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    Economie

    Réforme de la Compensation
    Le RNI tire à boulets rouges sur le gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Il l’accuse de se rabattre sur le ciblage car électoralement payant
    20% de la classe moyenne rejoindront les pauvres, si...

    La décompensation inquiète fortement le RNI qui n’a pas manqué de le clamer haut et fort lors  du débat ouvert organisé par le parti de la colombe à Casablanca vendredi 16 février dernier. « Tout le monde est d’accord sur le diagnostic et sur la nécessité de la réforme. Mais  pas de consensus sur la méthode. Nous avons élaboré les études et les scénarios, mais  l’actuel gouvernement n’en a malheureusement retenu que la partie ciblant des familles nécessiteuses parce que politiquement et électoralement, c’est l’aspect le plus payant », a déclaré sans ambages Salaheddine Mezouar, président du RNI.
    En fait et selon une simulation faite par la commission économique du Parti, le panier d’une famille pauvre (qui habite à Azilal, selon la simulation) connaîtrait une progression de 591 DH avec la décompensation. Pour une famille appartenant à la couche moyenne inférieure  (la famille ayant fait l’objet de la simulation habite dans la ville de Casablanca), le coût de la vie progresserait, sans le soutien des prix, de 1.100 DH. Et ce sera un coup dur pour la classe moyenne (53% de la population marocaine selon HCP) en l’occurrence un appauvrissement pur et simple. «L’étude gouvernementale sur la réforme de la Caisse de compensation a démontré que 20% de la classe moyenne sombrera dans l’enfer de la pauvreté», affirme Mezouar. La commission économique du parti fait remarquer que le ciblage ne résoudra pas le problème. Tout simplement parce que, dans le meilleur des cas, il compensera auprès des familles ciblées, la hausse des prix relatifs aux produits de première nécessité (butane, énergie, sucre, farine, etc.). Mais neutralisera l’augmentation que connaitront les milliers de biens qui utilisent comme matières de base ou facteur de production les produits décompensés?, s’interroge le RNI.  Le point d’impact sur les familles serait alors très large. « Rien que le facteur transport pourrait induire, si les produits pétroliers venaient à être vendus au prix réel, une augmentation généralisée », indique la commission économique du Parti. Idem pour le sucre utilisé comme ingrédient dans mille et un produits (chocolaterie, confiserie, boissons, jus, pâtisserie, etc.). Et si L’ONEE répercutait la décompensation sur le prix de l’électricité, imaginez l’impact, est-il aussi lancé? La réforme est loin d’être simple et les réactions de la population si imprévisibles... La vérité des prix, même progressive, provoquerait des augmentations en chaîne qui dépasseront de loin les seuls produits décompensés. Eternels atermoiements toujours aussi difficiles à mettre en équation. Aussi Mezouar rappelle-t-il l’insistance du FMI, lors de son mandat à la tête des Finances, pour alléger le budget de l’Etat de la pression de la Caisse de compensation (elle avoisinait alors les 6% du PIB), afin d’avoir plus de rigueur dans les équilibres financiers. Mais prudent, le gouvernement d’alors a toujours gardé l’oeil rivé sur les équilibres sociaux aux risques et à l’ampleur imprévisibles. 

    72 ans plus tôt...

     

    «La compensation a une ancienne histoire. Elle date du Dahir de février de 1941. Les autorités du protectorat qui, suite à la hausse vertigineuses des prix pendant la deuxième guerre mondiale, esquivaient la libéralisation des prix de peur de voir la rue se révolter», affirme Aniss Birou, membre du bureau politique du Parti. Sans ce système de compensation, les prix auraient alors augmenté de 160%. Une véritable hérésie. En parallèle à cette caisse, d’autres systèmes de subvention coexistaient. Il s’agit des bureaux de péréquation pour le carburant, les légumes, les primeurs et les œufs. 

    Ali JAFRY

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