameroun). Ensemble nous avons évoqué l’idée d’organiser en parallèle de la prochaine édition une conférence des ministres africains et euro-méditerranéens sur les bonnes pratiques de pêche halieutique. On peut aussi retenir du salon plusieurs moments forts comme l’annonce du programme de labellisation des produits de la mer mais aussi la signature de plusieurs conventions telle que celle relative à la mise en œuvre du programme de mise à niveau et de modernisation des flottes de pêche côtière et artisanale. Il s'agit d'un avenant au programme antérieurement lancé et qui concerne les conditions d’éligibilité au programme Ibhar II et à la contribution financière. La convention prévoit un appui financier de l’Etat aux armateurs éligibles et une garantie des crédits bancaires contractés au titre des projets de mise à niveau et de modernisation de la flotte côtière.

    Agriculture

     

    Aziz Akhannouch n’en oublie pas pour autant les producteurs de fruits et légumes malgré son emploi du temps chargé au salon Halieutis. Suite à une rencontre récemment avec les opérateurs et la participation du ministre de l’Emploi, il a été décidé de trouver dans deux mois des solutions à la crise sociale que traverse la filière. Une commission a été constituée réunissant tous les intervenants concernés par le dossier. Deux points essentiels sont à l’ordre du jour. Il s’agit de la saisonnalité du secteur et l’établissement d’un mode adéquat pour le secteur pour le payement des cotisations CNSS.  

    Propos recueillis par Malika ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc